Varices,Maladies Veineuses

TROUBLES VEINEUX ET VARICES

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Schématiquement on peut classer les veines des membres en veine superficielle et profonde.
On appelle thrombose veineuse ou thrombophlébite la présence d’un caillot dans une veine superficielle ou profonde et la réaction inflammatoire de la paroie veineuse qui l’accompagne.

La réponse inflammatoire peut être minime voire augmentée par le risque d’un traumatisme de fracture des membres inférieurs, de l’immobilisation qui prédispose à la thrombose veineuse et l’incidence est particulièrement élevée chez les patients qui ont fait un accident cardiaque.

L’incidence de la thrombose est augmentée pendant la grossesse surtout pendant le troisième trimestre et chez les femmes utilisant les contraceptifs oraux ou recevant un traitement hormonal pour la ménopause.

Dans tous les cas s’il existe une thrombose un bilan et avis médical sera toujours indispensable.
Car l’essentiel de la complication de la thrombose et en particulier de la thrombose veineuse profonde est l’embolie pulmonaire et l’insuffisance veineuse chronique.

Il est inutile de s’appesantir sur la prévention de l’embolie pulmonaire car elle est la principale justification du traitement des patients qui ont une thrombose veineuse profonde nécessitent un traitement anticoagulant avec repos au lit, voire hospitalisation car les risques d’embolies pulmonaires sont toujours importants.
Car il faut s’avoir que plus la thrombose veineuse profonde et proximale plus le risque d’embolie pulmonaire est important ,environ 50% en l’absence de traitement.

20% à 30% des thromboses du mollet peuvent se compliquer d’un embolie pulmonaire dans un ratio allant de 5% à 20%.

Il est clair que pour toutes personnes allongées et ayant un mauvais état veineux et surtout s’il existe des plâtres ou des causes d’immobilisation prolongée des traitements anticoagulants seront prescrits par le professionnel de santé.

Dans tous les cas s’il existe un thrombus même localisé au niveau du mollet seul le médecin prendra la décision de mettre en route un traitement anticoagulant avec des produits de type D-Dimères qui préviendront souvent l’embolie pulmonaire.

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L’INSUFFISANCE VEINEUSE CHRONIQUE

L’insuffisance veineuse chronique est soit secondaire à une thrombose veineuse profonde ou soit due a une insuffisance des valvules des veines.
C’est alors un dysfonctionnement connectif des valves des veines profondes que l’on pourra observer en pratiquant le doppler.

De toutes façons,et, dans tous ces cas, il faudra éviter de rester longtemps debout ou s’asseoir de façon prolongé, essayer le plus longtemps d’élever les jambes sur une position surélevée mettre des bas de contention.
Naturellement lutter contre le surpoids, la constipation, les bains trop chauds, le chauffage par le sol et essayer de lutter contre l’hyperviscosité sanguine.

anatomie

Devant l’apparition d’une phlébite superficielle ou profonde du mollet dans des conditions apparaissant à l’immobilisation sous plâtre ou pour une affection nécessitant un alitement prolongé, il ne serait être question de différer un avis médical.

Tous les incidents veineux doivent être pris en charge par un professionnel de santé. Et seul le professionnel de santé prendra la responsabilité d’instituer un traitement anticoagulant, prévenant ainsi les risques d’une embolie pulmonaire.

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Dans le cas des insuffisances veineuses chroniques, si ce risque est toujours existant il devra toujours être recherché et toujours éliminé et toujours traité en cas de besoin.

En phytothérapie, on peut mettre à disposition:

1)des plantes à tropisme veineux favorisant la circulation en cas d’insuffisance veineuse chronique.

2)Certains ont proposé des plantes hypo- coagulantes:

– Le mélilot ,melilototus
– La prêle ,equisetum

Il faut avouer que ces actions hypo coagulantes sont modestes.

D’autre plantes sont proposées comme veinotoniques mais elles ont une action mineures, elles doivent être citées ce sont;

– Le berbéris
– L’hydrastis
– Le polygonum hydropiper
– Echinops spinosa
– Le noisetier Corylus
– La rue Ruta graveolens en sachant qu’elle est toxique
– La ficaire Ficaria Ranunculoides
– Le cassis Ribes Nigrum

PLANTES UTILES DANS LE TROPHISME DE LA CIRCULATION VEINEUSE;

image ancienne

-1) Bourse à pasteur Capsella bursa-pastoris

On utilise la plante entière, elle contient de la choline, de l’histamine et des dérivés flavoniques.
Elle est hémostatique, est hypotensive, on utilise dans les varices et dans les crises hémorroïdaires.
On l’utilise en infusion 50g par litre ou en teinture mère 70 gouttes, 3 fois par jour.

-2) Le cassis Ribes Nigrum

Dont on utilise le fruit et la feuille qui contient des flavonoides, des anthocyanosides de la vitamines C et qui a des propriétés de type vitamine P qui augmente la résistance capillaire.

On l’utilise en teinture mère 40 gouttes, 3 fois par jours, en nébulisât 1g à 3g par jours.

-3) Le chêne rouvre, Quercus petraea

Dont on utilise l’écorce de jeune rameau riche en tanin qui astringente surtout utile dans les crises hémorroïdaires.

-4) Le cyprès ,Cupressus sempervirens

Dont on utilise le cône avant maturité, il contient des tanins catéchiques, une huile essentielle contenant du cédrol, c’est un vasoconstricteur veineux et un protecteur capillaire.
Il est utilisé dans les varices, les hémorragies utérines, dans les crises hémorroïdaires, les troubles de la ménopause.
On peut l’utiliser en teinture mère 30 gouttes, 3 fois par jour ou en nébulisât 0.5g à 1g par jour.
Il faut savoir que traditionnellement la poudre de cyprès est utilisée dans les circoncisions traditionnelles.

Le cône qui est appelé aussi noix de cyprès, l’intérieur du cône est utilisé dans la toux et dans la dysenterie sa partie externe dans les hémorroïdes.
Les jeunes rameaux contiennent de l’huile essentielle pouvant aller jusqu’à 2%.

Petit préparation utilisant le cyprès ; la toux, les varices, les hémorroïdes et les incontinences urinaires, on utilise alors l’huile essentielle de cyprès une partie plus 4 parties d’alcool.
-5) L’ergot de seigle: Claviceps purpurea

Qui est un champignon, dont on utilise la sclérote dont les alcaloïdes sont venotonique agit sur les troubles neurovégétatifs et la migraine.
Il faut savoir que ces alcaloïdes ont des interactions avec les antibiotiques tels que les macrolides.
C’est une contre indication majeure ainsi qu’avec les nouveaux produits antimigraineux,donc d’usage strictement médical

-6) La ficaire, Ficaria Ranunculoides

Dont on utilise la racine tubéreuse qui est riche en saponosides mais  est toxique.
Son huile essentielle est utilisée dans les crises hémorroïdaires, soit en décoction, soit en teinture mère 3 fois 40 gouttes par jour.

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– 7)Le ginkgo Ginkgo biloba

Dont on utilise les feuilles qui contient des dérives flavoniques dont la teinture mère donnée à 40 gouttes, 3 fois par jour est utile dans la circulation veineuse mais surtout dans la microcirculation cérébrale.

 

-8) La hamamélis,Hamelis Virginica

Dont on utilise la feuille parfois on utilise l’écorce, l’eau distillée d’hamamélis est faite avec les rameaux frais.
Traditionnellement la feuille en décoction était utilisée dans les lombalgies mais surtout dans les affections veineuses et génito-urinaires.
La feuille contient des huiles essentielles, de la choline, des hétérosides flavoniques et des tanins.
L’écorce contient des dérivés flavoniques dont le taux est supérieur à celle de la feuille.

Il faut savoir que la solution de type aqueux contient des dérives flavoniques avec tanin qui ont une action bactériostatique et une action circulatoire.

L’extrait sec ou nébulisât sous forme hydro alcoolique a une action bactériostatique sur les germes gram + et gram – et certains l’ont même utilisé dans les infections urinaires type MST.

Les dérives flavoniques ont une action vitamine P qui augmente la résistance capillaire et diminue la perméabilité capillaire.

Son indication est surtout donnée dans les congestions et dysménorrhée et troubles de la ménopause, dans les hémorroïdes et les varices.
Le traitement utilise la feuille une cuillère à café par tasses, l’extrait fluide 1g à 4g par dose on peut aller jusqu’a 15g par jour.
L’extrait sec est utilisé à 0.15g voire à 1g, on peut aller jusqu’à 3g par 24 heures.

Le traitement classique des hémorroïdes associe: hamamélis, la prêle, la myrtille, le marron d’Inde.

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– 9)L’hydrastis Canadensis

Dont on utilise le rhizome contient des alcaloïdes, c’est un vasoconstricteur et hémostatique. Utilisé dans les troubles veineux et troubles hémorroïdaires en teinture 3 fois, 10 gouttes par jour, il peut être utilisé en extrait fluide à la dose maximale de 1g à 4g par jour mais la dose limite part prise est au maximum de 2g.

– 10)Le mélilot ,Melilototus officinalis

On utilise les sommités fleuries qui on une action sédative et les fleurs contiennent de la coumarine, des flavonoides, ses propriétés sont légèrement anticoagulantes et a donc une action intéressante dans les troubles veineux avec tendance ou phlébite superficielle et dans les crises hémorroïdaires.
On utilise la teinture mère, 50 gouttes 3 fois par jours, infusion des sommités fleuries, 50g par litre , a un effet sédatif.
La teinture officinale 4g à 5g par jour ,le nébulisât  peut être donné jusqu’à 1g par jour.

– 11)Le marron d’Inde ,Aesculus hippocastanum

On utilise le marron parfois l’écorce.
Le marron contient des flavonoides tel que le carcetol, il contient également de l’aescine qui est cause d’intolérance.
L’écorce contient de l’esculoside et fraxoside qui agissent sur la micro circulation veinotonique et antioedemateux et vasoconstricteur.

Donc utilisé dans les varices, les phlébites superficielles, les crises hémorroïdaires, il est connu pour ses propriétés vitaminique P.
On peut utiliser de l’alcoolature de marron 15 gouttes par jour, de l’extrait de marron stabilisé 20 gouttes par jour, du nébulisât de marron jusqu’à 0.5g par jour.
Il faut le donner en cure discontinue car il peut provoquer des gastrites.

Le marron d’Inde est donc connu pour son action veinotonique mais aussi pour ses actions anti-exsudatives, anti-inflammatoires et  immuno modulatrices.

IL A DES CONTRE-INDICATIONS:
la grossesse
les plaies ouvertes
l’eczéma
les troubles de la crase sanguine.

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES DU MARRONNIER D’INDE:

l’aspirine
les anticoagulants

EFFETS INDESIRABLES DU MARRONNIER D’INDE:

prurit,
nausées,
gastralgie,
allergie
saignement,
néphropathie

anatomie

– 12)Le pin maritime ;Pinus pinaster

L’écorce contient des leucocyanidol qui ont des propriétés antihémorragiques et vitamine P.
Les aiguilles du pin contiennent des cathecoles qui ont une valeur de protection capillaire.

– 13)La prêle ,Equisetum arvense

On utilise la tige stérile qui contient de la silice soluble des dérivés flavonoiques, des saponosides, il est donc cicatrisant astringent, antihémorragique.
Il est surtout utilisé en cas de crises hémorroïdaires ou syndrome variqueux important.
Il doit être utilisé en cure discontinue de préférence avec une plante tel que l’artichaut.

On peut l’utiliser en décocté 15g par litre, en nébulisât 1.5g à 2g par jour, en poudre 2g à 4g par 24 heures.

– 14)Le séneçon Senecio vulgaris ou le jacobée

Dont on utilise la plante entière qui contient des flavonoides et un glucoside la jacobine et des alcaloïdes.
Le problème du séneçon est son hépatotoxicité et son incidence dans l’induction du cancer du foie n’est pas encore élucidée.

Il faut donc être extrêmement prudent dans son utilisation et respecter un principe de précaution.

– 15)La myrtille ,Vaccinium myrtillus

Dont on utilise les fruits riches en anthocyane, en action vitamine P efficace dans l’insuffisance veineuse.
Utilisé en décoction 20g par litre, en poudre 10g à 12g par jour, en teinture mère 50g, 3 fois par jour, en nébulisât 2g par jour.

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– 16)Le noisetier ,Corylus avellana

Dont on utilise le feuille rarement l’écorce, il contient des flavonoides, de la citroside c’est un veinotonique antiœdémateux antihémorragique et vasoconstricteur.
Il est utile dans les varices et dans les crises hémorroïdaires.

On l’utilise en infusion 10g pour 1 litre d’eau, en teinture officinale et en teinture mère 50 gouttes, 3 fois par jour.

– 17)Le petit Houx

Fragon épineux dont on utilise le rhizome qui contient des saponosides, de la ruscogénine, action vitamine P donc antioedemateux, vasoconstricteur, c’est également un diurétique.

Il est utilisé dans les crises hémorroïdaires et dans les syndromes variqueux.
On l’utilise en décoction 60g pour 1 litre, poudre 2g à 3g par jour, nébulisât 1g par jour.
La teinture mère peut être utilisée à 50 gouttes, 3 fois par jour.

Les infusions de baises peuvent être utilisées dans le traitement des varices, des diarrhées et des crises hémorroïdaires.
On utilise alors 2g pour 100 cm³ d’eau.
Les baies peuvent être utilisées en décoction 5g pour 100cc d’eau, en compresse locale pour les crises hémorroïdaires.

Sinon d’autres formules peuvent être proposées associant

– le cyprès nébulisât 0.05g
– hamamélis 0.10g
– aubépine 0.05g
– myrtille 0.20g
ââ pour une gélule à 2 gélule, 3 fois par jour.

Ou
– Cyprès 0.10g en nébulisât,
– Hamamélis 0.02g nébulisât
– Marronnier d’Inde 0.02g en nébulisât
– Vigne rouge 0.10g en nébulisât
ââ pour une gélule, 1 à 2 gélule, 3 fois par jour.
Autres formules:

– cyprès 0.05 en nébulisât,
– passiflore 0.10g nébulisât,
– olivier 0.05g,
– myrtille 0.2g
ââ pour une gélule, 1à 2 gélule, 3 fois par jour.

Il existe une formule que l’on utilisait par le passé pour traiter les toux pénibles de la coqueluche chez l’enfant.
On utilisait l’huile essentielle de cyprès à 15g mis dans de l’alcool à 90° et on donnait 5 à 15 gouttes que l’on mettait sur les draps du lit de l’enfant ,4 fois par jour.

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D’autres formules sont citées pour traiter les varices avec troubles de la ménopause associant;

– hamamélis teinture mère
– marronnier teinture mère
– aubépine teinture mère
– passiflore teinture mère
ââ le tout dans 125cc, 3 fois 50 gouttes par jour

Egalement on peut proposer;

– feuille de vigne rouge 60g
– racine réglisse 15g
– racine de chiendent 15g
– la prêle 15g
– feuille de noyer 10g
– sommités fleuries d’hysope 10g
– le varech10g
ââ le tout en infusion 3 à 4 cuillère à soupe, pour 1 litre d’eau

S’il existe des troubles variqueux avec œdème, on peut associer:

– hamamélis en teinture mère
– artichaut en teinture mère
– myrtille en teinture mère
– le ruscus en teinture mère
ââ le tout dans 125cc, 3 fois 40 gouttes par jour

Certains proposent des bains de pieds pendant 10 minutes, 2 fois par jour, d’une préparation de décoction;

– de feuille de vigne rouge
– de feuille de cassis
– de feuille de frêne
ââ le tout pour 100g dans un litre et laissé infuser 5 minutes et tremper les pieds

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