Café

Le café

« les acros du cafe »

L’alcaloïde aux vertus merveilleuses

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Une légende rapporte que le prophète d’Allah observa un troupeau de chèvre dans le djebel sabor et constata que ces chèvres étaient sans sommeil et apparemment enivrés.

Il dépêcha alors l’ange Gabriel pour comprendre ce phénomène, l’ange remarqua que les chèvres se nourrissaient de fruits rouges poussant sur un arbuste.

A son tour l’ange Gabriel goûta la pulpe de ces baies et fut fort déçu car elles n’avaient aucun goût. Mais ce qu’il ignorait que c’est que les chèvres avalaient les noyaux.

Gabriel jeta les fruits du caféier et bientôt une odeur charmante se rependue. L’ange récupéra les graines grillées et les fit dissoudre dans de l’eau bouillante et bu le liquide brûlant à petite gorgée.

L’effet bénéfique se fit rapidement sentir, libérant le corps des effets de la pesanteur ainsi grâce au café les croyants pouvaient prier jour et nuit sans défaillance.

C’est dans la région de Kafa, en Éthiopie que le café arabica est décrit pour la première fois par un philosophe arabe.

Le cahya est donc la boisson qui « ravie » et donne de l’envolée à la pensée.

Ces propriétés stimulantes vers 1510 conduisent le gouverneur de la Mecque à interdire la consommation à l’intérieur de la ville estiment que le café incite le peuple à la rébellion.

En occident, le café est rapporté par les marins Hollandais qui le tiennent de l’île de Sellant. Mais c’est après le siège de Vienne en 1683 par les turcs que le café se fit connaître en Europe.

Vers la fin du 16éme siècle le café ou cahya était considéré par les médecins comme un traitement efficace contre les migraines.

On le proposa dans le traitement de constipation « de la froideur », de l’estomac et de l’engorgement du foie et de la rate.

Jean de Thévenot, au 17éme siècle dans son livre « Voyage haut le vent », relate l’usage comme psychotonique du café le soir qui l’appelle Cavhé.

En 1685 Du Four confirme que le café soulage efficacement les migraines. Un anglais Willis confirme les mêmes attributions du café, ainsi comme sédatif nerveux

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L’alcaloïde du café est extrait par Pelletier, Caventou Runge, qui considère le café comme un traitement de référence des migraines et de certaines affections cardiaques.

Vakéze en 1907 parle du café comme une arme à deux tranchant qui agit comme un excitant puis comme déprimant du système nerveux.

En 1987 une étude Américaine précise que consommer 5 tasses de café par jour multiplie par 2 ou 3 le risque de maladies coronariennes.

En 1988 le centre de nutrition de Nancy relativise ces risques et insiste sur les seuils de tolérance individuelle au café.

Le café est produit dans le monde à environ 6 millions de tonnes et consommé surtout en Europe occidentale et au Etats Unis et son principale concurrent et le thé qui maintient sa position en Asie, Russie et Angleterre.

Pharmacologie et pharmacocinétique de la caféine 

La demi vie de la caféine varie avec l’age.

Chez l’enfant, elle est longue de 14 heures à 25 heures.

Chez l’adulte, elle varie de 2 heure ½ à 4 heure ½.

Et cette variation varie en fonction de facteur génétique, physiologique.

Chez la femme, il est plus court pendant la phase folliculinique, plus long pendant la phase lutéal et 15 heures durant la grossesse. D’où l’importance de réduire la consommation de café pendant la grossesse.

Chez l’adulte, l’exercice physique intense diminue de 50% la demi vie de la caféine. Cette demi vie est également réduite chez les fumeurs mais elle est augmentée chez les consommateurs d’alcool.

Interaction pharmacologique de la caféine

La demi-vie de la caféine est accrue avec les contraceptifs oraux et certains antibiotiques. L’absorption d’IMAO avec du café peut provoquer une hypertension artérielle et des migraines.

Il existe une interaction du café avec les neuroleptiques, les anxiolytiques, les antidépresseur et il diminue les effets des traitements inducteur du sommeil. En particulier, il inhibe l’action des benzodiazépines.

Effet de la caféine sur la santé

En raison de son action sur les récepteurs de la adénosine et sur la mobilisation du calcium intracellulaires la caféine modifie les fonctions de nombreux organes; Système nerveux central

La caféine augmenté la vigilance, retarde l’apparition de sensation de fatigue, elle accroît l’endurance mais pas les performances physiques. Elle facilite les activités nécessitant une coordination complexe.

En consommation trop élevée, il peut induire des tremblements des bras. La mémorisation n’est pas changée mais la caféine améliore la capacité de réponse aux questions.

La caféine consommer en fin d’après midi ou le soir retarde la période d’endormissement.

On a même décrit au contraire une possibilité de somnolence liée à une consommation excessive du café.

Il faut savoir que la caféine potentialise l’effet analgésique de l’aspirine. La caféine a une action vasoconstrictrice de la circulation cérébrale ou prévient ou améliore la migraine.

La consommation élevée de la caféine accroît l’anxiété et potentialise les effets du stress.

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Dépendance et toxicité

La caféine n’entraîne pas d’état de dépendance. La suppression de la consommation de café ne peut que provoquer que momentanément que des troubles momentanés type céphalée.

La dose toxique de café se situe a un seuil élevé c’est-à-dire à la consommation de 75 tasses de café par jour.

En consommant des doses importantes du café l’incidence est plutôt cardiovasculaire;

Elle peut induire au delà de 5 tasses de café une tachycardie ou une perception plus importante des battements du cœur.

Elle peut provoquer une vasodilatation de la circulation générale mais chez l’insuffisant coronarien, il n’a pas d’action sur la fréquence cardiaque et sur la fréquence des extrasystoles. Mais s’il existe une extrasystole ventriculaire la consommation de café est déconseillée

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Action biologique de la caféine

La caféine stimule l’action de la noradrénaline au niveau du cerveau. La caféine agit sur la mobilisation et le métabolisme des acides gras libre, le taux des acides gras libre et augmenté chez les hommes recevant de la caféine.

Sous l’action de la caféine le taux de cholestérol, de triglycéride, de glycémie ne change pas de façon significative.

La caféine augment la mobilisation des lipides.

En application locale, la caféine a une action lypolitique que l’on utilise dans le traitement local de la cellulite, la caféine est souvent associée alors avec le lierre.

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