Manifestations dépressives légères et transitoires

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29 Septembre 2015

 Les Manifestations Dépressives Légères et Transitoires

                                     Les   M.D.L.T

L’augmentation significative de consommation d’antidépresseurs en 2005, a été posée en France en juin 2006 terme d’impact économique et en terme de santé publique.

(Par l’office parlementaire en juin 2006 et en décembre 2006)IMG_3379

Les études de Olié El Otmari, Spadone – Lépine (Encéphale 2002, 28 (5) 411-7) sur 44000 personnes âgés de plus de 15 ans, ont montré un décalage net entre les critères diagnostiques, indications thérapeutiques et pratiques de prescriptions en matière d’antidépresseurs.

Conclusion qui ont été retenues par l’office parlementaire en 2006.

Puisque dans l’étude de 2002, on retrouve 54% des patients qui prenaient des antidépresseurs, 5% d’entre eux ne présentaient pas de symptômes ou de syndromes psychiques relevant du critère de la dépression. Parmi les patients recevant des antidépresseurs 1/3 seulement pouvaient être qualifié non pas de dépressifs mais de manifestations dépressives légères et transitoires.

Cette étude qui donc a été rejointe par les conclusions de l’office d’évaluation parlementaire, justifie à elle seule l’emploi de méthode thérapeutique alternative, dont la phytothérapie à sa place qui pour certains auraient tendance a parler de traitement alternatif de

Bleu à l’âme.

En fait les auteurs comme Olié, Lépine, Gastpar, Macqaid posent le problème de validité d’outils psychométriques pour étayer la pratique clinique et thérapeutique.

Le nombre de symptômes dépressifs et leur durée conditionnent le traitement, ce qui n’est pas facile à mettre en œuvre. Certaines échelles diagnostiques n’étant pas superposable ou opposable.

Toutefois, si on se réfère à l’étude du Credes en 1999 sur 18289 personnes, les symptômes relevés sur 11% d’hommes et 18% de femmes ressemblent étrangement a des symptômes que l’on pourraient classer en première intention comme ;

  1. Epuisement professionnel

  2. Fatigue moderne chronique

  3. Burn out

  4. Fibromyalgie

  5. Spasmophilie

Car dans cette cohorte de patients on retrouve ;IMG_0250

  1. 9% de fatigue

  2. 6% de cafardeux

Dans le mois précédant certains présentaient dans ;

    • 43% des cas, des troubles du sommeil

    • 25% des cas, perte de confiance en soi

    • 36% des cas, trouble de la concentration

    • 25% des cas, changement d’appétit

    • 17% des cas, idée de culpabilité

    • 7.5% idée de mort

    • IMG_3567IMG_2269 2

Il n’existe donc pas la totalité des piliers des symptômes de la dépression caractérisée et donc la pertinence du concept de la MDLT se trouve posée.

La MDLT justifie une prise en charge psychothérapique et la souffrance négligée et non dépressive doit être traité par la phytothérapie qui correspond à des études modernes contrôlées du traitement de la MDLT. (Cochrane Database syst.rev. 2005).

Traitement de la mdlt par la phytothérapie

Trois plantes répondent aux critères récents de régulation neuroencéphalique

  1.  PassifloreOLYMPUS DIGITAL CAMERA
  2. la valériane

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    1. Le millepertuis 290px-Hypericum_perforatum04

Dont l’action est mesurable par son produit testé en hyperforine à 5% par extrait de millepertuis, 49% de patients sont répondeurs en référence au critère d’Hamilton.

Le mode d’action du millepertuis a été précisé par Muller (pharmaco psychiatrie 2001) ;

L’hyperforine inhibe la recapture des médiateurs impliqués dans la dépression :

  • sérotonine,

  • dopamine,

  • noradrénaline

L’inhibition de la recapture de la sérotonine est non compétitive.

Par contre, le millepertuis est un inducteur du cytochrome P450, il est donc contre-indiqué en association médicamenteuse avec les anticoagulants, les contraceptifs oraux, les anticonvulsivants, la digoxine, les traitements du sida, la théophylline et les antidépresseurs de type IRSS.

    1. La passiflore

Elle agit sur plusieurs sites d’action de neurotransmetteurs au niveau du système nerveux centrale ;

  1. Les récepteurs centraux aux benzodiazépines

  2. Les récepteurs alpha 2 adrénergiques

  3. Les récepteurs muscariniques M1

Il existe un effet synergique sur ces sites d’action avec l’aubépine et la valériane. Les effets de ces deux plantes étant moins important sur les récepteurs alpha.

    1. La valériane

Dont les composants sont extrêmement variable, mais c’est un régulateur des neuromédiateurs qui est une action également importante dans l’insomnie, survenant surtout dans la deuxième partie de la nuit.

Il peut être donné ou seule ou associé de manière alternative avec ;

  • La mélisse

  • La lavande

  • L’aubépine

  • Le pécher

  • Le nénuphar

Par son goût désagréable la valériane peut être remplacé par le cethranthe qui agit sur l’émotivité et l’éréthisme cardiaque et qui est surtout mieux toléré.

Il faut agir sur l’anxiété, l’anxiolyse est le champs de ;

  • l’angélique

  • la ballote

  • la passiflore

  • l’aubépine

  1. L’angélique

La racine a une action anxiolytique comparable au librium.

  1. La ballote

Qui est un excellent anxiolytique de la femme ménopausée.

  1. La passiflore

Connue depuis longtemps comme anxiolytique post-traumatique.

  1. L’aubépine

Bêtabloquant végétal, plante de l’anxiolyse de la femme ménopausée, tachycarde et légèrement hypertendu.

  1. Certains considèrent comme antidépresseur la lavande et le coriandre

La lavande donnée en teinture mère 40 à 50 gouttes par jour.

Le coriandre en teinture mère 40 à 50 gouttes par jour.

Mais il faut préférer des formules relaxantes associant ;

  • Le gattilier 0.07g en poudre

  • Serpolet 0.08g en poudre

  • Le bigaradier 0.1g en poudre

  • Le grindélia 0.1g en poudre

    • En gélule 4 à 6 gélules par jour

Où on peut donner ;

  • Le houblon en poudre à 0.08g

  • Le millepertuis à 0.12g

  • Le mélilot à 0.160g

    • Pour une gélule 3 à 6 gélules par jour

Le traitement phytothérapique des manifestations dépressifs légères et transitoires, et dans le champ préférentiel de la phytothérapie.

En sachant que devant toute affection de ce type, il faudra attendre un minimum d’action de 15 jours pour avoir un résultat et surtout, il faudra attendre pour une consolidation de traitement d’une période oscillant entre 3 et 6 mois.

Dans tous les cas, en cas de récidive, de rechute ou de symptômes inhabituels, il vaut mieux alors s’adresser aux professionnels de santé, et ne pas laisser évoluer une dépression réelle s’installant pour un long terme.

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