Infections occulaires

phyto027 phyto019

ŒIL

Les infections oculaires

Il existe 5000 kératites par an en France, d’origine bactériennes, (90% des cas). L’infection herpétique de l’œil est estimée à près de 20 000 cas par an.

C’est dire que toute infection de l’œil légitime l’avis de spécialiste car il faut toujours penser à la dangerosité visuelle de l’infection.

Il faudra dans tous les cas;

  • Guérir et soulager

  • Prévenir les complications

  • Prévenir la contamination

  • Au moindre doute consulter un ophtalmologue ou un service d’urgence surtout en cas d’infection dramatiques à Adeno-virus9

Le canevas clinique ne pourra en cas surseoir à un avis médical.

  1. Conjonctivite aiguë

La conjonctivite est la cause fréquente d’œil rouge et impose une règle d’or thérapeutique: ne jamais utiliser d’antibiotiques ou de corticoïdes en première intention et préfère les antiseptiques.

Il faut éliminer une agression oculaire

  • Physique

  • Corps étranger

  • Chimique

  • Solaire

  • Virale

Il faut éliminer les causes sévères associant la triade de gravité

  • Douleurs importantes

  • Baisse d’acuité visuelle évidente

  • Rouge localisé autour du limbe (cercles périkératique)

Toujours rechercher un corps étranger derrière la paupière supérieure.

Causes évidentes:

  • Agents irritants:

    • UV

    • Toxique

    • Fumées

  • Allergiques au cours d’un traitement neuroleptique

  • Contagieuses explosives d’origine virale

  • Infection ORL

  1. Orgelet

Infection aigue circonscrite du bord de la paupière, petit furoncle du cil, nécrose purulente sébo sébacée, staphylocoque doré souvent en cause diabète à rechercher.

  1. Conjonctivite

La plus courante. Inflammation de la membrane muqueuse de la face interne de la paupière, globe oculaire rouge et sensible, prurit, sécrétion purulente, vision respectée chémosis associé, cul de sac conjonctival, inflammatoire, maladie éruptive associée ou non, problème du canal lacrymal bouché (CLB) chez le nourrisson: bactérie, virus, chlamydia, allergique

(Culture + antibiogramme s’imposent).

  1. Uvéite antérieure aigue

Iridocyclite aigue

Unilatéral, douleur du globe = photophobie, gène visuelle, pupille en myosis.

Etiologie

    • Traumatisme corps étranger

    • Virale: herpes, blennorragie, zona, virus

  1. Kératoconjonctivite

    • Hypersensibilité: solaire

    • A distance: infection ORL

    • Diabète

    • Contrôle parasitaire: (Trachome)

  1. Kératite superficielle

  • Inflammation de la cornée

  • Douleur vive – photophobie

  • Paupière avec spasme

  • Vision abaissée

  • Rougeur autour de la cornée

  • Larmoiement

  • Pas de sécrétion

Examen douloureux

Etiologie:

  • Traumatisme, coup d’ongle, lentille de contact

  • Virale, herpes, keratoconjonctivite, zona

  • Bactérienne

  • Fongique

  • 96

Les plantes médicinales utiles en ophtalmologie

  1. Neufs plantes constituent l’essentiel de la pharmacologie ophtalmologique

  1. Formulations phytothérapiques en ophtalmologie

Ces formulations, il faut le rappeler ne remplacent pas l’avis du professionnel de santé.

S’il faut guérir, il faut prévenir les complications surtout dans un contexte épidémique et de signes de gravité associant secrétions purulentes, œdème, larmoiement,

baisse de l’acuité visuelle, gène à la lumière, douleur imposent un avis spécialisé.

Bleuet

Centaurea Cyanus (Composée) – Centaurée, Casse – lunette

Fleur utilisée

  • Contient: flavoïne, pelargonine, cyanine, principe amer

  • Anti-inflammatoire, astringente, apéritives, tonifiante

    • En décoction, 30 g de fleur séchées dans 1 litre d’eau. Laisser 15 minutes.

      • Eau distillée de bleuet

On l’utilisait par le passé dans la toux et comme apéritive.

Plantain

Plantago Major – (Plantaginacée)

Feuille utilisée

  • Mucilage

  • Glucide, tanin, alcaloïde

  • Sels minéraux, soufre

Glucoside iridoïde: aucuboside – anti-bactérienne

Bain: anti-inflammatoire, astringent, cicatrisant, antiseptique

  • Infusion de feuilles séchées 800 g par litre. Laisser infuser 20 minutes, en local dilué à 10%

Les feuilles fraîches calment les piqûres de moustiques.

Par voie orale:

  • Une cuillère à soupe d’infuser, 3 tasses par jour

  • Teinture mère 30 gouttes, 3 fois par jour

Euphraise

Euphrasia officilalis – (Scrofulariacée)

Casse- lunette, herbe aux myopes

Chimie:

  • Tanin

  • Aucuboside

  • Alcaloïde, choline

  • Flavonoïdes – Huile essentielle

Anti-inflammatoire – Astringente – Sédative

Plante entière utilisée

  • Infusion, décoction, hydrolat, teinture mère, huile essentielle

  • Décoction 20g de tiges fleuries séchées pour 1 litre d’eau. Laisser bouillir 10 minutes

L’euphraise est souvent associée au noyer camomille ou arnica.

Souci des jardins

Calendula Officinalis (Composée)

Fleur: pétale de souci utilisé

Chimie:

  • Huile essentielle

  • Acide organique, acide salicylique

  • Principe amer

  • Caroténoïdes abondants

  • Flavonoïdes

Inhibe le Trichomonas (trichomonas)

    • Collyre: teinture mère diluée à 1%

    • Voie buccale: teinture mère 30 à 90 gouttes par jour

Adoucissant, anti-inflammatoire, antiseptique, emménagogue, sudorifique, anti-viral.

Lédon des marais

Ledum Palustris – (Ericacée)

Feuille et sommités fleuries

Chimie:

  • Tanin – Querciétine – Acide organique

  • Huile essentielle (Lédol) par surdosage provoque vomissement et gastro-entérite

Traumatisme de l’œil, on utilise:

  • Teinture mère diluée à 1 / 100 collyre de sérum physiologique + per os 25 gouttes de teinture mère fois 2 par jour.

Dans le passé le Lédon était utilisé dans l’arthrose, la goutte, emetique et expectorant, la feuille en externe adoucit les piqûres de moustiques.

Cinéraire

Cineraria Maritima – (Astéracée Composée)

Alcaloïde: Jacobine

Emménagogue, conjonctivite chronique, cataracte, lucite

  • Teinture mère diluée à 1 / 100

Mélilot

melilotus officinalis

Légumineuses – On utilise les sommités fleuries. Les sommités contiennent:

  • Coumarine

  • Melilotoside

  • Huile essentielle

Pharmacologie:

L’étude bibliographique met en évidence les principales actions du Mélilot.

  • Action lymphagogue: augmentation du drainage lymphatique, action anti-œdémateuse et antiphlogistique (coumarine), action spasmolytique (flavonoïdes).

  • Action sur la circulation sanguine: action vasodilatatrice et hypotensive (flavonoïdes).

  • Action sédative de la coumarine sur le système nerveux central et le parasympathique.

  • Action antispasmodique des flavonoïdes.

Toxicologie:

  • Les quantités de coumarine contenues dans la plante ne peuvent entraîner de toxicité

  • Absence de toxicité d’un extrait de mélilot chez la souris

    • Toxicité de la coumarine chez la souris DL 50: 220mg /kg en IP et 470mg /kg per os

Chez l’homme la coumarine peut provoquer des maux de tête et des troubles du foie.

  • Etude de tératogenèse: pas d’action tératogène chez la lapine

  • Toxicité du mélilot gâté: lors du pourrissement du mélilot, il se forme du dicoumarol, (à partir de la coumarine), dont les propriétés anticoagulantes ont été observées chez l’animal: hématomes, saignements multiples.

Utilisation traditionnelle:

Insuffisance veinolympathique: symptômes de la maladie variqueuse, crampes, lourdeurs, paresthésie, douleurs, œdèmes.

Troubles de la ménopause, syndrome prémenstruel, insomnies, nervosisme.

Indication moderne

  1. Cardiovasculaire:

Il augmente la résistance capillaire favorise la circulation cérébrale, diminue la perméabilité de la paroi vasculaire donc utile dans les varices et hémorroïdes.

  • Huile essentielle à 2 cuillères par tasses, 3 fois par jour

  • Teinture mère 3 fois, 30 gouttes par jour

  • Nébulisât à 0.5g, 2 gélules, 3 fois par jour

  1. Ophtalmologie:

Lotion faite de décoction de sommités fleuries à 20 % pour les conjonctivite et plaies de la paupière.

Myrtille

Vaccinium Myrtillus

On utilise feuille et fruits de cette éricacée.

Chimie:

  • Flavonoides

  • Tanin

  • Glucoside

  • Pigments (anthocyanoside)

Les fruits contiennent de plus acides organique sucre inverti vitamine A, B et C.

La feuille:

Est hypoglycémiante utile chez le senior.

Il faut surveiller les intoxications rares dues à l’hydroquinone, intoxications hématologiques et hépatique due à des ingestions massives et injustifiées de feuilles.

La feuille par son tanin agit dans les gastro-entérites. Le fruit est non seulement astringent mais a une action anti-microbienne utile des gastro-entérites.

Utilisation:

  • Baies sèches, 4 cuillères à soupe par litre d’eau décocté, filtré 2 tasses par jour.

  • Nébulisât 0.5 mg, 3 à 6 gélule par jour

  • Teinture mère: 60 gouttes, 3 fois par jour

En Ophtalmologie:

Infusion de feuilles dans les inflammations des muqueuses de l’œil.

Cassis

Ribes nigrum

Ont utilise fruit et feuille.

Chimie globale:

  • Vitamine C

  • Rutine

  • Tanin

  • Huile essentielle

Utilisation:

  1. Fruit: riche en vitamine P en prévention des accidents vasculaires accidentelle

  2. Feuille: anti-inflammatoire et anti-allergique (cortisone – like)

Le fruit était considéré comme accroissant la faculté visuelle. L’infusé de fruit est utilisé dans la diarrhée, antispasmodique: toux, colique, migraine.

Posologie:

  • Fruit nébulisât à 50mg par gélule, 3 fois par jour

  • Fleurs: 1.5g par tasse, 3 à 4 tasses par jour

Classiquement on associe dans l’arthrose: Fleur cassis, fleur frêne et fleur ulmaire.

Principaux constituants de la feuille de cassis:

  • Eléments minéraux: dont magnésium, phosphore, potassium, cuivre, zinc

  • Flavonoïdes: myrycétol, isorhamnetol, sakuranétine, rutine.

  • Anthocyanes: delphinidol, cyanidol

  • Vitamines: C, B1 et B2

  • Acides phénols et acides animés, huile essentielle, acide quinique, tanins, enzymes (orthodiphényloxydases).

Toxicologie:

Etude bibliographique: Travaux de Racz et Kotilla

  • Toxicité aigue: DL 50: 32g / kg de poids

  • Toxicité chronique: Pendant 6 mois, 3 g de feuille de Cassis n’ont donné aucun signe de toxicité.

Pharmacologie: Etude bibliographique: Travaux de Racz et Kotilla (1977)

  • Action diurétique et salidiurétique:

Etude comparative de l’activité de diverse formes galéniques de cassis chez le rat blanc: les indices diurétique et salidiurétique d’un extrait fluide de cassis son comparables à ceux du furosémide.

  • Action hypotensive et antihypertensive:

Etude sur le chat anesthésie, par rapport à la Tolazoline et Vincadifformine. Facteur anti-hypertenseur maximum à 400 mg / kg – durée d’action plus longue pour le cassis (15-20mm) que pour la substance de référence (5 mm).

  • Propriétés confirmées par l’usage:

    • Antirhumatismal

    • Eliminateur de l’urée et de l’acide urique, antigoutteux

    • Tonique nervin: attribué à la synergie des principes actifs (vitamines et éléments minéraux)

    • Stimulant de S.R.E. (système réticulo endothélial), stimule les défenses de l’organisme.

      • Propriétés justifiées par la pharmacologie:

        • Diurétique et salidiurétique

        • Hypotenseur

          • Emplois:

Traditionnellement utilisé dans les troubles symptomatiques des rhumatismes:

  • Rhumatisme chronique

  • Arthrite

  • Arthrose

  • Goutte

En tant que diurétique dans l’oligurie des coliques néphrétiques, les calculs.

Plantes phytothérapiques ophtalmologiques

Bains oculaires quelque soit la cause:

  • Camomille Romaine (Anthémis Nobilis) Composée

  • Capitule utilisé

Principe actif:

  • Huile essentielle, couleur bleue, le chamazulene

  • Catéchol, tonique amer, coumarine

    • Infusion 150 g de fleurs séchées dans un litre d’eau. Faire bouillir 15 minutes, laisser infuser une heure.

Elle doit être isotonique aux larmes.

Bain d’yeux:

Bleuet:

    • 60 g de fleurs dans un litre d’eau, faire bouillir, laisser infuser ½ heures

Euphraise:

    • 20 g de plante dans un litre d’eau, faire bouillir 15 minutes

Sureau noir:

    • 100 g de fleurs fraîches dans un litre d’eau, laisser infuser 10 minutes

Local:

  • Compresse de feuille fraîche de Benoîte

  • Lavage à l’eau boriquée

Bain d’yeux:

  1. Euphraise plante entière 50 g

Bleuet fleur 25 g

Plantain feuille 25 g

    • 1 cuillère à soupe, 100g d’eau – infusé pendant ½ heures

  1. Plantain feuille 10 g

Mélilot fleur 5 g

Bleuet fleur 5 g

    • Dans de l’eau bouillante 150 ml – infuser 15 minutes

  1. Eau de plantain 50 g

Eau de rose 5 g

    • Mélanger, appliquer en local

Conjonctivite

Lavage:

  • Sérum physiologique

  • Infusions de Camomille Romaine 150 g de fleurs séchées dans 1 litre d’eau + 12 g de chlorure de sodium.

Faire bouillir 15 minutes et laisser infuser 1 heure

Ablation des secrétions avec tampon stérile

Collyre:

  • Décoction: fleur de bleuet – 30g dans un litre d’eau, laisser bouillir 15 minutes

  • Collyre astringent: euphraise plante entière 50 g

Bleuet fleur 25 g

Plantain feuille 25 g

    • 1 cuillère à soupe, 100g d’eau bouillante, infuser ½ heures, filtrer

Infusion de Plantain

    • 80 g de feuilles séchées dans un litre d’eau bouillante, infuser 20 minutes ou associer

  • Plantain feuilles 10g

  • Mélilot fleur 10 g

  • Bleuet fleur 10g

    • Dans 500cc d’eau bouillante

Apres un bain d’œil

Désinfectant

    • Eau de rose 100cc ou lavage oculaire avec Rosa Gallica: 3 pincées de pétales de roses en infusé, filtré.

Fatigue oculaire

Bain d’yeux avec:

  • Feuilles de Plantain 10 g

  • Fleurs de Mélilot 5 g

  • Fleurs de Bleuet 5 g

  • Eau 150g

Conjonctivite

Bain d’yeux avec:

  • Euphrasia teinture mère

  • Lycium teinture mère

  • 25 gouttes dans ½ litre d’eau tiède

Traumatisme de l’œil

  1. Ledum Palustre teinture mère 2 gouttes

Calendula teinture mère 1 goutte

Sérum physiologique 10cc

  • 2 gouttes, 3 fois par jour dans l’œil

  1. Par voie générale

Ledum Palustre teinture mère 30cc

Calendula teinture mère 30cc

  • 3 fois, 3 gouttes par jour

Orgelet

Feuilles fraîches hachées de basilic en cataplasme

Bain tiède:

  • Cerfeuil feuilles 10 g

  • Liciet feuilles 20 g

  • Eau 150cc

Deux congres internationaux ont été consacres à l’Eleuthérocoque:

  • Le premier à Hambourg en 1980 associant la grande Bretagne, l’Allemagne, la Bulgarie, les Etats-Unis, l’Inde, le Japon et la Suisse.

  • Le deuxième congres eut lieu à Moscou, ou furent présent entre autre: V. KOULINA, A. SOROKINA, A. BAKER (Allemagne) et B. HOLSTED (Etats-Unis).

On sait que les premiers grands résultats cliniques furent publiés par le russe BREKMAN.

Son tropisme visuel a été revu. Outre l’amélioration déjà connue de l’acuité visuelle, l’Eleuthérocoque améliore la capacité de différencier les couleurs.

Certains daltoniens se sont mis à voir correctement les couleurs.

On préconise depuis cette plante, chez le conducteur automobile, les scaphandriers et les alpinistes.

Traitement général

  • Calendula officinalis teinture mère ââ 125 ml

  • Ribes nigrum teinture mère ââ 125 ml

  • 70 gouttes fois 3 avant le repas

    • Ribes Nigrum: bourgeon macérât glycériné 1 dose 60 ml

    • Abies Pectinata: bourgeon macérât glycériné 1 dose 60 ml

    • Betula Verrucosa: macérât glycérine 1 dose

    • Eglantier: 50 gouttes × 2 mois

Autres traitement général, draineur cutané et anti-staphylococcique

  • Arctium Lappa Teinture mère ââ qsp 125 ml

  • Viola Tricolor teinture mère ââ

  • 50 gouttes × 3 par jour

    • Arctium Lappa seule en teinture mère 3 fois, 50 gouttes par jour

Les huiles essentielles peuvent être proposées et associées en gélule dosée à 0.01 g d’huile essentielle d’origan, thym, sarriette, girofle.

Certains proposent de faire un aromatogramme sur les secrétions purulentes et distinguent des huiles majeures ou medium.

Les huiles majeures seront le plus souvent proposées de façon séquentielle. Il semble inapproprié de traiter sur un long terme avec les huiles essentielles sachant qu’elles ont une action cumulative, additionnelle, sédatives voire soporifiques.

Certains parlent « d’huiles de terrains » et se réfèrent même à une typologie d’huiles essentielles, l’aromatogramme, véritable antibiogramme des huiles essentielles servent alors de guide sur le mode majeur, medium ou de hasard et sur leur action hormonale spécifique.

Si les huiles essentielles constituent un apport indiscutable sur le plan antibiotique ou antiseptique, il n’en demeure pas moins qu’une surinfection oculaire survenant chez un diabétique justifie impérativement et impose de revoir la diététique et l’équilibre de la glycémie par un traitement approprié.

De même, l’infection en elle-même associée à d’autres symptômes tels que baisse d’acuité visuelle et œdème, déjà évoques ne justifie pas de maintenir une attitude insuffisamment efficace et potentiellement dangereuse sur la fonction visuelle.

Retour