THÈMES

Ayahusca,vigne dite de l’esprit

10351593_780548251965357_1466641339230266403_n                                    AYAHUSCA

Le YAGE,AYAHUSCA,CAAPI

BANISTERIOSPSIS CAAPI

Il est apparu important de préciser l’usage détourné de cette liane amazonnienne,déjà évoqué
dans le chapitre dérives des traitements des addictions,pratique signalée dans le Courrier International du 28/05/1998.

délireCette pratique est enfouie dans un galimatias ésotérique,mythologique oû il est question d’esprit de la plante,initiation shamanique ,plante permettant de » restaurer la balance énergétique et le bien être.l’initiation permettant de connaître l’ascencion spirituelle due à l’esprit de l’essence,Papatua ».Ces affirmations troublantes sont écrites et pratiquement cautionnées par des anthrophologues.Aux USA,Loren Miller aurait breveté ce produit comme antidépresseur,brevet dont l’anthropologue Luis Luna parle comme « une offense aux indiens d’Amazonie comme si on brévetait l’Eucharistie ».

délireOn mentionne la pratique de désintoxications des alcooliques et héroïnomanes avec le Ayahusca par un médecin français au Pérou,travaillant dans un dispensaire,sous un pseudomyne Jacques Mabit.
L’esprit Paputa est vendu 20 Us dollars les 110 gr de poudre sur site ,étant clairement entendu,que la pratique est sous la vigilance d’ une infirmière de prénom Mimi,initiée bien sûr par un shamane.Un site voisin vend le même produit et des cactus dont toutes les caractéristiques hallucinogènes sont connues depuis le XVI ème siècle par les espagnols,Trichocereus Peruviani,particulièrement.

Il faut insister que le YAGE ou AYAHUSCA a été largement étudié par les facultés de pharmacies française,brésilienne ou colombienne et  on se trouve fort éloigné d’une initiation shamanique et ceci depuis les années 1924.La liste des auteurs est éloquente :

-Decourt et Lemaire ;CCR de Biologie.05/07/1929
-Gun.Lancet 1929
-Fischer ;Munich.14/03/1934
-Pineas.31/05/1929
-Rouhier.1924
-Cardenas.1929
-Barriga Villalba.1925
-Leopoldo Abarracin.1925
-Perrot.1927
-Lewin.1928
-Decourt et Lemaire.06/12/1930(Paris Médical)

Les effets sont répertoriés

1)A faible dose :provoque Euphorie,Exaltation de la mémoire et facultés intellectuelles,impression de légéreté musculaire.
2)A forte dose,utilisée par le groupe du village:
Violent délire,se croit changé en animaux dont ils imitent le cri,agitations,tremblement,convulsions puis phase d’épuisement avec visions

 

Chimie
Dès 1847,l’alcaloïde Yagénine ou Harmine est isolé
Seront isolé Yagéine et Banistérine,béta-carmolines
L’Harmine ,le principe actif est hypotensive,diminue la fréquence du pouls,et du rythme respiratoire.il augmente la glycémie et est anesthésique

Dès le 08/11/1929,Bocquentin et Decourt propose l’alcaloïode du Yagé pour traiter le Parkinson

L’Harmine a cette époque pouvait être administrée avec l’Atropine,le Datura,Scopolamine ou Hyosciamine

délire

Essais sur le Parkinson

-Per os ,il est inactif

-En Suppositoire est actif

-L’injection de la Yagéine se faisait par voie sous-cutanée stricte à la dose de 2 g,agissant sur la Raideur et Bradykinésie parkinsonniennes,avec une marche plus aisée et euphorie.Les effets duraient de 24 H à 3 jours.Mais les effets sont variables selon les sujets .
Il est explicitement dit que l’Alcaloïde agissait surtout sur des parkinsons de faible intensité et dans de nombreux cas les résultats sont nuls ou peu appréciables.il fallait donc renouveller les injections

La conclusion des auteurs Decourt et Lemaire est sans ambiguité : »nous mettons en garde nos lecteurs contre un enthousiasme excessif »

Il ressort donc que le Ayahusca n’est plus d’actualité pour traiter cette maladie difficile qu’est le Parkinson.

Ses effets psychologiques sont imprévisibles et difficiles à maitriser et ne peuvent être appliquer à des addictions alcooliques ou héroïmanes oû les risques épileptogènes sont majorés et les hallucinations ne peuvent être controlées par de tels  traitements phytothérapiques,.Les expériences personnelles d’Henri Michaux (Pauvre Mescal)et de faits relatés non contrôlés d’intiation à la Mescaline et Datura,doivent impérativement INTERDIRE ce genre de traitement dangereux et il apparait qu’effectivement l’Ayahusca est une plante de l’Esprit mais à actions perverses et demeure du champ de la manipulation collective apparentée aux ordalies.

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Constipation

LA CONSTIPATION

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La constipation c’est une défécation difficile peu fréquente ou semblant incomplète. La moyenne générale pour aller à la selle étant de 3 fois par semaine.

Souvent la constipation est le résultat d’une prise inadaptée de fibre ou un trouble colique ou de la fonction anorectale : intestin irritable, spasme anal du à une lésion local type fissure, mégacôlon, dysfonction des muscles pelviens.

Il faut dans tous les cas éliminer les causes évidentes ;

  1. Prise de médicaments : inhibiteur calcique, antidépresseur

  1. La constipation s’inscrit dans le cadre d’une maladie suivie et connue :

    • hyperthyroïdie

    • dépression

    • pathologie neurologique type Parkinson

Dans tous les cas, s’il existe une rectorragie, une constipation récente sans cause reconnue, un amaigrissement inhabituel voire une anémie, un examen local, un examen radiologique et une colonoscopie s’imposent.

La colonoscopie devient de plus en plus la règle chez un sujet âgé de plus de 40 ans, d’autant plus que l’hemocult, n’est pas toujours suffisant pour dépister un cancer colique.

Cela permettra entre outre de démasquer les excès d’usage de laxatifs à base d’anthraquinone tel, cascara ou séné. La colonoscopie montrera alors une pigmentation caractéristique de la muqueuse colique.

L’usage des laxatifs à bases d’anthraquinone doit être encadrés car d’après une étude récente de l’OMS, les anthraquinones serait un cofacteur direct du cancer colique.

D’autres plantes non laxatives riches en anthraquinone tel la garance sont à l’étude.

Dans l’ensemble, l’usage de laxatifs de lest, osmotique et stimulant (fibres, psyllium, lait de magnésie, lactulose, peuvent aider un constipé.Download-12

La phytothérapie aura sa place dans un contexte de surveillance que nous avons évoqué pour les anthraquinones.

Phytothérapie de la constipation

On utilise deux sorte de plantes les plantes à mucilage et les plantes à noyau anthraquinonique.

  1. Plante a mucilage

    • Le lin Linum usitatissimum

Dont on utilise la graine qui contient un mucilage. On la prend fraîchement broyée, une cuillère à soupe pour un verre d’eau, il faut l’utiliser avec prudence, elle a une action mécanique, lubrifiante, elle a un inconvénient, car elle se met entre les dents.

Certains disent qu’il faut plutôt la mélangé non pas avec de l’eau mais avec du jus de pomme, du lait ou de l’avoine.

Le seul point du lin, c’est qu’il ne faut pas le laisser vieillir car il rancit et il devient alors irritant pour l’estomac et ceci en moins d’une semaine.

S’il n’est pas efficace, il ne faut pas revenir au ancien laxatif irritant. Il faudra utiliser alors pour une période courte durée une association de séné, frangula plus pissenlit.

Quantité a donner pour le lin : une cuillère à soupe pour un verre d’eau ou 10g de graines en infusion pour 1 litre ou 100g par litre en macérer.

  • La mauve Malva sylvestris

On utilise la fleur ou la feuille. La fleur contient un mucilage mais aussi un anthocyanoside, les feuilles contiennent du mucilage.

C’est un laxatif idéale pour l’enfant et le vieillard, on l’utilise en infusé de fleur, 10g par litre, en alcoolature 50g à jeun.

  • Le psyllium ou Plantago psyllium

Dont on utilise la graine une cuillère à soupe avant le repas du soir.

  • Le sterculia Sterculia urex ou Sterculia tomentosa

On utilise la gomme obtenue par incisions de l’écorce de l’arbuste.

Certains utilisent les dérives du psyllium et du lin associé avec des algues marines.

  1. Les plantes laxatives à noyau anthraquinonique

La référence des résultats de l’OMS est impérative, car les anthraquinones posent de faite un problème de santé publique puisque ces plantes sont impliquées dans la cancérogenèse du cancer du colon.

Que se soit l’aloès, le séné, la rhubarbe, la bourdaine, le cassia.

  • L’aloès Aloe vera

Qui est surnommé « plante médecin » ou « plante docteur » ou « docteur aloès », en Amérique Central dont on sait que le gel de feuille est antimicrobien, hydratant et anti-inflammatoire.

Le suc de l’aloé est reconnu comme laxatif, il est également hypoglycémiant et hypolipidémiant. Le gel d’aloès est utilisé dans le psoriasis et dans l’herpès.

Une préparation chinoise a base de suc d’aloès est proposée en association avec l’eucalyptus pour traiter et prévenir les brûlures de radiothérapie pour le cancer du sein.

L’aloès ne doit par être donné chez la femme enceinte, c’est une contre-indication formelle et également dans la période d’allaitement.

Elle est contre-indiquée également chez tous sujet présentant une allergie aux liliacées (ail, oignon, tulipe).

Effets secondaire dus à l’aloé ;

  • Allergie

  • Problème d’irritation colique (cancérogenèse)

  • Il peut faire perdre beaucoup d’électrolytes s’il est utilisé de façon intense.

Interactions médicamenteuses à l’aloès ;

Il potentialise les antiarythmiques cardiaques type digitaline, les diurétiques et les stéroïdes.

Utilisations médicinales de l’aloès ;

  • Suc de feuille qui est donc un purgatif drastique

  • La teinture officinale 1g à 2g par jour

    • La bourdaine Rhamnus frangula

Dont la partie utilisée est l’écorce du tronc de la tige après conservation d’un an ou chauffage pendant une heure a 100 degré.

C’est un laxatif ou purgatif selon la dose de l’hétéroside qu’il comprend, c’est un activateur des muscles lisses, il augmente les secrétions des muqueuses intestinales et il empêche l’absorbation de l’eau par le colon.

Si la bourdaine est utilisée fraîche, il provoque colique et vomissement.

Il est contre indiqué dans la grossesse, l’allaitement en cas de colite, de gastralgie et d’hémorroïdes.

On l’utilise ;

  • En infusé 20 à 30 g d’écorce sèche pour 1 litre en laissant infuser 2 heures et on prend 150ml.

  • La poudre est laxative 1g à 2g, purgative de 4 à 5g

  • L’extrait fluide on donne 1g à 2g

    • Le cascara Carsara sagrada

Dont on utilise l’écorce il contient une aloïne et des dérivés de type anthraquinone.

Il contient comme la bourdaine de l’émodol qui est un dérivé aloïne. Il est ou laxatif ou purgatif selon la dose.

On l’utilise ;

  • En poudre laxatif 0.25g à 1g

  • Extrait fluide 0.2g à 2g

  • Teinture officinale 0.5g à 5 g

  • Extrait alcoolique 0.10g à 3g

  • Download

    • Le nerprun Rhamnus cathartica

C’est le fruit qui est employé, on l’utilise également sous forme de suc, il contient également de l’émodol.

On utilise 20 à 30 fruits frais que l’on peut préparer en sirop 15g à 30g sont un purgatif énergique, il est souvent associé à la teinture de jalap composé.

  • La rhubarbe dite de Chine Rheum Officinalé

Le rhizome est utilisé qui contient des tanins et des dérivés anthraquinoniques.

Il content également un hétéroside dérivé de l’émodol, la dose maximale à utiliser est de 1g à 3g par jour. Il ne doit jamais être utilisé chez l’enfant

On peut l’utiliser ;

  • En macération 5g par litre

  • Décoction 5g par litre

  • Poudre 0.2 à 0.5g par jour

  • Teinture officinale 5 à 20g par jour

    • Le séné ou Cassia angustifolia

On utilise la feuille est la gousse qui contient des anthraquinone et de l’émodol. Il contient des sennosides A et B. La décoction de la gousse fait perdre l’effet laxatif.

On l’utilise ;

  • En infusion 10g à 30g par litre

  • En poudre 3g à 5g actions laxatives, 8g à15g actions purgatives.

Certains proposent la poudre de séné chez l’enfant mais il faut l’éviter, car elle provoque des coliques.

  • Le casse ou Cassia fitula

Appelé aussi casse-muette.

On utilise la pulpe du fruit qui contient des anthraquinones des polysaccharides et des tanins. C’est un laxatif léger que l’on peut proposer chez la femme enceinte et l’enfant.

La pulpe est donnée ;

  • 30g à 40g chez l’adulte

  • Et 8g à 10g chez l’enfant

  • En nébulisât 1g à 3 g par jour chez l’adulte

    • Le tamarin Tamarindus indica

La pulpe du fruit est employée qui contient des sucs de l’acide oxalique et de l’acide tartrique.

C’est un laxatif doux, on utilise ;

      • La pulpe mondée10g à 50g par jour,

      • L’infusion 50g par jour

      • Le nébulisât 2g par jour

Il faut savoir repérer les tisanes qui sont vendu où sont caché les plantes à anthraquinones.

Par exemple tisane dite hépatique contenant ;

  • Bourdaine 25g

  • Boldo 20g

  • Combretum 20g

  • Menthe 6g

  • Oranger 6g

  • Mercuriale 3g

  • Melissa 7g

  • Souci 3g

  • Mauve 10g

Une tisane laxative qui contient ;

  • Bourdaine 10g

  • Frêne 50g

  • Mélisse 50g

  • Hysope 50g

  • Mauve 50g

  • Menthe 100g

Tisane dite pour l’obésité associant ;

  • Vigne rouge 15g

  • Mercuriale 5g

  • Frêne 5g

  • Fucus 10g

  • Pariétaire 10g

  • Menthe 10g

  • Bourdaine 10g

  • Mauve 10g

  • Saponaire 20g

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Il est parfaitement évident et il faut maintenir le cap sur la surveillance de ce genre d’association qui pris a long terme peut être dangereuse pour le colon et surtout, nous le savons qui induisent dans certaines proportions le cancer du colon par la présence des anthraquinones.

Il faut donc que ces préparations ne soient pas prissent.

D’autant plus qu’elles peuvent être irritantes et provoquent des rectites, ces rectites peuvent être soignée par une association de ;

  • Camomille fleur

  • Tormentille rhizome

  • Séné feuille en part égale pour 100cc

Cette préparation a une action anti-inflammatoire, astringente, spasmolytique et légèrement laxative.

S’il l’on veut un effet tonique et stimulant de la muqueuse rectale, on peut utiliser une association ou seule

  • le calamus en rhizome

  • ou le trifolium en feuille

En cas d’inflammation marquée, on peut proposer en alternance ;

  • le millepertuis

  • ou la réglisse

Certains proposent d’autres associations pour les constipations dites atonique ;

  • Malva en teinture mère

  • Taraxacum en teinture mère

    • 50 gouttes de chaque matin et soir

  • Rhamnus frangula en teinture mère

  • Rhamnus cathartica en teinture mère

  • Cassia angustifolia en teinture mère

  • Rheum officinale en teinture mère

En connaissant les doses qui ne faut pas dépasser, car on peut avoir un effet purgatif drastique.

Incidents des plantes médicinales

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 INCIDENTS  ESSENTIELS DES PLANTES MEDICINALES

Ce chapitre très important est en constante révaluation avec mises à jour et études sur appels d’intêret public.Cette attitude indispensable met hors sujet l’opposition entre médecine dure et médecine douce.L’appréciation des plantes médicinales ne se conçoit

Que dans une logique thérapeutique et d’automédication

Journalière oû seul l’obligation de résultats compte

Fondée sur les données actuelles de la science.

La plante médicinale devient de fait un élément thérapeutique clé à part entière oû les seuls critères

Demeurent efficacité et securité sanitaire.Ces éléments

D’évaluation sont particulièrement difficiles à mettre

En œuvre car la plante médicinale est par définition un

Composant de molécules hautement diversifiées.

Si les études scientifiques de randomisation sont choisies

Sur la base d’un marqueur principal qui globalement

Définit pharmacologiquement la plante(harpagoside,hypericine,syringine) elles ne sont pas

Suffisantes si on se réfère au totum de la plante,les composants globaux qui temporisent ou au contraire

Interviennent inopunément sur l’équilibre biologique ou

l’action médicamenteuse.

Cette mise au point traitée dans le top 50 des plantes cachées intervenant en anesthésiologie résume en peu de mot l’incidence d’attitudes d’automédication qui ne sont pas

Superposables et parfois discordante qui dans tous les cas

Pose le problème des effets secondaires dus soit à l’usage

Inconsidéré soit non encadré

1)les adeptes du totum priviligeront ramassage et cueillette de proximité,posant alors les risques inérant aux défaux d’identification mais au possible toxicité liée

aux pesticides,contaminant microbien ou mycosique,métaux

lourds ou problèmes de stockage et des circuits de vente

2)les adeptes de la présentation pharmaceutique permettant des études scientifiques (plante-médicament).

Il est clair qu’il n’existe pas de conflit d’intêret mais une analyse commune oû priment sécurité,conformité et effets therapeutiques,en insistant tout particulièrement que seul

Le bénéfice préférable compte,que seul un encadrement raisonné peut apporté.

3)L’effet placébo est trop souvent mis en avant oû vertu et effet thérapeutique sont confondus,et autorise des dérives malheureuses dans l’automédication,ce n’est pas grave c’est un placebo ,ou encore ouvre la porte a l’exces

en multipliant les doses pondérales.l’effet placébo a été

clairement étudié par le Pr lemoigne et arrive à démontrer

que près de 30% des médicaments présentés dans des ouvrages pour usages médicamenteux sont des placebo imparfaits.Il faut bien avouer qu’il est difficile de décrypter des études ou parutions extrêment sérieuses tels :Anton,Martindale,le Merck,Escop,Brinker,Weiss.

4)S’il existe des règles à énoncer,il faut insister sur des

impératifs de précaution :

a)Jamais de plantes médicinales chez la femme enceinte ou allaitante

b)Limiter et réduire les doses chez l’enfant,n’utiliser que des plantes dont les effets et la toxicité ont été scientifiquement établis.

C)chez le senior en règle polymédiqué,le principe de précaution s’impose,réduire les doses et tenir compte des

Interactions médicamenteuses en particulier traitement cardiaques ou anti-coagulants et tenir compte des fonctions rénales ou de la masse graisseuse qui modifient

Le transport et l’absorption des thérapeutiques

d)les huiles essentielles doivent être impérativement encadrées car souvent neuro-toxique ou allergisante.

 

Le cadre de l’encadrement de lauto-médication par les plantes médininales imposent donc deux situations :

1)Incidents liées ou la proximité ou l’usage des plantes en

l’état :

Plantes Allergisantes

Plantes Toxiques

Plantes mise sous contrôle :

a) plantes à effet imprévisibles

b)plantes hépato-toxiques

c)plantes cancérogènes

 

2)Interactions et effets secondaires des plantes médicinales

 

Ce cadre permettra de disposer d’éléments simples et clairs qui permetta de mettre en œuvre l’auto-médication

Par les plantes médicinales reconnues pour leur efficacté

En regard des connaissances médicales réactualisées et

Avérées ,attitude non pas alternative ou opposable sur des principes vertueux mais bien sur des critères alliant sécurité et obligation de moyens.

Si on peut considérer que les risques thérapeutiques sont superposables entre partisan du tout nature et produits industriels on peut toutefois emettre quelques réserves

Sur une position certe louable mais qui impose aux ramasseurs et cueilleurs dans tous les cas des éléments certains d’identification de la plante medicinale.

De plus les risques thérapeutiques et iatrogéniques ont

Ete Considérablement encadrés par des audits gouverne-

Mentaux et particulièrement par loi européenne REACH

Du 13 /12 /2006 qui réglemente 3000 substances,règlement

Qui intervient sur des molécules préoccupantes sur les

Plans de :

Perturbations Endocriniennes

Cancérogénèse

Mutagènèse

Toxicité

REGLES D’UTILISATION DES PLANTES MEDICINALES EN ETAT

1)Notification impérative des effets pervers et reconnus

2)ELIMINER les plantes à composants toxiques reconnus :

APIOL,ASARONE,ALCALOÏDES PYRROPIDOZIDINIQUES ,
OESTRAGOL,SAFROL,LECTINE,GLYCOSYDES CYANOGENETIQUES ,LACTONE SESQUITERPENE,THUYONE

3)Connaître les interactions médicamenteuses entre plantes et médicaments

4)prendre en association des plantes trop nombreuses ou

de différentes indications

5)L’automédication conduit à un encadrement pour la

reconnaissance de la plante utilisée

6)Vérifier les conditions de préparation et de stokage des

plantes

7) rechercher et eliminer les agents contaminants :bactérie,champignons, moisissures, métaux

lourds,pesticides,agents de dégradation,radioactivité,sub-

stances animales ou synthétiques

8) Tenir compte des incompatibiltés physiques et physico-

chimiques des plantes

9) Défaut ou mauvais étiquetage

 

Si ces tests préliminaires sont acquis et respectés,pour

Affiner l’automédication(critères d’inclusion) il faudra que

1)le produit soit incontestable et stable en qualité

2)la pathologie traitée doit être la moins complexe possible

3la plante médicinale doit être compatible avec la maladie

concernée

4) l’action de la plante médicinale doit se manifester en faisant régresser nettement les symptômes de la maladie

concernée

5)L’action de la plante,son mode d’action,sa pharmacocynétique doit pouvoir être suivie en fonction de

l’évolution de la maladie

6)L’action de la plante doit être commune pour toute personne présentant une affection superposable

7)Il doit être clairement établi que les essais thérapeutiques animaux ne sont en aucun cas superposables ou applicables à l’homme

8)Il importe d’établir la différence entre

a)l’effet pharmacologique thérapeutique de la plante

B)L’effet alimentaire inérant aux substances compo

Sants la plante

C) ce qui suppose une différentiation claire entre :

Plantes de compléments alimentaires

Plantes à action préventive,type immunosti-

Mulante ou anti-arthrosique qui par définition sont des médicaments par présentation

9)Les règles absolues à respecter :`

Pas de plante chez la femme enceinte ou allaitante

Pas de plante chez l’enfant ,en particulier,le nourrisson qui au niveau CEREBRAL,HEPATIQUE et RENAL ont des systèmes enzymatiques immatures.

Ce préambule étant clairement proposé,il est loisible de

Décrire les imcompabilités pharmaceutiques,entre plantes

,mode de présentation et interactions médicamenteuses.

systèmes

 

LES PLANTES ALLERGISANTES



Il faut insister sur les risques inérant certes au problème de reconnaissance mais à la banalisation de plantes décoratives


Il faut insister sur les risques inérant au problème de reconnaissance mais aussi à la banalisation de l’usage de plantes décoratives ,hautement toxiques,parfois déviées de

Leur usage princeps oû figurent les ARUM(Caladium(aile d’anges),Oreille d’éléphant(Taro) ,Dieffenbachia(choc,signes cutanées et digestifs)),Alocasia,Pictum(hépato-toxique)le Phillodendron,les Euphorbes(fleur de Noel),la

Sauge Rouge(Lantana),le Laurier Sauvage(cardiotoxique),le fruit rappé de l’Avocat,

Ricin et Croton(troubles neurologiques)la vigne tropicale,Royal Poinciana aux graines extrèmement neuro-toxique ,l’Aloes,le Yucca,le Ficus,le Lys Calla,le Pigment,les chatoyants

Fruits de Jerusalem,Solanum pseudo-Capiscum cardio et neu-

rotoxiques.L a liste peut être longue mais elle invite à se méfier d’ indications traditionnelles fort éloignées des réalités en particulier avec l’aloes,la sauge rouge ou le ficus(proposé en médecine ayurvédique dans les troubles

psychiatriques),le Pigment ,Capsicum Annum(très irritant et

allergisant)


Ces accidents fort rares ne devraient plus exister mais par contre ,si on se référe à la pratique journalière ordinaire on

compte plus de 120 plantes allergisantes ,cette réaction est

commune aux plantes en état et aux produits manufacturés,

l’intérêt étant de répéter sans cesse que naturel ne signifie

pas anodin.Ce principe de précaution engage en cas d’automé

dication de pratiquer :

des tests pré-thérapeutiques surtout si la possibilité d’allergie

systémique ou choc anaphylactique ou photosensibilisation sont connues pour la plante utilisée,cette règle sera d’autant plus respectée en cas d’antécédants allergiques,eczema,asthme

voire certaines maladies hépatiques type maladie de Gilbert.

Principales plantes allergiques :

Asperge et Astéracée

Apiacée type Celeri

Aigremoine

Alchemille

Anthémis,Camomille et apparentés

Brassica

Convolvulacée

Citrus et Rutacées

Ficus,FICUS CARICA,décolore la peau

Huiles Essentielles surtout dû à la présence des TERPENES

MILLEPERTUIS(Hyperycum perforatum)

Papaye

Pigment

Pelargonium(Géranium)

Renonculacée type boutond’Or



PLANTES CONSIDEREES COMME DANGEREUSES


Les incidents les plus fréquents sont le fait d’enfants imprudents ou non surveillés en contact avec la grande ortie

ou l’ortie brulante(Urtica Dioica et Urtica Urens) heureusement sans lendemain et se manifestant par la triade de

de Lewis.

Mais le plus souvent on se retrouve devant des méprises alimentaires(oignons de narcisse ou de jonquilles confondus

avec de l’oignon comestible) ou encore par l’emploi de plantes à visée thérapeutique de plantes exotiques ou de proximité très mal identifiées ou lots vendues par erreur(plantes chinoises :atteintes rénales, le Stephania Tetrandra aux »vertus dites amaigrissantes ayant été confondu

avec une Aristoloche,Aristochia fangi) , voire le Germandrée(atteintes hépatiques graves en cas de prise excessive de plus considérée à tord comme plante amaigrissante ).Trois espèces du genre TREUCRIUM sont

interdites depuis mai 1992

On peut classer ces plantes par genre :

1)OMBELLIFERE type APIACEE,

le Persil est confondue avec la

Cigue(le suicide de SOCRATE)voire la Cigue d’eau(Cicus virosa).L’OENANTHE safranée est confondue avec la carotte

Sauvage ,l’OENANTHE CROTATA trompe facilement campeurs et amoureux de la nature,un accident mortel basé sur la lecture d’un livre insuffisamment documenté est rapporté en 1998 et décrit dans une thèse de Charlemagne en 1991.

2)PLANTES A FRUITS CHARNUS

a)Baies banches :la Symphorine(Symphoricarpus rivilaris)

b)Baies jaunes et rouges

Les chèvrefeuilles(Lonicera etrusca,alpigena)

L’Arum tacheté(Arum Maculatum)

Les Solonacées(genre Solanum type nigrum,dulcamara,tuberosum »la pomme de terre »,la pomme d’amour ou Solanum pseudocapsicum)

Le Tamier (Tamus communis)

La Bryone(Bryona cretica)

Le Daphnée « bois gentil «  dont l’écorce est abusivement utilisée comme anti-rhumatismale

c)Baies noires

La Morelle

Le Phytolaque(Phytolocca Americana)

La Belladone(Atropa Belladona),sa racine est confondue avec

celle de la Bardane

Le Redoul(CORIARA MYRTIFOLIA)

Le LIERRE(Hedera Helix)

Le TROENE(Ligustrum vulgare)

3)SEMENCES ET GRAINES TOXIQUES

Le Genet d’Espagne(Spartium junceum)

Le MIMOSA du Japon(Poinciana gilliesi)

Le DATURA,retiré de la pharmacopée,DATURA STRAMONIUM,plus dangereux que la belladone,détourné en usage toximaniaque

L’IF,variété TAXUS BACCATA

ABRUS PRECATORIUS ou jequirity

Le RICIN,RICINNUS COMMUNIS,toujours d’actualité

4) Les PLANTES DE MONTAGNE

Bien que connues dangereuses ,il n’est pas rare d’assister à des accidents lors d’exercices de survie dit de nomadisation ou encore pendant des séances d’herborisation insuffisament encadreés,et on peut confondre :

L’ACONIT,ACONIT NAPELLUS,avec des petits navets

L’ELLEBORE,VERATRUM ALBUM dont la racine est confondue avec celle de la GENTIANE

LE LAURIER –ROSE dont tous les organes doivent être définivement considérés comme cardiotoxique.

COLCHIQUE et DIGITALE sont à USAGE STRICTEMENT

MEDICAL,aucune dérogation ne peut être possible


Ainsi devant tout accident il faut consulter les centres anti-poisons de proximité,car le pronostic vital est en jeu.

La Faculte de Rouen est équipé d’un cyberservice,ce n’est pas

Le seul : http://www.chu-rouen.fr/ssf/ssf.html


On peut résumer par ordre alphabétique la liste des plantes

Considérées comme dangereuses,en sachant que celle-ci

n’est pas limitative car l’emploi sauvage de plantes est diffi

cilement contrôlable d’autant plus que le marché se mondialise de plus en plus faisant apparaître des plantes

insuffisamment éprouvées,c’est le but de DOC-PHYTO-PLUS






Actée(Cimicifuga racemosa)cette plante est donnée dans la ménopause.L’AFSSAPS a signalé le 20 juillet 2006 42 cas d’accidents hépatiques

Aethsa Cynapupium ou persil fou

Aconit(trop souvent citée dans les pharmacopées asiatiques),très dangereuse

Arnica

Amandes type Prunus Armeniaca,Abrus precatorius

Belladone(Atropa belladona), ne devrait plus être citée dans l’asthme(usage médical)

Bleghiasapidia

Baies de chine :Melia Azedarach

Caulophylum thalictroides

Colchique à usage stictement médical

Conium maculatum

CYCAS (Cycas revoluta)

Cicuta

CHAPARALL ou Larea Tridentata

Daphnée

DATURA(interdit à la pharmacopée)

DIGITALE(usage strictement médical)

DRIMIA Maritima ou oignon de mer

EUPHORBE type euphorbia pulcherrima

HELLEBORE(Helloborus niger) ne devrait plus être citée

dans l’asthme(usage strictement médical)

JATROPA CURCAS

Lobélie(lobélia inflata) même restriction commune à l’héllébore,belladone

Lantana Camara(Sauge rouge)

Gelsenium sempervirens ou Jasmin Jaune

Glorosia superba

Laurier,Nerium oleander

Lolium Temuletum

Laburnum Anagyroïde

LUTHARIA Vulpina,Lichens toxiques

Kalmia latifolia ou laurier des montagnes

Mandragore ,toujours trop cité

MYRISTICA FRAGENS

Mercuriale

MENTHE PULGENIUM neuro et hepatoxique


NARCISSE

Nux Vomica

Phytolacca Americana


PETITE PERVENCHE (Vinca minor)

TABAC

RICIN,Ricinus Communis

RUMEX


Il va sans dire que la liste n’est pas limitative sachant que l’accès à certaines plantes étrangères ouvre la porte non seule

ment à un renouvellement thérapeutique mais aussi aux accidents comme avec le KAVA ou encore cancérogenes

comme certaines plantes chinoises introduites par erreur mais

aussi communes type plantes laxatives.La liste n’est pas close.


PLANTES POTENTIELLEMENT CANCEROGENES


Plantes contenant du SAFROL ou de l’ASAROL(Asarum)

RUMEX

PTERIDIUM AQUILUNUM

Plantes à ANTHRAQUINONE :

RHUBARBE,SENNE,ALOES,BOURDAINE et même GARANCE


PLANTES A ALCALOIDES PYRROLIZIDINES


Ces Alcaloides entrainent des accidents hépatiques imprévisibles,avant tout

TUSSILAGO FARFARA,Tussilage

HELOITROPE,Heliotropium

CYNOGLOSSE,Cynoglossum officinale
SENECON,Seneçio jacobee
SYMPHYTUM,Symphytum officinale

D’autres aussi sont reconnues comme hépatoxiques comme

Le GUI(Viscum Album),KAVA(Piper Methysticum)interdit,

La menthe aquatique type MENTHA PULGENIUM


LE PROBLEME DES MIELS MEDICINAUX


Il faut connaître les miels toxiques ,les abeilles pollinisant les fleurs toxiques.IL faut les éliminer.

La DGCCR,du 29.9.2014 sur 6000  espèces a isolé plusieurs familles toxiques et a insisté tout particulièrement sur la présence d’ALCALOÏDES  PYRROLIZIDINIQUES

CINQ FAMILLES ONT ETE STIGMATISEES

*BORAGINACEE

*ASTERACEE

*FABACEE
*ORCHIDACEE
*APOCYNACEE

On ne peut pas passer sous silence  les procédures de cueillette et ramassages

POLLUTION PAR PESTICIDES OU METAUX LOURDS

POLLUTION BACTERIENNE,(défaut de stockage ou hygiène )et particulièrement le BOTULISME

 

Infections occulaires

phyto027 phyto019

ŒIL

Les infections oculaires

Il existe 5000 kératites par an en France, d’origine bactériennes, (90% des cas). L’infection herpétique de l’œil est estimée à près de 20 000 cas par an.

C’est dire que toute infection de l’œil légitime l’avis de spécialiste car il faut toujours penser à la dangerosité visuelle de l’infection.

Il faudra dans tous les cas;

  • Guérir et soulager

  • Prévenir les complications

  • Prévenir la contamination

  • Au moindre doute consulter un ophtalmologue ou un service d’urgence surtout en cas d’infection dramatiques à Adeno-virus9

Le canevas clinique ne pourra en cas surseoir à un avis médical.

  1. Conjonctivite aiguë

La conjonctivite est la cause fréquente d’œil rouge et impose une règle d’or thérapeutique: ne jamais utiliser d’antibiotiques ou de corticoïdes en première intention et préfère les antiseptiques.

Il faut éliminer une agression oculaire

  • Physique

  • Corps étranger

  • Chimique

  • Solaire

  • Virale

Il faut éliminer les causes sévères associant la triade de gravité

  • Douleurs importantes

  • Baisse d’acuité visuelle évidente

  • Rouge localisé autour du limbe (cercles périkératique)

Toujours rechercher un corps étranger derrière la paupière supérieure.

Causes évidentes:

  • Agents irritants:

    • UV

    • Toxique

    • Fumées

  • Allergiques au cours d’un traitement neuroleptique

  • Contagieuses explosives d’origine virale

  • Infection ORL

  1. Orgelet

Infection aigue circonscrite du bord de la paupière, petit furoncle du cil, nécrose purulente sébo sébacée, staphylocoque doré souvent en cause diabète à rechercher.

  1. Conjonctivite

La plus courante. Inflammation de la membrane muqueuse de la face interne de la paupière, globe oculaire rouge et sensible, prurit, sécrétion purulente, vision respectée chémosis associé, cul de sac conjonctival, inflammatoire, maladie éruptive associée ou non, problème du canal lacrymal bouché (CLB) chez le nourrisson: bactérie, virus, chlamydia, allergique

(Culture + antibiogramme s’imposent).

  1. Uvéite antérieure aigue

Iridocyclite aigue

Unilatéral, douleur du globe = photophobie, gène visuelle, pupille en myosis.

Etiologie

    • Traumatisme corps étranger

    • Virale: herpes, blennorragie, zona, virus

  1. Kératoconjonctivite

    • Hypersensibilité: solaire

    • A distance: infection ORL

    • Diabète

    • Contrôle parasitaire: (Trachome)

  1. Kératite superficielle

  • Inflammation de la cornée

  • Douleur vive – photophobie

  • Paupière avec spasme

  • Vision abaissée

  • Rougeur autour de la cornée

  • Larmoiement

  • Pas de sécrétion

Examen douloureux

Etiologie:

  • Traumatisme, coup d’ongle, lentille de contact

  • Virale, herpes, keratoconjonctivite, zona

  • Bactérienne

  • Fongique

  • 96

Les plantes médicinales utiles en ophtalmologie

  1. Neufs plantes constituent l’essentiel de la pharmacologie ophtalmologique

  1. Formulations phytothérapiques en ophtalmologie

Ces formulations, il faut le rappeler ne remplacent pas l’avis du professionnel de santé.

S’il faut guérir, il faut prévenir les complications surtout dans un contexte épidémique et de signes de gravité associant secrétions purulentes, œdème, larmoiement,

baisse de l’acuité visuelle, gène à la lumière, douleur imposent un avis spécialisé.

Bleuet

Centaurea Cyanus (Composée) – Centaurée, Casse – lunette

Fleur utilisée

  • Contient: flavoïne, pelargonine, cyanine, principe amer

  • Anti-inflammatoire, astringente, apéritives, tonifiante

    • En décoction, 30 g de fleur séchées dans 1 litre d’eau. Laisser 15 minutes.

      • Eau distillée de bleuet

On l’utilisait par le passé dans la toux et comme apéritive.

Plantain

Plantago Major – (Plantaginacée)

Feuille utilisée

  • Mucilage

  • Glucide, tanin, alcaloïde

  • Sels minéraux, soufre

Glucoside iridoïde: aucuboside – anti-bactérienne

Bain: anti-inflammatoire, astringent, cicatrisant, antiseptique

  • Infusion de feuilles séchées 800 g par litre. Laisser infuser 20 minutes, en local dilué à 10%

Les feuilles fraîches calment les piqûres de moustiques.

Par voie orale:

  • Une cuillère à soupe d’infuser, 3 tasses par jour

  • Teinture mère 30 gouttes, 3 fois par jour

Euphraise

Euphrasia officilalis – (Scrofulariacée)

Casse- lunette, herbe aux myopes

Chimie:

  • Tanin

  • Aucuboside

  • Alcaloïde, choline

  • Flavonoïdes – Huile essentielle

Anti-inflammatoire – Astringente – Sédative

Plante entière utilisée

  • Infusion, décoction, hydrolat, teinture mère, huile essentielle

  • Décoction 20g de tiges fleuries séchées pour 1 litre d’eau. Laisser bouillir 10 minutes

L’euphraise est souvent associée au noyer camomille ou arnica.

Souci des jardins

Calendula Officinalis (Composée)

Fleur: pétale de souci utilisé

Chimie:

  • Huile essentielle

  • Acide organique, acide salicylique

  • Principe amer

  • Caroténoïdes abondants

  • Flavonoïdes

Inhibe le Trichomonas (trichomonas)

    • Collyre: teinture mère diluée à 1%

    • Voie buccale: teinture mère 30 à 90 gouttes par jour

Adoucissant, anti-inflammatoire, antiseptique, emménagogue, sudorifique, anti-viral.

Lédon des marais

Ledum Palustris – (Ericacée)

Feuille et sommités fleuries

Chimie:

  • Tanin – Querciétine – Acide organique

  • Huile essentielle (Lédol) par surdosage provoque vomissement et gastro-entérite

Traumatisme de l’œil, on utilise:

  • Teinture mère diluée à 1 / 100 collyre de sérum physiologique + per os 25 gouttes de teinture mère fois 2 par jour.

Dans le passé le Lédon était utilisé dans l’arthrose, la goutte, emetique et expectorant, la feuille en externe adoucit les piqûres de moustiques.

Cinéraire

Cineraria Maritima – (Astéracée Composée)

Alcaloïde: Jacobine

Emménagogue, conjonctivite chronique, cataracte, lucite

  • Teinture mère diluée à 1 / 100

Mélilot

melilotus officinalis

Légumineuses – On utilise les sommités fleuries. Les sommités contiennent:

  • Coumarine

  • Melilotoside

  • Huile essentielle

Pharmacologie:

L’étude bibliographique met en évidence les principales actions du Mélilot.

  • Action lymphagogue: augmentation du drainage lymphatique, action anti-œdémateuse et antiphlogistique (coumarine), action spasmolytique (flavonoïdes).

  • Action sur la circulation sanguine: action vasodilatatrice et hypotensive (flavonoïdes).

  • Action sédative de la coumarine sur le système nerveux central et le parasympathique.

  • Action antispasmodique des flavonoïdes.

Toxicologie:

  • Les quantités de coumarine contenues dans la plante ne peuvent entraîner de toxicité

  • Absence de toxicité d’un extrait de mélilot chez la souris

    • Toxicité de la coumarine chez la souris DL 50: 220mg /kg en IP et 470mg /kg per os

Chez l’homme la coumarine peut provoquer des maux de tête et des troubles du foie.

  • Etude de tératogenèse: pas d’action tératogène chez la lapine

  • Toxicité du mélilot gâté: lors du pourrissement du mélilot, il se forme du dicoumarol, (à partir de la coumarine), dont les propriétés anticoagulantes ont été observées chez l’animal: hématomes, saignements multiples.

Utilisation traditionnelle:

Insuffisance veinolympathique: symptômes de la maladie variqueuse, crampes, lourdeurs, paresthésie, douleurs, œdèmes.

Troubles de la ménopause, syndrome prémenstruel, insomnies, nervosisme.

Indication moderne

  1. Cardiovasculaire:

Il augmente la résistance capillaire favorise la circulation cérébrale, diminue la perméabilité de la paroi vasculaire donc utile dans les varices et hémorroïdes.

  • Huile essentielle à 2 cuillères par tasses, 3 fois par jour

  • Teinture mère 3 fois, 30 gouttes par jour

  • Nébulisât à 0.5g, 2 gélules, 3 fois par jour

  1. Ophtalmologie:

Lotion faite de décoction de sommités fleuries à 20 % pour les conjonctivite et plaies de la paupière.

Myrtille

Vaccinium Myrtillus

On utilise feuille et fruits de cette éricacée.

Chimie:

  • Flavonoides

  • Tanin

  • Glucoside

  • Pigments (anthocyanoside)

Les fruits contiennent de plus acides organique sucre inverti vitamine A, B et C.

La feuille:

Est hypoglycémiante utile chez le senior.

Il faut surveiller les intoxications rares dues à l’hydroquinone, intoxications hématologiques et hépatique due à des ingestions massives et injustifiées de feuilles.

La feuille par son tanin agit dans les gastro-entérites. Le fruit est non seulement astringent mais a une action anti-microbienne utile des gastro-entérites.

Utilisation:

  • Baies sèches, 4 cuillères à soupe par litre d’eau décocté, filtré 2 tasses par jour.

  • Nébulisât 0.5 mg, 3 à 6 gélule par jour

  • Teinture mère: 60 gouttes, 3 fois par jour

En Ophtalmologie:

Infusion de feuilles dans les inflammations des muqueuses de l’œil.

Cassis

Ribes nigrum

Ont utilise fruit et feuille.

Chimie globale:

  • Vitamine C

  • Rutine

  • Tanin

  • Huile essentielle

Utilisation:

  1. Fruit: riche en vitamine P en prévention des accidents vasculaires accidentelle

  2. Feuille: anti-inflammatoire et anti-allergique (cortisone – like)

Le fruit était considéré comme accroissant la faculté visuelle. L’infusé de fruit est utilisé dans la diarrhée, antispasmodique: toux, colique, migraine.

Posologie:

  • Fruit nébulisât à 50mg par gélule, 3 fois par jour

  • Fleurs: 1.5g par tasse, 3 à 4 tasses par jour

Classiquement on associe dans l’arthrose: Fleur cassis, fleur frêne et fleur ulmaire.

Principaux constituants de la feuille de cassis:

  • Eléments minéraux: dont magnésium, phosphore, potassium, cuivre, zinc

  • Flavonoïdes: myrycétol, isorhamnetol, sakuranétine, rutine.

  • Anthocyanes: delphinidol, cyanidol

  • Vitamines: C, B1 et B2

  • Acides phénols et acides animés, huile essentielle, acide quinique, tanins, enzymes (orthodiphényloxydases).

Toxicologie:

Etude bibliographique: Travaux de Racz et Kotilla

  • Toxicité aigue: DL 50: 32g / kg de poids

  • Toxicité chronique: Pendant 6 mois, 3 g de feuille de Cassis n’ont donné aucun signe de toxicité.

Pharmacologie: Etude bibliographique: Travaux de Racz et Kotilla (1977)

  • Action diurétique et salidiurétique:

Etude comparative de l’activité de diverse formes galéniques de cassis chez le rat blanc: les indices diurétique et salidiurétique d’un extrait fluide de cassis son comparables à ceux du furosémide.

  • Action hypotensive et antihypertensive:

Etude sur le chat anesthésie, par rapport à la Tolazoline et Vincadifformine. Facteur anti-hypertenseur maximum à 400 mg / kg – durée d’action plus longue pour le cassis (15-20mm) que pour la substance de référence (5 mm).

  • Propriétés confirmées par l’usage:

    • Antirhumatismal

    • Eliminateur de l’urée et de l’acide urique, antigoutteux

    • Tonique nervin: attribué à la synergie des principes actifs (vitamines et éléments minéraux)

    • Stimulant de S.R.E. (système réticulo endothélial), stimule les défenses de l’organisme.

      • Propriétés justifiées par la pharmacologie:

        • Diurétique et salidiurétique

        • Hypotenseur

          • Emplois:

Traditionnellement utilisé dans les troubles symptomatiques des rhumatismes:

  • Rhumatisme chronique

  • Arthrite

  • Arthrose

  • Goutte

En tant que diurétique dans l’oligurie des coliques néphrétiques, les calculs.

Plantes phytothérapiques ophtalmologiques

Bains oculaires quelque soit la cause:

  • Camomille Romaine (Anthémis Nobilis) Composée

  • Capitule utilisé

Principe actif:

  • Huile essentielle, couleur bleue, le chamazulene

  • Catéchol, tonique amer, coumarine

    • Infusion 150 g de fleurs séchées dans un litre d’eau. Faire bouillir 15 minutes, laisser infuser une heure.

Elle doit être isotonique aux larmes.

Bain d’yeux:

Bleuet:

    • 60 g de fleurs dans un litre d’eau, faire bouillir, laisser infuser ½ heures

Euphraise:

    • 20 g de plante dans un litre d’eau, faire bouillir 15 minutes

Sureau noir:

    • 100 g de fleurs fraîches dans un litre d’eau, laisser infuser 10 minutes

Local:

  • Compresse de feuille fraîche de Benoîte

  • Lavage à l’eau boriquée

Bain d’yeux:

  1. Euphraise plante entière 50 g

Bleuet fleur 25 g

Plantain feuille 25 g

    • 1 cuillère à soupe, 100g d’eau – infusé pendant ½ heures

  1. Plantain feuille 10 g

Mélilot fleur 5 g

Bleuet fleur 5 g

    • Dans de l’eau bouillante 150 ml – infuser 15 minutes

  1. Eau de plantain 50 g

Eau de rose 5 g

    • Mélanger, appliquer en local

Conjonctivite

Lavage:

  • Sérum physiologique

  • Infusions de Camomille Romaine 150 g de fleurs séchées dans 1 litre d’eau + 12 g de chlorure de sodium.

Faire bouillir 15 minutes et laisser infuser 1 heure

Ablation des secrétions avec tampon stérile

Collyre:

  • Décoction: fleur de bleuet – 30g dans un litre d’eau, laisser bouillir 15 minutes

  • Collyre astringent: euphraise plante entière 50 g

Bleuet fleur 25 g

Plantain feuille 25 g

    • 1 cuillère à soupe, 100g d’eau bouillante, infuser ½ heures, filtrer

Infusion de Plantain

    • 80 g de feuilles séchées dans un litre d’eau bouillante, infuser 20 minutes ou associer

  • Plantain feuilles 10g

  • Mélilot fleur 10 g

  • Bleuet fleur 10g

    • Dans 500cc d’eau bouillante

Apres un bain d’œil

Désinfectant

    • Eau de rose 100cc ou lavage oculaire avec Rosa Gallica: 3 pincées de pétales de roses en infusé, filtré.

Fatigue oculaire

Bain d’yeux avec:

  • Feuilles de Plantain 10 g

  • Fleurs de Mélilot 5 g

  • Fleurs de Bleuet 5 g

  • Eau 150g

Conjonctivite

Bain d’yeux avec:

  • Euphrasia teinture mère

  • Lycium teinture mère

  • 25 gouttes dans ½ litre d’eau tiède

Traumatisme de l’œil

  1. Ledum Palustre teinture mère 2 gouttes

Calendula teinture mère 1 goutte

Sérum physiologique 10cc

  • 2 gouttes, 3 fois par jour dans l’œil

  1. Par voie générale

Ledum Palustre teinture mère 30cc

Calendula teinture mère 30cc

  • 3 fois, 3 gouttes par jour

Orgelet

Feuilles fraîches hachées de basilic en cataplasme

Bain tiède:

  • Cerfeuil feuilles 10 g

  • Liciet feuilles 20 g

  • Eau 150cc

Deux congres internationaux ont été consacres à l’Eleuthérocoque:

  • Le premier à Hambourg en 1980 associant la grande Bretagne, l’Allemagne, la Bulgarie, les Etats-Unis, l’Inde, le Japon et la Suisse.

  • Le deuxième congres eut lieu à Moscou, ou furent présent entre autre: V. KOULINA, A. SOROKINA, A. BAKER (Allemagne) et B. HOLSTED (Etats-Unis).

On sait que les premiers grands résultats cliniques furent publiés par le russe BREKMAN.

Son tropisme visuel a été revu. Outre l’amélioration déjà connue de l’acuité visuelle, l’Eleuthérocoque améliore la capacité de différencier les couleurs.

Certains daltoniens se sont mis à voir correctement les couleurs.

On préconise depuis cette plante, chez le conducteur automobile, les scaphandriers et les alpinistes.

Traitement général

  • Calendula officinalis teinture mère ââ 125 ml

  • Ribes nigrum teinture mère ââ 125 ml

  • 70 gouttes fois 3 avant le repas

    • Ribes Nigrum: bourgeon macérât glycériné 1 dose 60 ml

    • Abies Pectinata: bourgeon macérât glycériné 1 dose 60 ml

    • Betula Verrucosa: macérât glycérine 1 dose

    • Eglantier: 50 gouttes × 2 mois

Autres traitement général, draineur cutané et anti-staphylococcique

  • Arctium Lappa Teinture mère ââ qsp 125 ml

  • Viola Tricolor teinture mère ââ

  • 50 gouttes × 3 par jour

    • Arctium Lappa seule en teinture mère 3 fois, 50 gouttes par jour

Les huiles essentielles peuvent être proposées et associées en gélule dosée à 0.01 g d’huile essentielle d’origan, thym, sarriette, girofle.

Certains proposent de faire un aromatogramme sur les secrétions purulentes et distinguent des huiles majeures ou medium.

Les huiles majeures seront le plus souvent proposées de façon séquentielle. Il semble inapproprié de traiter sur un long terme avec les huiles essentielles sachant qu’elles ont une action cumulative, additionnelle, sédatives voire soporifiques.

Certains parlent « d’huiles de terrains » et se réfèrent même à une typologie d’huiles essentielles, l’aromatogramme, véritable antibiogramme des huiles essentielles servent alors de guide sur le mode majeur, medium ou de hasard et sur leur action hormonale spécifique.

Si les huiles essentielles constituent un apport indiscutable sur le plan antibiotique ou antiseptique, il n’en demeure pas moins qu’une surinfection oculaire survenant chez un diabétique justifie impérativement et impose de revoir la diététique et l’équilibre de la glycémie par un traitement approprié.

De même, l’infection en elle-même associée à d’autres symptômes tels que baisse d’acuité visuelle et œdème, déjà évoques ne justifie pas de maintenir une attitude insuffisamment efficace et potentiellement dangereuse sur la fonction visuelle.

Ulcère gastrique et ulcère duodénal

Ulcère gastrique et ulcère duodénal


Renvoi vers symptôme

Le rôle pathogène de la bactérie helicobacter pylori agissant sur la muqueuse gastrique et son implication dans la maladie ulcéreuse gastro-duodénale a totalement transformé la physiopathologie et le traitement de la maladie.

 

L’helicobacter pylori est une bactérie transmise par voie humaine et qui colonise la muqueuse antrale (sortie de l’estomac) entraînant une gastrite aigue, chronique puis atrophique.

L’helicobacter pylori est retrouvé dans l’entre gastrique dans 90% des cas d’ulcère gastrique et 75% des cas des ulcère duodénaux.

 

L’helicobacter pylori infecte 80% des populations défavorisées. 10% des Américains sans ulcère déclaré sont colonisés par les helicobacter.

 

Particularité de l’helicobacter pylori ;

 

  1. L’helicobacter pylori se développe surtout dans les pays sous développés

  2. L’helicobacter pylori est concentrer surtout dans les zones a surpopulation ou dans les foyers

  3. Il est lié à l’insalubrité

  4. Seule compagnon des aliments et des eaux impropres à la consommation

  5. Il se transmet de personne à personne par voie orale ou fécale

  6. 10 à 15% des personnes infectés par l’helicobacter développe un ulcère

 

L’ulcère est ces complications sont responsable des 15 000 décès par an aux Etats-Unis.

20 à 25% des adultes en France sont infectés par l’helicobacter.

 

L’helicobacter pylori cité par la revue « Nature » le 7 février 2007, a démontré sa présence dans l’estomac de 80 à 95% des personnes vivant dans un pays en voie de développement et 1/3 dans les pays industrialisés.

 

L’helicobacter est le compagnon clandestin du passager de l’homme depuis 60 000 an. L’helicobacter se niche dans l’estomac depuis 60 000 an et suit l’homme dans sa migration, partant de l’Afrique pour se répandre en Europe, en Asie et en Amérique (Travaux de Linz).

 

Classiquement la typologie de la gastralgie témoigne de la localisation de l’ulcère même dans la chronicité. Typiquement la douleur est rythmée par les repas (post prandiale et nocturne) et périodique (printemps et automne).

 

Le caractère capricieux de l’expression de la gastralgie mais surtout l’obligation de demander une imagerie gastrique et surtout une fibroscopie qui permet de localiser l’ulcère, d’isoler l’helicobacter, car outre le danger évolutif propre à l’ulcère, la différenciation cancéreuse est toujours d’origine gastrique, voire gastrique, voire gastrique haute (bas œsophage).

 

Le test respiratoire à l’urée et une sérologie de l’helicobacter peuvent aider au diagnostic mais dans tous les cas, il faudra imposer et accepter l’usage de la fibroscopie qui seule permettra de faire la différence et d’imposer un traitement de sept jours associant un inhibiteur de la pompe à protons et deux antibiotiques type amoxcycilline et clarethomycine.

 

Ce traitement fait passer le taux de récidive à un an de 75% à 5%. L’ulcère gastrique doit toujours être surveillé pour éliminer un cancer.

Dans les phases creuses on pourra s’aider par d’autres traitements type phytothérapique qui éviteront une certaines iatrogènes thérapeutiques, personne ne pourra le nier.

 

 

Evolution et coup du tabac de l’ulcère

 

  1. La rechute

 

Il faut toujours éliminer un cancer. L’infection chronique de l’helicobacter entraînant gastrite atrophique, dysplasie cellulaire et cancer doit toujours être présente à l’esprit et qui impose le réflexe de la fibroscopie.

 

Réflexe d’autant plus important si l’on sait que le cancer du tiers inférieur de l’œsophage peut se manifester de la même manière qu’un ulcère gastrique.

Le piège essentiel est de savoir que 50% des cancers du tiers inférieur de l’œsophage sont des adénocarcinomes qui se comportent cliniquement comme un cancer gastrique.

 

Le diagnostic précoce par la fibroscopie peut sauver chirurgicalement un tiers des patients ayant des cancers distaux (gastrique et oesophagien).

 

 

  1. L’hémorragie

 

Qui peut être un mode d’entrée de l’ulcère véritable urgence souvent induite par un anti-inflammatoire qui provoque un ulcère dans 3 à 4 % des cas. L’hémorragie ulcéreuse due aux anti-inflammatoires étant de 1.5% des cas.

 

 

  1. La perforation d’ulcère

 

Urgence chirurgicale.

 

 

  1. La sténose du pylore

 

Rare et tardive survenant sur des ulcères négligés ou récidivent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Facteurs de risques gastro-toxique inducteur d’accident

 

  1. Anti-inflammatoire

  2. Aspirine

  3. Anticoagulant

 

Et d’autant plus que l’on s’adresse a une personne de plus de 60 ans sans protecteur d’antiacide.

 

 

Facteurs favorisants de l’ulcère

 

  1. Alcool

  2. Café

  3. Epices

  4. Tabac

  5. Stress, tension psychique (Ulcère de contrainte)

 

Facteurs qu’il faudra corriger.

 

 

Phytothérapiques de l’ulcère gastrique et de la gastrite

 

  1. Plantes antispasmodiques gastritiques

 

  1.  
    • La mélisse

 

Dont on utilise la tige feuillée antispasmodique, carminative et sédative.

Utilisé en infusion et en teinture mère 50 gouttes 3 fois par jour.

 

  • Citronnelle Cymbopogon

 

Que l’on utilise en infusion ou en teinture mère.

 

  • La marjolaine Origanum majorana

 

Dont on utilise l’huile essentielle 3 à 9 gouttes par jour ou les sommités fleurie qui sont sédatifs, spasmolytique que l’on utilise en infusion.

 

  • Le basilic Ocimum basilicum

 

Dont on utilise les sommités fleurie sédatif et spasmolytique.

Il faut savoir que le basilic contient des huiles essentielles dans ses sommités fleuries variant de 0.02 à 1.5% de plante sèche.

 

On lui connaît quatre chemotypes ;

  • le basilic méditerranéen : riche en linalole et estragole

  • le basilic de Bulgarie ; riche en estragole et linaole et dérivés méthyle synamate

  • le basilic de Java ; riche en eugénol ressemblant alors à la girofle

  • le basilic de la Réunion ; qui par ses composant ressemble à l’estragon

Le basilic est donc connu pour ses propriétés antispasmodique, eupeptique. La poudre de basilic est utilisée comme dans le coryza chronique son huile essentielle est antimicrobienne.

 

  • Le mélilot

 

Dont on utilise les sommités fleurie qui a les mêmes actions que le basilic, que l’on utilise en tenture mère et en infusion.

 

  • L’aspérule odorante Asperula Odorata

 

Dont on utilise les sommités fleurie est qui a une action superposable a celle du mélilot.

 

  • La passiflore Passiflora incarnata

 

Dont on utilise la teinture mère 80 gouttes, 3 fois par jour ou l’infusion.

 

  • L’oranger amer ou bigaradier

 

Dont les fleur sont antispasmodique, sédative et hypnotique.

On utilise l’huile essentielle de néroli 3 à 9 gouttes par jour.

 

  • La ballote fétide Ballota fetida

 

Dont on utilise la tige et la feuille qui est antispasmodique et sédative.

 

Quelques formules que l’on peut proposer comme antispasmodique ;

 

  • Teinture mère de mélisse

  • Teinture mère de mélilot

  • Teinture mère de ballote

    • 50 gouttes 3 fois par jour

  •  
    •  
      • Huile essentielle de marjolaine

      • Huile essentielle de basilic

      • Huile essentielle de néroli

  • Pour une gélule dosé a 0.015

 

  1. Phytothérapie de type pansement gastrique

 

  • Le peuplier Populus nigra

 

Dont on utilise le charbon en poudre jusqu’à 20g par jour.

 

  • La pomme de terre Solanum tuberosum

 

Dont le suc a un pouvoir tampon de type atropinique, on prend ½ verre 3 fois par jour.

 

 

 

  • Le bouillon blanc Verbascum thapsus

 

Emollient par ses mucilages et par ses saponosides il est anti-inflammatoire.

On utilise les fleurs en infusion ou un décocter de feuille et de racine 30g par litre.

 

  • Le lin Linum usitatissinum

 

Qui a une caractère émollient qui contient un mucilage uronique qui est laxatif 3 cuillères a soupe par tasse.

 

  • La mousse d’Irlande ou Carrhagheen

 

Qui est antiseptique est antiulcéreuse, on donne une cuillère a soupe par litre.

 

On peut utiliser dans la même indication la pulpe d’orange et le citron.

 

 

  1. Les plantes anti-inflammatoires gastriques

 

  • La griffe du diable Harpagophytum procombens

 

Utilisé en décoction 3 à 9 g par jour.

 

  • La guimauve Althea Officinalis

 

Dont on utilise la poudre de racine 1 à 3g par jour ou fleur et feuille en infusion une cuillère à dessert par jour.

 

  • La camomille romaine Anthemis nobilis

 

Dont on utilise les capitules qui sont antispasmodique par les poly phénols et anti-inflammatoire par le chamzuléne.

On utilise cinq têtes par tasses en infusion. L’huile essentielle peut être utilisée jusqu’à 12 gouttes par jour.

 

On sait que la camomille est un tonique amère et antispasmodique elle est utile dans les crampe d’estomac, les spasmes intestinaux, les coliques, la migraine, la névralgie faciale, la grippe et la conjonctivite.

 

D’autres plantes sont utilisées comme anti-inflammatoire gastrique ;

 

  • La pivoine

  • Le bouillon blanc

  • Le millefeuille

  • La tormentille

  • La matricaire

 

La matricaire est utilisé comme antispasmodique et a un pouvoir antimicrobien et antifongique.

Elle est cholérétique léger, elle a une action anti-inflammatoire et agit sur l’ulcère gastrique.

On peut l’utiliser en infusion 1 à 3 cuillères à café pour 100cc d’eau en poudre, en nébulisât.

Une formule est utile dans l’ulcère gastrique combinant ;

 

  • le nébulisât de matricaire à 0.30g

  • et le nébulisât de réglisse à 0.10g

    • Pour une gélule 2 gélules, 3 fois par jour

 

  1. Les plantes anesthésiques de contact qui agissent sur la muqueuse gastrique

 

  • La menthe poivrée

 

Dont on utilise les sommités fleuris l’huile essentielle est anesthésique les composant flavonïque sont antispasmodique.

On l’utilise en infusion, en nébulisât et en huile essentielle 3 à 6 gouttes par jour.

 

Dans le même état d’esprit comme anesthésique de contact on peut utiliser ;

  • la pivoine

  • la matricaire,

  • la griffe du diable

 

  1. Les plantes cicatrisantes gastriques

 

  • Le millefeuille Alchillea Millfeolium

 

On utilise les sommités fleuries en infusion 30 g par litre, c’est un antispasmodique, cicatrisant et anti-inflammatoire.

 

  • Le millepertuis Hypericum perforatum

 

Dont on utilise les sommités fleuries qui a une action astringente, sédative, cicatrisante et on connaît son pouvoir antidépresseur.

 

  • Le souci Calendula officinalis

 

Dont on utilise les fleurs en infusion 30g par litre comme cicatrisant et antispasmodique.

 

On cite comme plante cicatrisante l’aristoloche mais qu’il vaut mieux ne pas utiliser.

 

Une formule est utilisée dans l’ulcère gastro-duodénal ;

 

  • Ficus carica en bourgeon macériné à 1D

    • 50 gouttes à 100 gouttes par jour

 

  • Salicaria en teinture mère

    • 50 gouttes à 60 gouttes par jour

 

  • Fragia vesca en teinture mère

    • 25 gouttes à 50 gouttes par jour

 

 

S’il existe une gastrite associée et dyspepsies on peut associer ;

 

  • Ficus carica en bourgeon macériné à 1D

    • Dés le réveil 50 goutte le matin

 

Une composition antispasmodique associant ;

 

  • Le saule en teinture mère

  • 25 à 50 gouttes par jour

  • Et l’origan en teinture mère

  • 25 à 50 gouttes par jour

 

Le soir on peut donner ;

 

  •  
    • Le cethranthe Centrantus ruber en teinture mère

      • 25 à 50 gouttes le soir

 

Des plantes stimulantes associant ;

 

  •  
    • Melissa officinalé en teinture mère

    • L’hysope en teinture mère

  • 25 gouttes à midi

 

En cas de lenteur digestive on peut remplacer l’hysope par le ményanthe en teinture mère

Et en cas de repas copieux on peut donner ;

 

  • Ananassa sativa en teinture mère

    • 50 gouttes

 

En cas de gastrite surtout s’il existe des nausées, vomissement et une mal digestion ;

 

  • La menthe Mentha piperata

 

Dont on utilise la feuille. Qui a une action moins importante que la camomille a plutôt une action par son huile essentielle antalgique et légèrement désinfectante, elle est spasmolytique et carminative.

Mais la menthe ne doit pas être utilisé s’il il existe une colopathie associé.

 

  • La mélisse Melissa officinalis

 

Elle est souvent donnée dans les troubles digestifs divers de plus elle aide a dormir, elle soulage les palpitations, elle enlève les flatulences c’est la plante des nerveux roteurs et péteurs. C’est le tranquillisant des nerveux dyspeptique.

 

Associé à la menthe la mélisse augmente l’action de la menthe par ses effets sédatifs qu’il faut donner en deux parties égales avant de dormir.

 

 

 

 

La plante anti-inflammatoire, antispasmodique qui réduit les flatulences et ces gênes occasionnées demeure la camomille romaine Anthémis nobilis.

 

Cette plante a une action rapide sur les plaintes d’origine gastrique et les spasmes intestinaux. C’est le traitement par excellence des douleurs aigues et chronique gastrique qui persiste en durée car elle s’attaque directement au processus inflammatoire.

C’est une plante qui a un apport important dans l’ulcère gastrique accompagné de gastrite.

 

On sait que la camomille romaine a une action particulièrement nette sur les toxines bactériennes. Le caractère bactéricides et antispasmodique de cette plante en font un traitement adapté aux infections des voies aériennes supérieures et des colites.

 

  • Le thé Camellia sinensis

 

Est souvent cité comme stimulant, antibactérien, diurétique, antidiarrhéique et agissant sur la gastrite. On donne 3g 3 fois par jour.

 

De même le gingembre Zingiber officinalis dont on utilise le rhizome 0.7 à 4g, 3 fois par jour qui agit sur la perte d’appétit, les nausées et les vomissements.

Mais il faut savoir que le gingembre a une interaction médicamenteuse avec ;

 

  • Les anticoagulants

  • Les traitements cardiaques

  • Les traitements diabétiques

 

Le gingembre a une contre-indication formelle chez;

 

  • Femme enceinte

  • Enfant de moins de 6 ans

  • Risque ou également calcul biliaire

 

 

  1. Les plantes stimulant la sécrétion gastrique

 

  • La gentiane jaune Gentiana lutea

 

Dont on utilise la racine qui augmente la sécrétion et la mobilité gastrique, elle est légèrement irritant.

On utilise la poudre à 1g et le nébulisât 0.05g par gélule. Il décrit des réactions hépatiques avec la gentiane.

 

  • La petite centaurée Erythraea centaurium

 

Qui a une action identique à la gentiane mais de plus est laxative. On l’utilise en infusion.

 

 

 

 

 

 

  1. Les plantes antiulcéreuses

 

  • La matricaire Matricaria Chamomilla

 

Dont les capitules sont riche en chamazulène qui ont un effets cicatrisant. L’huile essentielle est anesthésique, spasmolytique et sédative.

Elle doit être donnée entre les repas en infusion ou en huile essentielle.

 

  • La réglisse Glycirriza glabra

 

Dont on utilise la racine qui accélère la sécrétion du mucus gastrique et qui diminue la sécrétion en pepsinogéne.

 

La réglisse fait partie des 50 plantes majeures Chinoise. Son composant essentielle est la glyrrhizine.

Les études pharmacologique ont montrée que son action est efficace a plus de 70% sur l’hépatite chronique.

 

La réglisse a une action ;

 

  1. De protection hépatique, elle s’oppose à la ballonisation de la cellule hépatique est restaure rapidement les zones nécrotiques et abaisse le taux des transaminases.

 

  1. C’est un anti-inflammatoire et un antiallergique.

 

Sa pharmacologie est parfaitement connue ;

 

  1. La réglisse a une action de type adrenocorticoïde ;

  • Elle agit comme la dehydrocortisone

  • Réduit le sodium et augmente les ion potassium

  • Elle a donc une action de type glucocorticoïde qui accroît et prolonge l’action de la cortisone

 

  1. Action anti-inflammatoire et anti-anaphylactique ;

  • La réglisse a une action similaire à la cortisone

  • Elle inhibe la perméabilité des capillaires

  • Elle a une action de type antihistaminique

 

  1. Action digestive ;

  • La réglisse s’oppose à la formation de l’ulcère gastrique

  • Elle abaisse la sécrétion acide gastrique

  • C’est un antispasmodique qui inhibe l’action de l’acétylcholine ou de l’histamine

 

  1. Elle a une action de détoxication ;

  • Elle neutralise la toxine diphtérique et tétanique

 

 

 

 

  1. La réglisse a une action sur le métabolisme des lipides ;

  • Sur le sujet normal, elle n’a aucune action

  • Sur le sujet hypertendu, elle abaisse le taux de cholestérol

 

  1. La réglisse a une action cholagogue ;

  • Elle augmente la sécrétion de la bile

  • Elle diminue la bilirubine sanguine et augmente sa sécrétion urinaire

 

  1. La réglisse a une action pulmonaire

  • Antitussive et diminue la sécrétion du mucus

 

En conclusion, la réglisse est donc une plante anti-inflammatoire qui a une action remarquable sur l’ulcère gastrique, et son action anti-hépatotoxique de la glycyrrhizine n’est pas expliqué par son action de type corticostéroïde, mais par une action anti-oxydative.

 

Il faut rappeler le risque important d’intoxication par la réglisse qui peut être utilisé de façon inconsidéré provoquant une hypokaliémie liée à la cumulation intra rénale de cortisone.

Il existe parfois une hypertension artérielle mais qui régresse à l’arrêt de la réglisse.

En cas d’intoxication avère par la réglisse, l’hypertension artérielle n’est pas constante mais l’hypokaliémie elle est constante.

 

On a décrit des hypokaliémies sévères ne s’accompagnant pas d’hypertension artérielle, il faut dans tous les cas arrêter définitivement la prise de réglisse.

En 15 jours d’arrêt de cette intoxication, l’activité enzymatique qui règle le métabolisme du cortisol sérique va se normaliser et hypokaliémie va régresser. Mais cette régression du potassique est toujours lente et peut prendre plusieurs semaines ou mois.

Il est parfois nécessaire de faire des apports potassiques par voie orale pendant plusieurs mois.

 

 

Autres plantes antiulcéreuses ;

 

  • La pivoine

 

Dont on utilise la racine qui est riche en poenol qui est antispasmodique, anti-inflammatoire, analgésique et qui inhibe la sécrétion d’acidité.

Elle peut être associé avec la réglisse en poudre ou en teinture mère.

 

  • Le chou Brassica Oleacea

 

On utilise le jus de choux cru.

 

  • Tomentille Potentilla tomentilla

 

Dont on utilise les racines riches en polyphénol et en tanin.

 

  • L’aristoloche Aristolochia clematitis

 

Dont on utilise le rhizome qui a un pouvoir cicatrisant mais dont il ne vaut mieux pas utiliser cette plante.

  • Le petit boucage Pimpinella saxifraga

 

Dont on utilise la racine.

 

  • La mousse d’Irlande

 

Dont on a déjà vu le mode d’action.

 

Certaines formules sont adaptées à certains types de patient ;

 

  1. Le nerveux gastritique

 

Où on associe ;

 

  • Menthe feuille à 20g

  • Mélisse feuille à 20g

  • Plus un extrait fluide de camomille 20 gouttes

 

  1. Les tabagiques alcooliques avec gastrique chronique

 

Où on associer ;

 

  • Le fenouil graine

  • La menthe feuille

  • La mélisse feuille

  • Le calamus racine

  1.  
    • 20g de chaque

 

  1. La gastrite simple

 

Avec son intolérance aux sucres, aux sauces, aux acides, on donne alors ;

 

  • Camomille fleur 50g par jour

 

  1. En cas de douleur gastrique aigue

 

Outre la matricaire déjà vue on peut utiliser ;

 

  • Le thé noir pendant 1 ou 2 jours

 

Où on peut associer ;

 

  • Le thé feuille

  • La centaurée herbe

  • L’absinthe en plante entière

  • 50g de chaque

.

 

 

  1. En cas de gastroentérite avec problème vésiculaire

 

On peut proposer ;

 

  • Carum carvi en graine 10g

  • Fenouil graine 10g

  • La menthe feuille 30g

  • La camomille fleur 10g

  1.  
    • Le tout en décoction

 

  1. En cas de flatulence avec gastroentérite ou colite spasmodique

 

On peut associer ;

 

  • Carum carvi graine

  • Fenouil graine

  • Camomille fleur

  • 10g de chaque pour une décoction

Acnée Juvénile

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L’acnée juvénile

L’acnée se traduit par des pustules ayant une prédilection pour le visage, affection qui touche deux millions de personnes.

On distingue quatre types d’acnées ;

  1. L’acnée

Qui est un trouble de la kératinisation du canal pilosébacée aggravé par l’hyperséborrhée et certaines bactéries en particulier le Propionibacterium acnes.

  1. Les acnées médicamenteuses, que l’on doit écarter induites par ;

    • Corticoïde

    • Androgène

    • Ioniazide

    • Vitamine B12 injectable

    • Sels de lithium

  1. L’acnée rosacée

Qui est une affection papulo-pustuleuse des joues et du nez, d’étiologie inconnue.

  1. La dermite péri-orale

Induite par l’application répétée de corticoïdes fluorés.

Problèmes posées par l’acnée juvénile

Nous avons vu qu’elle touche deux millions de personnes.

  1. Elle touche 80% des adolescents débutant en règle générale à 12 ans chez le garçon et 13 ans chez la fille, correspondant à la puberté.

  1. DSC_0096 3Il existe un caractère héréditaire

  1. L’acnée s’aggrave ou apparaît dans la période prémenstruelle chez la fille ou récidive pendant la deuxième partie du cycle menstruelle.

  1. L’acnée s’améliore l’été mais le soleil peut induire une acnée solaire surtout en automne. L’effet solaire et d’autant plus pervers que certains traitements ne sont par compatible avec l’exposition solaire (cycline, les traitements par isotrétinoïne).

Il faudra éviter les crèmes pour peau sèches et mettre des crèmes grasses non comédogène et éviter les crèmes parfumées qui sont sensibilisantes ou irritantes.

  1. Dans l’acnée il existe un facteur hormono-dépendant, la cellule sébacée étant un récepteur d’hormone mâle.

Devant toute acnée, il faudra rechercher les facteurs favorisants ;

  1. Génétiques

  1. Hormono dépendant

  1. Kératinisation anormale

  1. Les germes résidents dans les follicules

  1. Les frottements répétés par exemple, les mentonnières des casques des footballeurs américains.

  1. Le climat humide

  1. Le soleil

  1. Les cosmétiques gras et occlusif et qui sont comédogènes

  1. Professionnel avec le chlore, le brome et l’iode

  1. Les médicaments déjà entrevus tel les corticoïdes, la vitamine B12, les antidépresseurs, les androgènes

  2. .Download-18

    1. Principe de base de préparation en phyto-cosmétologie

Le traitement phytothérapique de l’acnée pose de faite les principes de base de préparation en phyto-cosmétologie est le traitement approprié à l’acnée.

La liste des plantes utilisées et validées dans la tradition dans les maladies de la peau est longue. Et certains contestent la validité de pratiques qui n’auraient pas ou insuffisamment de supports scientifiques.

La bardane est citée comme exemple dans sa proposition anti-staphylococcique malgré tout vérifiée par l’usage et les tests in vitro.

Dans tous les cas, il faudra proposer un choix et en cas de litige le professionnel de santé vous guidera. Toutefois il faudra toujours s’assurer ;

  1. Du caractère non allergisant de la plante ou de l’absence de caractère photosensibilisant.

  1. Son réel pouvoir antibiotique ou antiseptique qui lui confère entre autre la présence d’une huile essentielle.

  1. Se méfier du caractère trop rubéfiant de certaines plantes que l’on utilise à cet effet.

  1. Bien sûr, s’informer de l’éventuelle toxicité.

On peut préparer les plantes après un stockage de courte durée en atmosphère sèche contrôlée c’est-à-dire sans poussière, sans bactérie et sans parasite.

  1. Les extraits hydro glycoliques obtenus par macération prolongée de plante finement broyés libérant les huiles essentielles et insaponifiable qui sont des extraits de préparation industrielle.

  1. les extraits huileux qui sont des macérations de plante fraîche dans une huile végétale inerte et inodore. L’huile végétale fournit par la plante convient le mieux pour solubiliser l’insaponifiable de la plante.

  1. Application en plante fraîche sur la peau que l’on peut définir par les actions suivantes:

    • Kératolytique : chélidoine, myrte

    • Anti-tache noire (ephilides) : persil et tilleul. Dont la fonction dans ce sens n’a pas été vérifiée

    • Les plantes anti-vergetures : la prêle, le lierre, l’algue, le lilium tigrinum.

    • Anti-sénescente (contre le vieillissement de la peau) : hamamélis, houblon, noisetier, consoude.

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Plantes décongestives ou anti-inflammatoires

Elles sont nombreuses :

  • Algues

  • Armoise

  • Arnica

  • Bellis perennis

  • Brunella

  • Câpre

  • Concombre

  • Hamamélis

  • Hysope

  • Laitue

  • Marron d’Inde

  • Mauve

  • Menthe

  • Millepertuis

  • Noisetier

  • Pariétaire

  • Passiflore

  • Persil

  • Reine des prés

  • Sauge

  • Sureau

  • Tilleul

  • Tussilage

  • Véronique

  • Verveine

Action rubéfiante

  • Ail

  • Asa foetida

  • Raifort

  • Arnica

  • Bryone dioïque

  • Capucine

  • Genévrier

  • Myrte

  • Myrrhe

  • Oignon

  • Piment

  • Pin

  • Romarin

Action anti-eczémateuse contre l’irritation

  1. La guimauve on utilise 5g pour 500ml d’eau on peut associer la guimauve avec la mauve et le plantain.

  1. Le concombre frais passé à la moulinette.

Action emolliante et hydratante des plantes

  • Bardane

  • La camomille

  • Le coquelicot

  • Le fenugrec

  • Le noisetier

  • La pensée

  • Le sureau

  • Le tilleul

  • Le tussilage

Action astringente liée au tanin

  • Aubépine

  • Bleuet

  • Bouleau

  • Géranium

  • Hamamélis

  • Myrte

  • Ortie

  • Ratanhia

  • Saule

Action liée aux composants hormonaux œstrogènes

  • La sauge

  • Le lierre

  • Le houblon

Action d’une plante à pouvoir eutrophique et vasodilatateur

  • Le calendula officinalis ou Souci du jardin

  1. Les plantes a tropisme d’action cutanée

Dans toutes les affections dermatologiques, on est toujours amené à proposer ce qu’on appelle des plantes de drainage dermatologique.

Le terme de drainage dermatologique est inapproprié, il vaut mieux parler de plante à tropisme d’action cutanée et que l’on peut utiliser soit seule ou associé.

Utilisation qui tiendra compte des structures évolutives de la maladie et du terrain de la maladie sur lequel elle évolue.

Par exemple, affection cutanée sur terrain hépatique, post-hépatitique, terrains rhumatismaux.

Il existe quatre plantes à tropisme dermatologique, la bardane, le cresson, la pensée sauvage et la saponaire.

  1. La bardane ou grande bardane Arctium Majus

Qui est une composée, la partie utilisée est la racine et les feuilles.

Chimiquement, elle contient:

  • de l’inuline

  • des sels de potassium

  • de huile essentielle dans la plante fraîche

  • des tanins

  • du phytostérol

  • un principe amer

  • et dans sa racine, il existe un composant hypoglycémiant

Ces principales propriétés médicales sont:

  • cholérétique

  • diurétique

  • utile dans la goutte

  • dans les rhumatismes

  • elle agit dans l’eczéma

  • elle agit dans les affections cutanées à staphylocoque

  • l’acnée, la séborrhée

On conseil en traitement:

  • une décoction de racine de bardane 30g à 40g par litre donnant 50ml par jour

  • un extrait mou stabilisé 0.6g à 2g par 24 heure

  • un nébulisât 0.3g à 1g par litre par jour

La grande bardane ou Actium Majus peut être associé avec d’autre plante.

  • Extrait mou de bardane à 0.20g

  • Avec poudre de réglisse pour une pilule 6 à 8 pilules par jour

  • Extrait mou de bardane 20g

  • Pour un sirop simple 400g

    • 9 à 10 cuillères par jour

  • Extrait mou de bardane 8g

  • Elixir de garrus 80g

  • Sirop simple 200g

    • Le tout 2 à 3 cuillères à soupe par jour

      • La pulpe fraîche de la bardane et son décocté en compresse est utilisée en local pour l’eczéma, l’acnée et la séborrhée de la face.

      • La feuille fraîche avec du vinaigre salé à 8 ‰ et utilisée en application pour les articulations douloureuses.

      • L’infusion sucrée de feuille de bardane est utilisée en gargarisme pour traiter les amygdalites et les gingivites.

  1. Le cresson Nasturtium officinale

Qui est une crucifère. La partie utilisée de la plante est la plante entière fraîche.

Le cresson contient :

  • du fer

  • du manganèse

  • de l’iode

  • du calcium

  • de la vitamine A, C et D en petite quantité

  • un hétéroside sulfuré qui en se décomposant a une action irritante sur la peau

Propriété pharmacologique du cresson :

  • Diurétique

  • Dépurative

  • Anti-scorbut

  • Comparé è l’huile de foie de morue

On l’utilise en suc de cresson frais maximum 250g par 24 heure.

On peut le donner en association dans le sirop de raifort composé qui associe:

  • Feuille fraîche de cochléaire 1000g

  • Feuille fraîche de cresson 1000g

  • Racine fraîche de raifort 1000g

  • Feuille sèche de ményanthe 100g

  • Zestes d’orange amère 200g

  • Cannelle de Ceylan 50g

  • Vin blanc 4000g

  • Sucre blanc 5000g

Composition dite dépurative associant :

  • Racine de saponaire 30g

  • Cresson 30g

  • Petite centaurée 30g

  1. La pensée sauvage Viola Tricolor

Qui est une violacée dont on utilise la plante entière et la fleur fraîche.

Chimiquement, elle contient :

  • des mucilages

  • des flavonoïdes

  • des saponosides

  • des tanins

  • des sels de calcium et de magnésium

  • de l’acide salicylique (aspirine)

Propriétés médicales :

  • c’est un dépuratif

  • laxatif léger

  • diurétique

  • il est actif dans l’eczéma, l’impétigo, l’acnée

  • il est surtout utilisable en usage externe et interne dans le traitement de l’acnée

Il faut savoir qu’il était utilisé dans le traitement des croûtes de lait du cuir chevelu du nourrisson.

Le traitement, on peut le prendre;

  • En infusion 10g par litre où il a une action uniquement thérapeutique légère, à 60g par litre la pensée sauvage a une action purgative.

  • On peut utiliser l’extrait fluide de pensée sauvage 1g à 2g par jour

Les associations sont possibles :

  • Plante fleurie de pensée sauvage 100g

  • Eau distillée 1500g

  • Sucre blanc

Ou une autre association utilisant:

  • L’extrait aqueux de pensée sauvage à 3g

  • Un sirop simple 150g

    • On peut donner 2 à 4 cuillères à soupe par jour

  1. La saponaire Saponaria officinalis

Qui est une caryophyllacée, dont la partie utilisé est la racine et le rhizome.

Chimiquement on retrouve ;

  • Saponoside

  • Des sels minéraux

  • Des glucides

  • Et surtout de la vitamine C

Propriété médicale :

Elle est diurétique, cholérétique. Il faut savoir que cette plante après une longue macération peut donner des signes d’intoxications tel agitation, hallucination, délire.

Elle est utile dans le traitement de l’urticaire, l’eczéma et on la retrouve souvent dans les formules de traitement de l’arthrose.

Il est dit que la saponaire a une action antitoxique dans les intoxications médicamenteuses, ce qui reste encore à prouver.

Traitement par la saponaire

On utilise une décoction de racine en courte durée à 40g par litre ou en extrait fluide 1g à 2g par 24 heure.

On peut utiliser des associations

Diurétique associant;

  • Racine de saponaire 60g

  • Racine d’ononis 20g

  • Racine de bouleau 20g

Une formule dite dépurative, associant;

  • Racine de saponaire 30g

  • Cresson 30g

  • Petite centaurée 30g

La saponaire seule peut être utilisé en décoction pour traiter des angines en gargarisme, angine de type virale.

Problèmes posés par le traitement de l’acnée

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Depuis 1996 s’est développé une résistance au antibiotique (érythromycine et cycline) que l’on donne dans l’acnée.

70% des souches du germe propionibacterium sont résistantes à l’érythromycine, 30% à la tétracycline et à la dixocycline, 8% à 10 %, à la mynocycline.

Il a été observé un transfert passif de résistance aux antibiotiques d’un patient à un autre, ratio passant de 41% à 85%.

Ce problème de résistance soulève de nombreuses questions sans réponse convergente et il est difficile, d’émettre des recommandations visant à un bénéfice optimal pour le patient en pratique courante. (Journée de dermatologie de Paris du 5 au 9 décembre 2006)

S’il est formulé que l’acnée peut évoluer spontanément vers la guérison vers l’âge de 30 ans, il semble tout à fait raisonnable vu les problèmes thérapeutiques exposés de résistance des antibiotiques, de proposer des traitements de phytothérapie dés l’installation de l’acnée juvénile.

Acnée qui sommes toutes évolue de 13 à 30 ans, espace qui laisse une place largement justifié à un traitement phytothérapique qui n’entraînera pas de toute façon de résistance, type résistance bactéricide ou antibiotique.

Dans un premier temps, il faut nettoyer la peau acnéique;

  1. Détersion végétale pour une peau grasse avec:

    • le concombre

    • le calendula

    • le bleuet

    • le tilleul

    • et la camomille

  1. Si le cuir chevelu présente des cheveux gras, on proposera également:

  • Une décoction de Bois de Panama

  • Un traitement par la saponaire

Formulation à laquelle, on peut associer:

  • fleur de sureau

  • de coquelicot

  • ou la sauge

  1. En cas d’irritation et d’inflammation:

  • Mauve ou guimauve en décocté à 30‰ donneront d’excellent résultats.

  1. Il faut proposer une action anti-infectieuse, par:

  • La grande bardane Arctium Lappa en nebulisat à 0.4g, 2 fois par jour ou en teinture mère, 3 fois 50 gouttes par jour

Que l’on peut associer avec l’huile essentielle de cannelle de Ceylan dosé à 0.02g par gélule en donnant 6 gélules par jour.

Si cette huile de cannelle de Ceylan est mal toléré, on pourra associer trois huiles essentielles majeures que son

  • l’origan,

  • la sarriette

  • et le thym

  • En association en gélule à 0.15g par gélule, 2 gélule 3 fois par jour

La levure de bière Saccharomyces Cerevisiae

A un effet antibactérien et bactéricide, elle est riche en vitamine A, B et PP, est un complément indispensable important dans les infections cutanées.

Culture: Levure haute, beaucoup d’alcool

Levure basse, moins d’alcool

Poudre: jaune, beige

Composition:

  • Sèche 8% d’eau

  • Matières minérales, phosphate K

  • 30% glucides :Tréhalose polyose

  • 2 à 3% de lipides: ergostérol, lécithine, zymostérol, phosphorés

  • Protides : glutathion, aminoacide, protéique

  • Vitamine PP, A4, M1, M2

  • Groupe B

  • L1, L2 (lactation)

  • Antibactérien – bactéricide

Complément de traitement:

  • Furoncle, dermite, externe ou interne

  • Antianémique

  • Vieillard dénutri

  • Enfant croissance

  • Femme enceinte et allaitement, cure discontinue

  • Antinévritique

  • Crampe, nervosisme, spasmophilie

  • Insomnie

  • Antipellagreuse

  • Impétigo – anthrax – orgelet

Valeur alimentaire

Toxicologie:

  • Formation d’alcool à partir des sucres, discontinue en cure

  • Richesse en bases puriques, ne pas donner dans la goutte

Posologie:

  • 3 cuillères à café sur cruditées par jour en 3 prises

  • ou 3 cuillères à café dans de l’eau plate, par jour

Diverses formulations sont proposées contre l’acnée

  • La bardane racine 15g par jour

  • La salse pareille 10g par jour

  • La fumeterre 8g par jour

  • La pensée sauvage 15g par jour

  • Le pissenlit racine 6g par jour

  • La plantain feuille ou fleur 10g par jour

En sachant que ces propositions tiendront compte des affections en cours, sachant que pensée sauvage et plantain sont plutôt réservés au terrain allergique.

L’association bardane, pensée sauvage et plantain en nébulisât a une action antibactérienne et antiallergique.

Le fumeterre et le pissenlit ont plutôt une action hépatique et antiallergique dermatologique d’autant plus si les lésions sont prurigineuses.

On peut associer et proposer s’il existe une couperose associée:

  • de la vigne rouge 15g par jour

  • ou lierre grimpant 8g par jour

  • ou millefeuille 12g par jour

    • Elles peuvent être associées en tisane ou préparées seule en nébulisât

Chez l’adolescent peut être proposé;

  1. En cas de lésion eczémateuse:

  • Fumeterre poudre 150g

  • Bardane 75 mg

  • Radis noir 75mg

    • Pour une gélule, 6 fois par jour

  • Bardane 75mg poudre

  • Sauge 25mg poudre

  • Prêle 25mg poudre

  • Bouleau 25mg poudre

    • Pour une gélule, 4 gélule par jour

Enfin pour terminer le traitement externe outre la détersion végétale déjà proposée pour la peau grasse, on peut préparer des masques, des compresses toujours utiles dans une acnée résistante et récidivante.

  1. Masque préparé avec:

  • la laitue, feuille cuite

  • le mais

  • la pulpe de tomate

  1. Des compresses et des lotions:

  • de bardane

  • de concombre

  • de genièvre

  • de jus de laitue

  • de lavande

  • de pensée sauvage

  • de souci

  • de jus de tomate

  • du lait au calendula

  1. On pourra tamponner et lésions acnéiformes avec

  • la sauge en teinture mère à 10g

  • et l’alcoolat de lavande 100cc

Toutes ces solutions proposées seront guidées par la tolérance et l’effet thérapeutique à long terme.

L’acnée peut devenir une disgrâce pouvant perturber les contacts sociaux. Il faudra donc prendre toute thérapeutique dans la mesure de possible qui puisse non seulement rassurer voire aussi traiter.

Mais également modifier un terrain devenu dystonique que l’on peut comprendre et alors, on peut associer un léger sédatif végétal:

  • valériane

  • passiflore

  • lotier

  • saule

Le problème posé restant entier faut-il intervenir sur le climat hormonal, puisque la glande sébacée est un récepteur d’hormone male.

Il semble exclu d’intervenir jusqu’à la fin de la puberté sur le climat hormonal, à moins d’être guidé par un souci strictement médical et il faudra alors se référer au canon de la thérapeutique dermatologique.

Devant une forme sévère le professionnel de santé prendra alors l’initiative.

Mais sachant que l’acnée s’aggrave en période prémenstruelle ou en deuxième partie du cycle, il parait légitime de proposer des traitements en cours en privilégiant un climat progestatif avec :

  • le vitex castus et lithospermum dans la deuxième partie du cycle chez la femme

  • équilibré la chute d’œstrogènes par le trèfle et le houblon ou le saule dans la période prémenstruelle.

Dans tous les cas, les dosages hormonaux permettront de suggérer et de juger de l’opportunité du traitement d’appoint phytothérapique hormonal.

Quelques schémas thérapeutiques permettent de guider la phytothérapie hormonale dans l’acnée.

  1. Les plantes anti-androgènes

    • L’huile essentielle de géranium

    • L’huile essentielle de cumin

    • L’huile essentielle de romarin

      • Que l’on donne toutes par voie orale

  1. Les plantes œstrogènes

  • La sauge que l’on donne en nébulisât ou en teinture mère qui a une action astringente, bactéricide qui en local et en voie générale a une action œstrogène. Elle a également une action progestérone like.

  • Le houblon les cônes ont une action mixte œstrogène et anti-œstrogène qui se donne en décoction à 50 g par litre.

  • La réglisse qui a une action antibactérienne et oestrogénique que l’on donne ou en nébulisât ou en décoction 20g pour 100cc en local.

  • Le souci Calendula officinalis qui a une action anti-inflammatoire, cicatrisante, riche en manganèse et a une action œstrogène. On donne les fleur mondées 30g par litre en infusion

  • La carotte riche en œstrogène et en vitamine A

  1. Les plantes progestérone like

  • La sauge déjà citée

  • Surtout, l’alchemille Alchemilla Vulgaris qui a une action astringente qui est donné en infusion en plante entière 50g par litre.

Huiles essentielles

LES HUILES ESSENTIELLES

La tendance à la banalisation de l’usage des Huiles essentielles et l’ouverture d’une spécificité thérapeutique ,l’aromathérapie,posent les critères d’encadrement par les professionnels de santé à l’accès de cette thérapeutique.Car il s’agit bien

simplement d’établissement de critères d’inclusions reposant sur une étude scientifique et des interactions et incidents,parfois sous estimés liés à l’usage trop angélique de produits hautements variables et chimiquement difficilement déscriptibles

 

Les actions des huiles essentielles sont prépondérèment de quatre types :

 

1)antiseptiques :antibiotique et anti-mycosiques

 

2)antipasmodiques :agissant sur les fibres musculaires lisses(digestives ou utérines par exemple)

 

 

 

3)action hormonale,souvent oubliée dans son utilisation par voie cutanée

 

 

 

4))sédatives,surtout avec les incidences neuro-toxiques et en particulier épileptogènes

 

 

 

Ces indications générales admises ont dictées des principes de précautions dans leurs usages

 

Dans les trois premiers mois de la grossesse,l’allaitement et l’enfance avec une moyenne d’age acceptée de 6 ans.Même si ces données sont recevables il n’en demeure pas moins que

 

L’effet cumulatif,la neurotoxcité potentielle et l’action hormonale des huiles essentielles font élargir le principe de précaution voire l’interdiction à la durée de toute la grossesse et une limite supérieure à 12 ans ,données exprimées dans les études de langue anglo-saxone,principe raisonnable.

 

 

 

 

 

La législation de 1984,1986 et le décret du 3/08/008

 

Permettent de protéger le consommateur des effets epileptogènes des huiles essentielles riches en THUYONE ou franchement toxiques ou abortives

Le Code de la Santé publique d’Aout 2007;Art L4 221-13 donne la liste des huiles essentielles interdites à la vente publique:

*Grande Absinthe :Artesium Absinthum

*Petite Absinthe:Artemisia Pontica

*Armoise Commune:Artemisia Vulgaris

*Armoise Blanche:Artemisia Herba Alba

*Armoise Arborescente:Artemisia  Arborescente

*Thuya du Canada ou Cédre Blanc et Cédre de Corée(Thuya Koreanensis),Thuya Plicata

*Hysope:Hysopus Officinalis

*Tainaisie:Tanaceatum Vulgare

*Sassafras :Sassafras  Albidum

*Sabine:Juniperus Sabina

*Rue:Ruta Graveolens

*Chenopode Vermifuge:Chenopodium Ambrosoïdes

*Moutarde Jonctiforme:Brassica Juncea

 

 

 

 

Des huiles essentielles ne peuvent être délivrées sur ordonnance,encore faudra-t-il mesurer le coté bénéfique et l’effet risque .

 

 

 

PLANTES à ANETHOL

 

 

 

Huile essentielle excitante du Système Nerveux Central et Epileptogène

 

 

 

ABSINTHE

 

ANIS VERT

 

BADIANE

 

FENOUIL

 

 

 

PLANTES à MYRISTINE

 

Toxique sur le Système Nerveux Central

 

MUSCADIER

 

PERSIL

 

 

 

PLANTES à CAMPHRE,les huiles essentielles riche en CETONE

 

 

 

LAVANDE ASPIC et STECHAS

 

CAMPHRIER

 

ROMARIN à Camphre

 

 

 

PLANTES à VERBENONE

 

Type Romarin chémotype 3 à verbénone

 

 

 

 

 

INCIDENTS DES HUILES ESSENTIELLES en fonction des Composants

 

 

 

1)Les ALDHEDYDES,IRRITANTS quelque soit le mode de prescription

 

On retrouve entre autre Citral et apparentés,Cuminal retrouvés dans :

 

Les GRAMINEES :CITRONNELLE(Cypobogon)

 

LEMON GRASS(verveine des indes)

 

GERANIUM PELARGONIUM

 

CITRONNIER

 

ROSIER à ROSE PALE

 

VERVEINE ODORANTE(LIPPIA CITRIODORA)

 

MELISSE

 

 

 

2)les CETONES :NEURO-TOXIQUES et EPILEPTOGENES

 

MONOTERPENE monocyclique :Carvone,Menthol,Menthone,limonène,Eucalyptol(1-8cinéol) :

 

NIAOULI

 

EUCALYPTUS

 

ROMARIN

LAVANDE

 

CANNELLE

 

GIROFLE

 

 

 

LINALAL,lIMONENE,LIMONINE :

 

PIN

 

YLANG-YLANG

 

ORANGER DOUX

 

BERGAMOTIER

 

BIGARADIER

 

CARVI

 

CORIANDRE

 

 

 

CARVONE :

 

CARVI

 

ORIGAN

 

 

 

THYMOL :

 

THYM et SERPOLET

 

ORIGAN

 

Absinthe

 

 

 

BORNEOL :

 

ROMARIN

 

LAVANDE ASPIC

 

 

 

MONOTERPENE bicyclique

 

Surtout la THUYONE

 

Absinthe

 

Armoise

 

Hysope

 

Sauge

 

 

 

Alpha-pinène ;dans les conifères

 

Sabine

 

Camphre dans la lavande aspic

 

3)PHENOLS : HEPATOTOXIQUES et IIRRITANTS CUTANEES

 

 

 

Thymol,Eugenol,Carvacol déjà évoqué chez les labiées et il ne faut pas oublier dans ce chapitre les classiques composants hépatoxiques:Coumarine,Plugéine,Safrol,Béta-Asarone,Méthyl-

Chavicol

 

 

 

 

4) LES TERPENES

 

de différents types

 

Acyclique :LINALOL

 

Monocyclique :Menthol,limonene,Thymol

 

Bicyclique :Alpha-pinène,BorneolSabinène,Camphre,Thyuone

 

Sesquiterpènes :

 

Acycliques :Farnésol(Tilleul)

 

Monocyclique :Humulène(houblon)

 

Bicyclique :Cadinène

 

 

 

LES TERPENES POSENT DANS LEUR ENSEMBLE LEUR POTENTIEL ALLERGISANT QUI DOIT ETRE SYSTEMATIQUEMENT EXPLORE PAR LES
PROFESSIONNELS DE SANTE :allergie connue,asthme,tests allergologiques

 

L’EFFET PHOTOSENSIBILISANT est reconnu de façon récurrente avec

 

L’ANGELIQUE,BERGAMOTTE,PAMPLEMOUSSE

 

L’aspect IRRITANT déjà évoqué est marqué avec les huiles essentielles

 

à ALDHEHYDE ,type CITRONNAL,CITRAL, mais net également avec le POIVRE NOIR,le PIGMENT,la CANNELLE,La GIROFLE,divers LABIEES(Melisse,Thym,Sariette)

5)TOXICITE GASTRIQUE

CINNALDEHYDE, et PHENOLS

 

 

 

ACTION SYNERGIQUE ENTRE HUILES ESSENTIELLES

 

 

 

Dans diverses affections des synergies d’action ont été décrites entre :

 

LAVANDE,SARIETTE,THYM ,MELALEUCA

 

 

 

GRANDE CAMOMILLE ,CYPRES,ROMARIN,SAUGE ,BASILIC

 

 

 

MYRTE,THYM,MELALEUCA,SARIETTE

 

 

 

Ces synergies décrites posent de fait l’effet additionnel d’huile esssentielle à action identique et de leur potentiel cumulatif ;ce qui

 

Supposent des effets secondaires ou toxiques multiplicatifs hautement

 

Probables et ceci est particulièrement nette si on associe deux huiles

 

Esssentielles contenant un composant identique le BORNEOL comme le ROMARIN et le HOUBLON ou encore le MELEZE et l’EPICEA

 

Cette synergie peut ne pas être controlé en cas d’utilisation d’un BASILIC d’origine asiatique par définition riche en EUGENOL donc quasi

 

D’action chimiothérapique identique à l’huile essenteille française concentrée en 1-8 CINEOL.

 

Ce qui supposent :

 

Une labellisation des huiles essentielles

 

Une description chromatographique des composants,car il s’agit de CRUS ou de CHEMOTYPES différents

 

 

 

LA SAGESSE EN MATIERE D’HUILE ESSENTIELLE EST D’UTILISER DES DOSES

 

INFERIEURES,DE MANIERE DISCONTINUE,AVEC DES FENETRES THERAPEUTIQUES CAR L’ELEMENT CLE DES HUILES ESSENTIELLES DEMEURE L’EFFET ADDITIF ET CUMULATIF ,EFFET CONDITIONNANT

 

L’ENCADREMENT NECESSAIRE PAR DES PROFESSIONNELS DE SANTE COMPATIBLE AVEC LA REDUCTION DES INCIDENTS SECONDAIRES ET INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES A VALORISER .TOUJOURS INTERDIRE CHEZ LA FEMME ENCEINTE ET LIMITES d’AGE A 12 ans Chez L’ENFANT,et Attention Aux PERSONNES AGEES fragilisées (Affections Neurologiques ou Fragilité  Cerebrale et Polymédiqué).

 

Cancer et Rapport Millivudes

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Une mise au point indispensable sur les allégations de pratiques anticancéreuses par les plantes médicinales

medcin de venis

Connaissance des initiés,du leg du sorcier ou du shamnane,les stages des contrées habitées par la sagesse antique:Vérifiez, Enquétez, RENSEIGNEZ-VOUS auprès des organismes compétents.Suites logiques de la mission interministérielle remise le 18 juin 2011,Milivudes.

cancer

Une tradition ancienne justifiant une nécessaire revisitation des indications des plantes médicinales . Comment pouvoir interpréter pour un profane la diffusion de”Proc. NAlt Acad Sci USA ” (Nam et Coll) du 26 avril 2005,sur la validité d’un composant dérivé d’un traitement traditionnel chinois,l’INDIRUBINE,agissant sur la leucémie myéloïde chronique en inhibant la prolifération cellulaire en activant le facteur de transcription Sat.3?Quelle est ce composé multiple ,mises en garde,précautions et résultats traditionnels et modernes et quelles suites peut-on leur donner,même si l’article engage à quelques espérances.

Dès 1982,début de l’explosion des MEP(médecines à expression particulière:Aromathérapie, Phytothérapiel, Acupuncture, Homéopathie, Ostéopathie, Naturopathie pour ne citer que les plus exprimées)la profusion de congrès,diplomes,publications ,diffusions fracassantes sur la prise en charge des cancers a posé très rapidement le problème de la fiabilité des allégations et de leur bien fondé.Bien que s’appuyant sur une connaissance traditionnelle reposant sur une forme d’expérience millénaire personnallisé il est apparu un conditionnement à une logique de régulation biologique de concepts antiques voire tintée de philosophie étrange.Il est apparu et ceci n’était pas une nouveauté qu’il existait dans certains cas un acharchement thérapeutique mal vécu et certains abords de fin de vie devaient être rénovés,ce que certaines structures hospitalières firent.Toutefois la douleur et la souffrance des proches ont laissé un boulevard en partie désertée et réaménagé par des pratiques que l’on peut contestées.

masque africain

Cette approche était d’autant façilité par des essais prometteurs de l’If,Taxa Baccata dans le cancer du Sein publié dès 1993(Quotidien du médecin.26 octobre 1993) et son extension de l’IF du Pacifique,par ses taxanes dans les métastases du cancer du sein et le cancer de l’ovaire(Revue du Praticien du 4 .X.1996/Concours médical du 24.09.2003 avec son indication positive dans le cancer du poumon,sein et ovaire.Concours de circonstances ou non,l’effet protecteur des phytoestrogènes loin d’être démontré est testé dans la leucémie lymphoblastique chez la souris avec le génistène du Soja.Le 6.V.1998,le Quotidien du médecin publie les effets prometteurs antioxydants du Thé et en particulier dans le cancer de la peau.Le 9.09.2000,Zigang Dong découvre que le KIWI contiendrait des groupements sulfhydrile antimutagène.Le 5.11.2003(Quotidien du médecin)montre que la noix diminue le risque de cancer de 26 %.Enfin,le 17.09.1998,des USA(Quotidien du médecin),une information diffuse que l’activité oestrogénique in vitro d’un multicomposant serait bénéfique dans les cancers hormonaux prostatiques dépendants(restant à prouver) associant:Chrysanthenum,Isatis,Réglisse,Ganoderma Lucidum,Ginseng,Rabdosia,le Palmiste,Scutellaire.

Le batteleur

.Toutes ces informations sont catapultées avec un voeux pieux d’art de prévention alimentaire,Etude SUVIMAX(1993 à 2003) du Dr Herberg,avec des résultats encourageants de baisse d’un tiers de mortalité globale(5 fuits et légumes.Concours médical.25.06.2003).En fait les études E 3 N,de Kürzinger,Salem,Rican pondèrent l’enthousiasme des résultats,s’il existe indiscutablement un impact vasculaire,l’effet anticancéreux est problématique,voire inquiètant puisque se pose l’ impact de l’art de vivre et alimentaire oû apparaissent tabagisme et alcoolisme , les taux de mortalité par cancers recoupent les zones fort consommatrice d’alcool,avec un taux inhabituel de mortalité par cirrhose,imposant une revisitation de régulation et contexte sociaux.L’impact de la phytothérapie dans ce champ thérapeutique est extrêment long,laborieux et couteux et particulièrement difficile depuis la propagation de notion d’anti-oxydants dont il faut toujours pouvoir confirmer l’action.

Il apparait donc anachronique que des thérapeutiques soient publiées sans une méthologie et doses cohérentes et population ciblée.Bien qu’acquis aux médécines traditionnelles chinoises,il est apparu , pour des services hospitaliers connaissant ces thérapeutiques,que l’époque était trop précoce pour proposer une méthodologie ayant fait ses preuves mais qui dans tous les cas nécéssite une équipe multidisciplinaire,du travail,du temps et des recherches onéreuses.

La proximité de nature,cueillir If,Thym,Romarin ou Digitale ne confère pas une quelconque compétence phytothérapique,consultez les professionnels de santé.

cancer

Dès 1985,DOCPHYTOPLUS,avec le Pr GU GUO KAI chef de service du GAUANGXI HIGHER INSITUTE de NANNING(Chine du Sud), aux vues des résultats obtenus en médecine traditionnelle chinoise,a collaboré sur une indication particulière des cancers pulmonaires dépassés et les résultats quoique encourageants mais sur un trop faible nombre ne put être prolongé faute de moyens et équipe multidiscplinaire acquise à cette approche,alors que les études chinoises invitaient à se pencher sur ce problème délicat.

Cette approche a été en partie voilée ,et on peut le comprendre,par des expérimentations dont on peut poser la légitimitée:traitement du Cancer du sein par le Gui oû se posent toujours le problème de méthodologies et des dosages et de leur toxicité et l’extention du Gui au Lymphome.De même,l’utilisation du LAPACHO(Brésil)dans le même lymphome n’a pas de justification.

Cette effet contre-productif vient en fait de rééditions d’ouvrages anciens non rénovés,utilisations de terminologies obsolètes:drainage,détoxicant même si ces termes sont évocateurs ils évoquent un processus physiologique,alors parlons de stimulations enzymatiques ou de l’incidence du Cytochrome P.450.

Il faut rappeler que l’usage d’essais thérapeutiques doit être conforme à certaines obligations:Des résultats doivent être concordants sur un panel minumum de 10 patients,de l’identification botanique incontestée de l’espèce considérée,d’études pharmacologiques des composants actifs et de leur activité et effets par les tests animaliers de laboratoire.La pathologie doit être clairement décrite et soumise à des caractères homogènes et non sensible à une critique majeure:le génie évolutif de la maladie évoluant vers une guérison spontanée ou d’évolution lente ou rémission toujours possible.La comparaison avec le traitement princeps doit être possible,si la pathologie et l’éthique le permet.La référence comparative au placebo est actuellemnent en voie de révision.Les procédures d’expérimentations et mise en place thérapeutique vont être drastiquement revues.

Il faut donc établir les allégations anticancéreuses des plantes sur la base d’etudes de Hartwel,Blumenthal,ESCOOP,Cochran en précisant que les indications seront le témoignage de la tradition mais ne reflète pas toujours l’action escomptée,des indications sont ou fantaisistes ou folkloriques ou reposent uniquement sur la théorie des signatures chère à PARACELSE(16ème siècle).Pour que l’information puisse se révèler exacte il faudra la confirmer et lire les thèses et travaux de pharmacologies que le Drug Design ont fait exploser,et ce n’est qu’à ce prix qu’une indication se révélera recevable.

musicien

Enfin,pour l’Agence de Sécurité Ailmentaire publie un rapport le 26 mai 2011  ei affirme que l’expression “aliments cancers est trompeuse” et que les aliments anticancers n’existent pas(Le Monde.27 mai 2011) et que de plus selon Le Pr Irène Margaritis “aucun aliment;quelque soit sa composition nutritionnelle,ne peut à lui sel s’opposer au developpement d’un cancer ou d’une autre maladie”.Le Pr Khayat rejoint cette position mais dit”Je ne veux entrer en rien dans une polémique” et “j’estime comme l’ANAES qu’aucun aliment ne peut être considéré comme un médicament”.On parle de facteurs multifactoriels génétiques et comportementaux(tabagisme,pratique d’une activité physique,environnement,alimentation).”Un tiers des cancers pourrait être évités grâce à une meilleure alimentation” et conclusions par un message de prévention:”réduire l’alcool,alimentation équilibrée et diversifiée,activité physique”

Les plantes anti-cancéreuses citées dans les pharmacopées traditionnelles ne sont pas nombreuses malgré l’importance des espèces traitées

1)Médecine Ayrvédique de l’école de ARYA VAIDA SALA du sud de l’Inde,décrivant 500 espèces sur la base des travaux hindi,urdu,tamoul et sanscrit,on comptablise une dizaine d’espèces anticancéreuses

 

-ARECA CATECHU:Appelée SUPARY ou PUGAH

-BUHINIA VARIEGATA:appelée CANKANAK

-CATHANTHUS ROSEUS:appelée SADABAHAR

-CASSIA ABBUS:appelée CAKSU

-PORTULACA :appelée SAHABEYI

-RHIAVACANTUS NASUTA:appelée RALASAMULLI

-OPHIOZZHIA MUNGOS:appelée SAKATI ou SARPARI

-TYLOPHORA INDICA:appelée LAKASIRI

-VERNONIA CINEREA:appelée SAHABUYI

-VITREX TRIFOLIATA :appelée SINDUVARAH

 

 

2)La Pharmacopée chinoise du service de santé SHICHAUN(1992)réactualisant 250 espèces, comptabilise 36 espèces anti-cancéreuses

Ainsi,il faut donc être précis et une directive doit être suivie

1)La liste des plantes de thérapeutique limitée léguée par la tradition

2)La présence de composants anticarcinogènes justifie -t-elle leurs usages traditionnels?Le Paradoxe des plantes dites anti-cancérogènes ayant in-situ de produits expérimentalement carcinogènes,Néoplastiques ou Mutagènes(Safrol,Asarone,Anthraquinone ou Coumarine)permet-il leurs usages journaliers?

3)L’ exemple de l’expérience de thérapeutiques de la pharmacopée chinoise en cancérologie posant le problème de complémentarités thérapeutiques non négligeables

 

 

PLANTES A USAGE TRADITIONNEL

 

Les allégations présentées de plantes comme anticancéreuses doivent être dans tous les cas être considérées comme la représentation d’un usage traditionnel et qui ne doivent jamais éloigner le patient de son traitement et du chemin médical,certaines plantes sont toxiques et cette énumération doit être comprise comme un mise en garde salutaire et il sera évoqué des plantes dites de cure prolongée qui dans leur ensemble ne sont que des plantes actives sur un organe ciblé,parler de cure de terrain hépatique ou colique est un abus de langage.

AGAVE AMERICANA(Agave)

Cancer ulcéreux non spécifié

ACORUS CALAMUS(Acore)

Tumeurs Abdominale(non spécifiée) et Hépatique

ARUM ITALICUM(Arum)

Toxique.Cancer ORL

ARUM MACULATUM(Arum)

Toxique.Cancer ORL

ARISTLOCHIA CLEMATITIS(Aristoloche)

Toxique.Cancer ORL,SEIN,état dit chronique de cancer(?)

ADANSONIA DIGITATA(Baobab)

Tumeurs .non précisé

ANCHUA OFFICINALIS(Buglosse)

Non précisé,surtout proposé dans les tumeurs superficielles(?) cutanées

ANANAS SATIVUS(Ananas)

Non précisé

shamane

ACHILLEA MILLEFOLIUM(Achillée)

Cancers:Foie,Utérus,Seins

ANTHEMIS NOBILIS(Camomille)

Cancers:Foie,Uterus,Seins

ARCTIUM LAPPA(Bardane)

Cancers:Estomac,Seins,Utérus,Foie

ARNICA MONTANA(Arnica)

Cancers:Estomac,Intestin

ARTEMISIA ABSINTHIUM(Absinthe)

Cancers:Foie,Utérus.Toxicité de la Thuyone

ABRUS PRECATORIUS(Haricot Pater Noster)

Toxique.Epithélioma cutané

ALLIUM CEPA(Oignon)

Cancers:Utérus,Seins,Rectum

schamane

ALLIUM SATIVUM(Ail)

Cancers:Poumons,Cutané,Leucémie(!?)

ALOE VERA(Aloes)

Cancers:ORL,Estomac,Leucémie(!?).dite de cure

ALTHEA OFFICINALIS(Guimauve)

Dite de cure

APIUM GRAVEOLENS(Ache)

Dite de cure

APIUM DULCE(Céleri)

Cancer:Sein.dite de cure

BERBERIS VULGARIS(Epine Vinette)

Cancers:Estomac,Foie

BETULA ALBA(Bouleau)

En application,non précisé

BETULA ALNUS ou ALNUS GLUTINOSA(Aulne)

Cancers de toute nature.Surtout:Sein,Digestif(Oesophage et Rectum)

 

BETA VULGARIS(Betterave)

Nombreux essais de laboratoire type sarcome.Cancers:Utérus,Oesphage,Rectum,Intestins,Poumon,Prostate

BRASSICA NIGRA(Moutarde)

Cancers:Foie,Peau,ORL.A ne pas confondre avec la Moutarde Noire ou NIGELLA SATIVA dont les études de laboratoires ont montrés des composants anti-mutagènes,en attente d’application.

BRASSICA OLEACEARA(Choux)

Cancers:Foie,Estomac,Utérus

COMMIPHORA MYRRHA(Myrrhe)

Résine en cataplasmes pour cancers:Utérus,Seins,Foie

CAPPARIS SPINOSA(Caprier)

Cancers:Vessie,Rein,Utérus,avec ganglions céphaliques(Hémopathies?)

CARICA PAPAYA(Papaye)

Cancers:Estomac,Uterus,Tumeur lymphatique

CALENDULA OFFICINALIS(Souci)

Cancers:Estomac,Sein,Utérus,Peau,Intestin

CICHORIUM INTIBUS(Chicorée)

Cancers:Bouche,Sein,Utérus

CITRUS AURENTIUM(Bigaradier)

Cancer:Estomac.Contient de l’Ephédrine

shamane

CROCUS SATIVUS(Safran)

Cancers:Foie,Utérus,ORL,Seins

CINNAMOMUM CAMPHORA(Cannelle de Chine)

Toxicité neurologique.Cancer ORL

CINNAMOMUM ZELANICUM(Cannelle de Ceylan)

Cancers:Estomac,Utérus,Seins

CHELIDONIUM MAJUS(Chélidoine)

Toxicité.Cancers:Peau,Estomac,Ovaires,Utérus,Rein,Intestin

CINCHONIA OFFICINALIS(Quinquina)

Cancers:langue,Métastases du Sein,dite de cure

CITRUS AURENTIFOLIA ou ACIDA(Citron vert)

Dite de cure

CAPSICUM ANNUM(Poivre de Cayenne)

Dit de cure

CUMINUM CYMINUM(Cumin)

Cancer:Foie et dit de Cure

CURCUMA LONGA(Curcuma)

Tumeurs abdominales

CETRARIA ISLANDICA(Lichen d’Islande)

Dit de cure et cancer ulcéreux

DAUCUS CARROTA(Carotte)

Cancers:Du Col de l’Utérus,Utérus,Leucémie(!?).Dite de cure

EQUISETUM ARVENSE(Prêle)

Cancers:Estomac,Intestins,Foie,Seins

shamane

ERYTHRAEA CENTAURIUM(Petite Centaurée)

Cancers:Estomac,ORL,Foie,Seins

EUCALYPTUS GLOBULUS(Eucalyptus)

Cancers:ORL,Estomac.Dite de cure

FABA VULGARIS(Fève)

Tumeurs génitales

FICUS CARICA(Figuier)

Cancer de l’Utérus.Dite de cure

FUMARIA OFFICINALIS(Fumeterre)

Cancer profond non précisé.Dite de cure

GERANIUM ROBERTIANUM(Géranium)

Cancers:Seins,Utérus.Dit de cure

GLYCYRRHIZA GLABRA(Réglisse)

Cancers:Estomac,sphère cervicale,Seins.Dite de Cure.Attention troubles en usage prolongé:troubles potassiques et hypertensifs

GOSSYPIUM HERBACEUM(Coton)

Cancer de l’Utérus.Risque de troubles ioniques et amaigrissement

HEDERA HELIX(Lierre)

Cancer ORL

HORDEUM VULGARE(Orge)

Cancers:ORL,Poumons,Foie,Seins,Utérus

HYPERICUM PERFORATUM(Millepertuis)

Cancers:Seins,Estomac,Utérus

HAMMAMELIS VIRGININIA(Hammamélis)

Dite de cure

HUMULUS LUPULUS(Houblon)

Dit de Cure.Cancers:Estomac,Foie

shamane

HYDRASTIS CANADENSIS(Hydrastis)

Tableau A.Dit de Cure.Cancers:Ovaires,Estomac,Pancréas

ILEX AQUIFOLIUM(Houx)

Cancers Thyroîde,Intestin,Estomac

INULA HELENIUM(Aunée)

Cances Foie,Sien,Utérus,Thyroïde,Leucémie(!?)

JUGLENS REGIA(Noyer)

Cancers Cutanés,Estomac,Utérus

LAWSONIA INERMIS(Hénné)

Cancer Utérus

MARICARIA CHAMOMILLA(Camomille)

Cancers Foie et Bouche

MARRUBIUM VULGARE(Marrube)

Cancer du Foie

MALVA SYLVESTRIS(Guimauve)

Cancers Utérus et Sein

shamane

MUSA SAPIENTUM(Banane)

Cancers Estomac et ORL

NERIUM OLEANDER(Laurier)

Cancer de la peau

NASTURNIUM OFFICINALIS(Cresson)

Dit de cure

ORIGANUM MAJORANA(Origan)

Cancers seins et utérus

OLEA EUROPEA

Huile pour cancer Sein et Estomac++

PIPER NIGRUM(Poivre)

Dit de cure.cancer Estomac

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PLANTAGO MAJOR(Plantain)

Dit de cure pour cancers ORL,Seins,Neuroblastome(?!)

QUERCUS ROBUS(Chêne)

Cancers cutanés,Estomac,utérus

RAPHANUS SATIVUS(Radis)

Dit de cure pour estomac et foie

RUBIA TINCTORIUM(Garance)

Etats dits cancéreux,cancers du foie,Estomac,Sein.Présente des composants

carcinogènes

SYMPHYTUM OFFICINALIS(Consoude)

Tumeurs dites lymphatiques,cancer du Sein,Estomac

SACCHARIA OFFICINARUM(Canne à sucre)

Cancers ORL,Estomac,Seins

SAMBUCUS NIGRA(Sureau)

Cancers:Sein,Rein,Utérus

SALVIA OFFICINALIS(Sauge)

Dit de cure du cancer gastrique

TARAXACUM DENS LEONIS(Pissenlit)

Cancers Foie et Seins

TRIGONNELLA FOENICUM(Feunugrec)

Cancers épithélial,Intestinal,Sein

URTICA DIOCA(Ortie)

Dit de cure pour Sarcome,Sein,Estomac

VACCINUM MYRTILLUS(Myrtille)

Cancer peau et sein

VISCUM ALBUM(Gui)

Cancers:Sein,utérus,Col de l’utérus,Vessie

VITIS VINIFERA(Vigne)

dite de cure

 

 

LE PARADOXE DES PLANTES ANTI-CANCEREUSES

1)Produits isolés et expérimentalement AntiTumoraux:

Alantolactone,Berberine,Centauréidine,Fabacine,Allicine,Aloe-Emodine,Lupeol,Lauwsone,Betuline,Curcumol,Daucostérol,Glucoside Sitostérol,Isothyocyanate,une encyclopédie serait nécessaire pour isoler les produits antitumoraux,qui en fait ne n’expriment pas car combinés et ne permettant pas ainsi de valider l’action anticancéreuse alléguée à la plante.

2)Par contre des éléments carcinogènes présents doivent inciter à une grande prudence

-a)Plantes à SAFROL:
-L’ACORE représente le type même avec son Asarone et Safrol(Morton/1977),mais aussi:

-Cananga,Cinnamomum,Illicium,Magnolia,Ocinum Basilicum,Piper,Sassafras,Chenopodium(Toxicité neurologique)

-b)Plantes à INDOLE:Citrus;Robinier,Jasmin

-c)Plantes cancérogènes:

Plantes à Anthraquinone

telles Senné,Rhubarbe), Ricin(toxique), Croton(Toxique) Argemonia, Cassia, Solanum; Senecio, Vitis, Colchique,Asarum,Rubia Tinctorium.

-d)Plantes Neoplastiques:

Carotte, Lippia, Musa(Banane) Oryza(riz) Trifolium(trèfle) Eucalyptus, Cynoglosse, Héloitrope, Symphytum

-e)PlantesTeratogènes:

à base de Salicine,Vincristine,Camélia,Lierre,Paulinia

-f)Plantes à Acide Tannique

:Acore,Acacia,Aulne,Arctium,Berberis,Betula,Camélia,Coriandre, Cuminum,Girofle,Eucalyptus,Myrica,Rumex,Sauge

Enfin de compte,les produits isolés à action anticancéreuses n’ont de valeur qu’expérimentales,seuls les produits efficaces concernant le Drug Desgin seront retenus.Il faudra par mesure de prudence écarter les plantes à potentiel cancérogène,Néoplastique et Mutagène,les plantes dites à actions anticancérigènes sont d’actions extrêmement modestes voire usurpées;si elles le sont les études pharmacologiques en apporteront la nécessaire preuve et formulation.Donc PRUDENCE ,dans tous les cas.La Gale du Chêne a toujours une carcinogénèse discutée,l’effet de l’Amygdaline de l’amande de l’abricot(Prunus Persica) est toujours controversé.Il n’est pas sûr que la mousse d’irlande(Chondrus Crispus) soit anodine au niveau intstinal.

L’ACORE illustre la totale contradiction entre l’allégation d’une plante dite anticancéreuse et de composants cancérigènes qui la composent et l’exemple type du principe de précaution dans ce domaine comme l’est à moindre degré l’Aulne voire Thé,la phytothéarapie appliquée au cancer nécessite un total encadrement médical et des connaissances médicinales en constante réactualisation.

shamane

LES PLANTES ANTICANCEREUSES CHINOISES

Nous relatons deux attitudes :

1)Utilisation seules de plantes médicinales selon les concepts de médecine traditionnelle chinoise.Sur la base de la publication de Jia Kun(1985) avec l’aimable collaboration du Pr GU,Pr du Higher Education Institute de GUANGXI à NANNING

2)les publications combinant résultats de l’association des plantes médicinales et traitements modernes(chirurgie,radiothérapie,chimiothérapie) par Chang Minyi(1986) et Shi Lanling et Shi Peiqhan(1992)

Il faut insister sur les résultats sur des pathologies évoluées,cancers dépassés,métastasés,résultats particulièrement étonnants et déconcertants,les laboratoires ne s’y sont pas trompés en collaborant avec l’état chinois et nous a conforté sur des choix thérapeutiques qui peuvent donner une impulsion dans des choix tragiques de fins de vie ou d’échecs thérapeutiques que nous avons vû contrés.Il faut espérer que ces choix viendront compléter des thérapeutiques pour des pathologies parfois désespérantes.

chine

 

METHOLOGIES SELON JIA KUN

Elles représentent l’archétype de la médecine traditionnelle sans intervention de thérapeutique actualisée.Au Pr GU et de son assistant Xu Chun Wen faisant des conférences à l’UNESCO à PARIS,nous avons soumis ces attitudes et présenté des dossiers extrêmement désespérant et avons signifié notre étonnement devant les résultats édités(Carcinoma.1985.Commercial Press) surtout avec des cancers oesophagiens(en notant que le cancer du bas oesphage est traité isolémment alors qu’il est de même nature pronostique que le cancer gastrique),Gastrique,Pulmonaires,Utérin,Sein et Colon.

chine

QUELQUE SOIT l’affection désignée,toujours une formule de base:

PING XIA DAN:associant

-Fruit d’Aurentium.30g

-Racine Curcuma.18g

-Sels de nitrate.18g

-Lacca Sinica Exsiccata.6g

-Alumine.18g

-graines de Strychnos.12g

-Excréments de Trogopterorum.15g

-Agrimonia,plante.18g

.Dosage de 1,5 à 6 g 3 fois par jour sur des cures assez longues.

AUTRES FORMULES additionnées selon l’état clinique

-SHAN QI ZHE HUA WAN

Si difficultés d’avaler ou dysphagies légères

-Sophora Subprotratae.15g

-Inulae(Aunée),(fleur.15g

-Canarii,fruits.15g

-Astragale,racine.90g

-Fruit du Marronnier(aseculi).15g

-Nidus vesape.15g

-Hématite.15g

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SHEN QI ZHE HUA TANG

Adressée comme tonique,énergétique,combat les infections et la douleur

-Racine Salvia Miltiorrhizae.30g

-Rhizome Pinnelliae.15g

-Plante de Cistanchis.30g

-Fleur de Carthame.9g

-Racine Astragale type seu Hedysari.30g

-Racine Codonopsis Pilosulae.15g

-Artillus Longan.15g

-Fleur Chévrefeuille(Lonicera).18g

-Rizhome Anemarrhenae.9g

-Racine Asperge.15g

-Fleur Aunée.9g

-Hematite.18g

-En surface poudre de persimmon(KAKI).9g

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NAO FAN SAN

active l’appétit,réduit la masse tumorale,tonique circulatoire et utile dans les dysphagies sévères.Associe

-Sel d’ammoniaque.30g

-Sels d’Arsenic.30G(Testé actuellement dans les leucémies)

-Poudre de Persimmon(Kaki).60g

-Riz germé grillé.30g

-Alumine.30g

-Fuit d’AMOMI.18g

QI FAN WAN

Utilisé pour réduire la masse tumorale,stimulant circulatoire,anti-inflammatoire,tonique et antalgique,associe:

-Racine de Ginseng.30g

-Scolopendre.10g

-Fleur Carthame.30g

-endothelium de cornée.30g(Endothelium Corneum)

-Graine de Strychnos.150G

-Eupolyphaga Seu Steleophaga.30g

-Alumine.30g

-Lacca Sinica Exsiccata.30g

-Hématite.60g

-Hirudo.150g

-Sel d’ammoniaque.15g

-Poude de Persimmon(Kaki).60g

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SHEN ZHE SAN JIA TANG

Tonique et énergétique,action anti-toxique et réducteur de la tumeur,associe:

-Fleur d’Aunée;9g

-Hématite.21g

-Racine Codonopsis Pilosulae;9g

-Rhizome de Pinelliae .15g

-Plastrum Tetusdinis.15 g

-Carapace de Trionycis.15g

-Coquille d’huitre. Concha OSTREAE.15g

-Concha Arcae.12g

-Nidus Vespae.9g

-Racine d’Astragale.30g

-Racine de Sophora Subprostratea.9g

-Racine de Pivoine.Peonia Rubra.15g

-Caulis Millittiae Relicilutae.30g

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HAI HUA XIA ZHE TANG JIANG

Fébrifuge,stimulant circulatoire,diurétique,antihémmorragique et antalgique,associe:

-Hematite.30g

-Racine Notoginseng.18g

-Epine de Prunella.60g

-Graine de Coicis.60g

-plante d’Oldenlandiae.24g

-Sargassum.30g

-Rhizome de Bletlllae.30g

-Fleur d’Aunnée.18g

-Tahle de Laminaire seu Eckloniae.30g

-Rhizome de Zedoariae.18g

-Concha Arcae.24g

-Racine de Pivoine.18g

-Plante de Scutellariae Barbatae.60g

Carapace de Trionycis.30g

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TAO ZAO WAN

donné comme stimulant circulatoire,antalgique,énergétique général reconstituant associant:

-Feuilles de cuivres(15 pièces)

-Fleur de Carthame.10g

-Graines de Juglandis.250g

-Fruit de Ziziphus Jujuba(Jujubier).500g

-Sucre brun.500g

Il faut insister que ces formules sont administrées selon le protocole traditionnel et qu’une auto-médication est la mal-venue dans un tel contexte et oû apparaisent des plantes toxiques et des actions franchement anti-cancéreuses.

L’expérience avec le Pr Gu et associés nous ont permis de constater des actions pour le moins étonnantes dans les cancers pulmonaires métastasés et dépassés.Cette in cursion dans la médecine traditionnelle chinoise permettent d’espérer l’élargissement de protocoles thérapeutiques complémentaires oû il a pû être constaté des meilleurs conforts de vie,des rémissions dépassant toutes espérances , sur des périodes inhabituelles pour des pathologies dramatiques,voire même des améliorations radiologiques contre toutes attentes.Mais une synergie des savoirs demeurent à être mis en place,déjà amorcée par SHI LANLIG ET SHI PEIQUAN,associant médecine traditionelle chinoise et traitements modernes.

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EXPERIMENTATIONS de SHI LANLING et SHI PEIQUAN

D’après la publication Shandong Science and Technology Press/1992

Les essais partiellement exposés ne doivent en aucun cas libérer des contraintes que telles pathologies sous-entendent.Ces essais s’étalent sur des périodes variant de 5 à 10 ans,ils associent toujours Médecine Traditionnelle Chinoise,Chirurgie,Chimiothérapie , Radiothérapie,les résultats sont souvent étonnants puisqu’il existe des périodes de stabilisation de près de 10 ans(sur 31 cas de cancer oesophagien par exemple),toutefois,une mise engarde s’impose:ces cancers souvent redoutables justifient un abord multifactorielle,et que la Phytothérapie exposée ne sera décrite sans leur dosage(fortement variable selon les auteurs) mais seulement la séquence thérapeutique désirée et exprimée par l’expérience de la tradition chinoise.Il appartient aux équipes de recherche et groupes hospitaliers de valider ces essais extrémement intéressants.

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CANCER DE L’OESOPHAGE

1)Formulations agissant sur Douleur,Dysphagie,Digestion associant:

-Angélique Chinoise,racine

-Pivoine,racine

-Rehmania,racine

-Ophiopogonis,racine

-Fritallaria Thunbergii,bulbe

-Aremanehenae,rhizome

-Lotus,jus

-Poire,jus

-Sucre de Canne

-Bambou,jus

2)Formule pour le Vomissement

-Angelica Sinensis

-Dendrobii

3)Formules pour déficit des fonctions générales,asthénie:

-Conodopsis Pilosulae,racine

-Adenephorae,racine

-Tricosanthes,fruit

-Salvia Multirrohizae,racine

-Aurentium,fruit

-Riz,germe

-Orge,germe

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4)Formules globalement anti-cancéreuses

a)association de

-Dioscorea

-Paridis

-Prunella

-Dictame

-Pratriniae

-Sophora subprostata

b)autre association:

-Borax

-Sel d’Ammoniac

-Cinnabar

-Rhei,rhizome

-Amomi,fruit

-Sels de Nitrate

-Ginseng

-Gecko

-Kaki

-Sucre

-Scolopendre

CANCER DU SEIN

 

a) Première Formule associant:

-Citron vert,péricarpe

-Citron,péricarpe vieilli

-Concha Ostrea

-Tricosanthes

-Luffa

-Taraxacum

-Orge

-Scrophularia

-Minitis

-Supleuri

-Fritillarea

-Chevrefeuille

b)Autre formule antitumorale en association:

-Taraxacum,plante

-Solani Lyranti,plante

-Solani Nigri,plante

-Manitis,squames

-Vaccaria,graine

-Tricosanthes,fruit

-Prunella,épine

-Citron,fleur

-Citron,péricarpe

-Pleiumis,rhizome

-Fritillaria,bulbe

 

CANCER DU POUMON

a)Formule spécifique associant

-Actinidia

-Scutellaria

-Houthynia

-Solani Lyraali

b)Formule à action anticancéreuse générale

-Concha Ostrea

-Prunella

-Sargassum

-Chévrefeuille

-Forsythia

-Arnebiae

-Imperata

-Solanum Lyralli

-Revolutia

-Hydyatis

-Heu Huynini

-Bufoni

-Sophora

-Actinidiae

-Ponciri

-Citron

-Ophiopogonis

-Adenophoera

-Manitis

-Tryonisis

-Vaccaria

-Trichosanthes

-Fritillerria

-Schizandra

c)formule de Tonification associant:

-Ginseng

-Asparagus

-Osphiopogonis

-Rehmania

Bien que les périodes de rémissions ou de guérison peuvent s’étaler sur des périodes de 5 à 10 ans,une très grande prudence doit être prononcée devant la présence de métaux toxiques ou plantes fortement allergisantes.Ces formules sont la partie immergée de l’expérimentation en médecine traditionnellle chinoise et certains grands laboratoires ne se sont pas trompés en établissant des modèles de recherche commun avec l’Etat Chinois.Il apparait prématuré d’élargir le panel thérapeutique de ses formulations sans fondement élaboré méthodologique et de validation.

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Susruta Shamita,la Référence des Plantes Ayurvédiques

Le SUSRUTA SHAMITA,la référence de la Médecine Phytothérapique Ayurvedique

Le Susruta tire ses sources de l’ATHARVEDA,né il ya 2 ou
3000 ans et dont la compilation se fit vers 600 ans avant JC.L’inspiration védique est le creuset commun à tous les grands textes de l’Inde,qu’ils soient d’inspîration religieuse Atharveda,Upanishad,Baghavad Gita ou médicales SUSRUTA ou CARAKA SHAMITA,ce dernier serait plus rationnel et plus systématique , le SUSRUTA est plus orienté chirurgicalement,souvent des textes sont superposables dans tous les cas les éléments se trouvent éparts dans les sources communes  des Veda telles :


*L’ACORE CALAMUS
,dans le chapitre Athar Veda 8/7 :

« Celles dont la matrice est l’herbe des marais
-dont l’eau est l’âme
-Que les plantes de leur corne dispersent le péril »

ou

*La REGLISSE,dans le chapitre Athar Veda 1/34

« Puisse ma langue avoir du miel
-A sa sa pointe et à sa racine
-Sois en seul pouvoir Réglisse
-Ne te lève qu’à mon appel »

ou encore

*Le DATURA(surnommé Fou,le trompeur)dans le chapitre Athar Veda 1/34

« J’arrache l’herbe que voiçi
-de toutes la plus efficace
-Par elle on chasse les rivales
-Et l’on obtient de bons maris

 

Le texte de synthèse définitif du SUSRUTA SHAMITA est dû à un commentateur du 12 ème siècle,Dallanacaraya,d’après un texte écrit par un alchimiste Nagarjuna.il est difficile de connaître la paternité d’un tel ouvrage..D’après Dallanacaraya,ce texte médical et chirurgical aurait été dicté par un précepteur,un sage,d’origine divine,Dhanvantari.
Le texte initial a été composé entre l’époque du Boudha(Gautama Budha) 6 ème siècle avant JC et l’époque de Nanda(350 après JC).on trouve dans les textes des références à Boudha intervenant sur le problème du développement du fœtus.
Nagarjuna fonde une école et a vécu un siècle et demi après Boudha .En 630,un voyageur chinois,HIEN TSIANG,fit connaître l’autorité médicale de Nagarjuna.Au 8 ème siècle,Al BIRUNI traduisit des versets du SUSRUTA en arabe.Ainsi,ce livre de l’Inde influencera la CHINE et l’Europe à travers la médecine gréco-arabe.

 

BASES PHARMACOLOGIQUES AYURVEDIQUES DU SUSRUTA

IL doit être compris que les notions et indications s’inscrivent dans le contexte traditionnel de la médecine ayurvédique,il serait dangereux de prendre à la lettre certaine indication telle Ricinus Communis plante toxique dite AntiVata

Il ne sera pas repris le système physiologique de l’Ayurveda,les principes de bases ayant été décrit dans le thème”Massages Ayurvédiques”.Il faut rappeler toutefois que l’équilibre de santé est un état d’équilibre entre trois systèmes du TRIDOSA:VATA,PITTA,KAPHA.Il existe une relation étroite entre le TRIDOSA et les 5 principes de bases pharmacologiques du PANCHASHEEL:Rasa,Guna,Virya,Vipaka,Prabhava. dans la forme d’attributions biochimiques et biophysiques de la matière elle-même.

Guna et Virya représentent les attribuent biophysiques,les principes du Tridosa remanient les attributs de la nature biochimique.Médicalement,le principe Prabhava exprime l’action offensive d’une drogue ,le principe de base thérapeutique des plantes et le reste des quatre principes du Panchasheel exprime leur part défensive.

Dans le chapitre DASHEMANI Varsa est dictée une attitude médicale du choix thérapeutique:

1)Profil thérapeutique d’une drogue selon la configuration des CINQ piliers Panchasheel.

2)Profil du Tridosa du Patient,ainsi sont cités pour exemple

*Plantes anti-Vata.(vataghana)type Alpina oficinalis,Ricinus communis,Valériane

*Plantes anti-Patta:(pittaghana) type Tricosanthès,Calamus,Cynodon Dactylon,Oleandic Biflora

*Plantes anti-Kapha:Piper longum,Piper Nigrum,Ocinum Sanctum

susruta

LES TROIS REGNES DE LA MATIERE MEDICALE DU SUSRUTA SAMHITA.

1)Végétal(STHAVARA):Bulbes,ecorces,fleurs,feuilles,fruits,racines,huile essentielle,résine

2)Animale(JANGAMA):peau,ongle,fourrure,sang,excrétions,venant d’animaux jeunes et en bonne santé

3)Minéral(PARTHIVA):Or,Argent,Pierres précieuses,perles,os fossilisés;coquillages.

Les drogues des trois règnes doivent avoir la même odeur,la même apparence ou d’autres propriétés pouvant être associées entre elles.Si l’aspect est différent,elles sont rejetées,les plantes doivent être cultivées sur un terrain vierge de sol noble et aéré(surtout si noire,jaune ou brune ,sans cailloux et sable ou cendre ou bases alcalines,riche en tanin).Les racines doivent se dévelloper librement,terre suffisamment arrosée et sans plante parasite ou étrangère.

susruta

QUALITES DES DROGUES SELON LEUR REGNES

1)Drogues Minérales,TERRE ou Parthiva

Elles sont à prédominance”Terre”:encombrante,substancielle,dense,d’action lente,stable et lourde,dotées de saveur agréable,quoique qu’astringentes.

Leur part de solidité,de force,dureté et poids est conféré au corps et facilte les excrétions

2)Les drogues à qualité EAU ,APYA

Elles sont: froide,lente,émolliente,lourde,douce,mobile,compacte,onctueuse et juteuse.Elles sont acides,douces,salées et parfois légérement astringentes.Elles sont émollientes,plaisantes,liantes,exsudatives et moites.

3)Les drogues à qualité FEU,TAIJASA

De qualité chaude,aiguë,sèche,légère,rugueuse,brillante, dite non fine(visada)poreuse

Elles sont astringentes,  ou légérement amères.

Elles procurent:sensation de brulure,action digestive,élèvent la température,améliore la vision et le teint,favorise la santé,fait murir les abçès

4)Les drogues à qualité AIR,VAYAVIYA

Qualités:Subtile,rugueuse,douce,sèche,froide,non fine,tactile.

Elles causent l’élimination du caractère fin,le sens de la légéreté,la relaxation,le caractère de déssication et l’action physique

5)Les drogues à Qualité ETHER,AKASIYA

De qualités suivantes:subtile,douce,diffusible,non fine,poreuse et mixte.Elles sont sans goût défini,Avaktarasa et sensibles aux sons.Physiologiquement:elles sont douces poreuses et légères.

PROPRIETES DES DROGUES

RASA

Le goût

GUNA

Le caractère spécifique de la drogue par son action interne et externe.

VIRYA

Potentiel de la drogue ayant sous sa dépendance les actions physiologiques et curatives de la drogue

VIPAKA

Assimilabilité,caractère important,saveur ou état deviendront inactifs ou renforcés selon le processus de la digestion.

Deux types de digestion:

*résultant du chyle doux(Madhrapaka) intervenant sur les régimes sévères attribués aux états Terre et Eau

*résultant du chyle amer(Katukapala)intervenant dans les régimes légers d’essence Feu,Air ou Autres

CLASSIFICATION DES DROGUES SELON LEUR QUALITE

1)Substances de qualité acide

Elles accoissent la salivation,stimulent l’appétit et la digestion.Elles soulagent les ballonnements et les douleurs digestives,aident la digestion,favorisent la diurèse et la défécation.Prises en excès,elles provoquent suppuration des plaies et des brûlures,mollesse,algie cardiaque et sensation de brûlure dans la gorge et les bronches

2)Substances de qualité salée.

Elles accroissent la salivation et la sensation gustative mais ces drogues sont incompatibles avec les autres qualités.Elles ont une action purgatives et émétiques et augmentent la chaleur corporelle,favorisent la maturation des abçès et”néttoient”les vaisseaux ou conduits corporels.Pris en excès:favorisent suppurations ou affections cutanées,ulcéres,mollesse musculaire et tendineuse,les parasitoses,l’urticaire,oédème,impuissance,diminution des perceptions,inflammation oculaire et orale

3)Substances de qualité ACRE

Elles provoquent une sensation de brûlure de la langue et écoulement nasal et migraines.Elles sont apéritives,digestives,dites”détoxicantes”guérissent l’obésité,lassitude,parasitose intestinale,sédatives,réduit sécrétions séminale et lactation et soulage les affactions cutanées.En excès provoquent:vertiges,pertes de consciences,sécheresse de la bouche,élévation de température cutanée ,sensation de brûlure de peau,trémulations,perte de force et algies corporelles diverses.

4)Substances de qualité AMERE

Elles causent une sensation piquante sur la languer,néttoient la cavité buccale,favorisent le goût et la digestion.Elles agissent sur:démangeaisons,urticaire,soifs excessives,lypthimies,fièvres.Elles purifient le lait ,désinfectent les blessures et réduisent le débit urinaire,sécrétions des muqueuses et du colon.Prises en excès:provoquent une sensation de raideur lombaire,douleur diffuse et sensation désagréable buccale

5)Substances de qualité ASTRINGENTE

Elles provoquent sécheresse de la bouche,sensation de boule dans la gorge et sensation d’oppression thoracique.Elles produisent astringence,chaleur,”détoxification”liquéfaction, sécheresse,contractions

Prises en excès:provoquent maladies cardiaques,distension abdominale,perte de parole,raideur des musles du cou,rigidité lombaire,convulsions et sensations de pulsations corporelles

susruta

Conclusion intermédiaire

Si on se réfère aux qualités des produits,sans les nommer,on s’aperçoit immédiatement du caractère thérapeutique incisif voire potentiellement toxique,telles réactions de type cholinergique ou neuro-musculaire voire du système nerveux central.il apparait donc très clairement que l’abord de la médecine ayurvédique n’est pas initiatique mais justifie un encadrement ,enseignement et vérifications des données expérimentales et biochimiques des produits évoqués.Il serait dangereux de se laisser égarer par des propos philosophiques alors que l’abord thérapeutique ayurvédique justifie un encadrement.

La mise en oeuvre d’un traitement ayuvédique est loin d’être simple.

La combinaison des drogues se base premièrement sur la typologie TRIDOSA du patient.Une drogue peut avoir les six qualités primaires réunies.il ya 63 combinaisons de qualités possibles.Quinze qualités peuvent être possibles avec la combinaison de deux saveurs,20 par trois saveurs,50 par quatre saveurs.D’autre part,les drogues sont classées par leurs propriétés physiologiques majeures.les deux classes les plus importantes sont les drogues émétiques et purgatives.il ne faut  pas oublier que la médecine ayurvédique est fondée en partie sur le concept ancien “des humeurs et de drainage détoxicant”.Il est dit que purgation et processus émétique “réduisent  les humeurs morbides” traitements suivant le régime initial dit de purification,il apparait donc clairement que de tels traitements peuvent sans surveillance se révèler excessifs,facteurs de décompensation de maladies stables voire dangereux chez l’enfant ou l’homme vieillissant, et en partIculier chez le cardio-vasculaire polymédicamenté,principes de précautions  à respecter mais en contre-partie il ne doit  pas  oublier q’ils existent des plantes ayurvédiques efficaces et toujours d’actualité

susruta

MATIERE MEDICALE DU SUSRUTA SHAMITA

Afin de rester dans une limite raisonnable et rester compréhensible ,seront abordées des plantes référencées  ou connues en Europe,en sachant que des plantes indiennes méritent à elles seules des livres complets ,certaines seront abordées type NEEM ou GUGUL,plantes ayurvédiques  incontournables  justifiées  car utilisations confirmées par des études réferencées.Cette précaution n’est pas inutile afin d’éviter des confusions d’identifications botaniques et son corollaire les erreurs thérapeutiques,surtout lorsque seront évoquées des compositions qui à l’heure actuelle sont prescriptes et justifiant des mesures de prudence élémentaire et particulièrement par la présence de plantes dans la matière médicale ayurvédique telle que le Strophantus que nous connaissons toxiques ou des allégations comme l’action dans la schizophrénie du latex du Fucus Benjamini ou de préparations authentiquement ayurvédiques n’ayant pas encore l’AMM nécessaires en Europe .Mais ce regard est indispensable pour l’échange de connaissances et des Thérapeutiques,mais qui  pour autant ne légitiment pas des ” attitudes drappées par l’antique ou un savoir ayurvédique transmis ou légué mystérieusement”.L’ adaptation moderne de la tradition du continent Sub-indien et rénovations scientifiques sont nécessaires pour un  réajustement fructueux.

 

LA GHRTA

La préparation GHRTA intervient souvent dans la préparation des médicaments Ayurvediques.

La GHTRA est un véhicule,le petit lait,dont les fonctions médicales sont renforcées par certaines plantes telle l’Acore.Sa composition en acides gras non saturés lui confère une action de type Oméga 3.

Le GHTRA est considéré lui-même comme rafraichissant,lubréfiant,apéritif,vitalisant,rajeunissant,diurétique,tonique,accroit la mémoire,l’intelligence,l’aspect physique,renforce la voix,apporte un certain charme,la beauté,l’éclat du regard,augmente la longévité.

C’est une véritable Panacée du Susruta donnée dans:troubles mentaux,épilepsie,fièvre presistante,désordre de Khapa et Pitta.

 

 

Classification des Plantes:*Nom Sanscrit,terme botanique latin

*PU:Partie utilisée

*M:thérapeutique

 

ASANA/TERMINALIA TOMENTOSA/BADAMIER

Pu:fleur en solution huileuse

M:vieillissement des cheveux,l’obésité est citée

 

ASVABALA/TRIGONELLA FOENICUM/FENUGREC

Pu:Decocté de feuilles

M:laxatif,diurétique,carminatif

ABHISUKA/PISTACIA VERA/PISTACHE

Pu:Fruits

M:Tonique

AGURU/AQUILARIA AGOLLACHA/ALOES

Pu:Fumigation

M:Abcédations post-opératoires

En Solution huileuse pour activer la guérison des plaies

Cité dans l’obésité,pertes urétrhales,hépatite,affection dermatologique chronique

AJA/CUMINUM CYNIMUM/CUMIN

En potion: pour les excès alcooliques

En poudre:Dans les désordres Vayu;dysenterie,hémorrhoides,asthme,fièbre,trouble mental

AJAMODA/APIUM GRAVEOLENS/CELERI

Pu:Pate faite avec les déjections de pigeons

M:Maturation des furoncles et inflammations

Per os,cité comme stimulant de l’appétit,expectorant,gastrites et coliques

AMLIKA/TAMARINDUS INDICUS/TAMARINIER

Pu:Fruits

M:Stomachique,apéritif,astringent,stimulant des contractions intestinales

AMRA/MANGIFERA INDICA/MANGUIER

Pu:Fruit immature

M:obésité,pertes vaginales,hémoptysies

Pu:fruit mur

M:tonique,accroit la spermatogénèse

ARAGBDHA/CASSIA FISTULA/CASSE

Pu:cendres alcalines

M:Poussées post-opératoires des plaies,en onguent,détersion des plaies

ARJAKA/OCINUM GRATISSIMUM/BASILIC

Dyspepsie,Toux,expectoration,asthme

ASVAMARAKA/NERIUM OELANDER/LAURIER ROSE

Toxique

Pu:cataplasme avec déjections de pigeons pour maturation des abcès

Bois et racine en cendre alcaline comme anti-septique,ulcères torpides(la lèpre)

ASVATTHA/FICUS RELIGIOSA/FIGUIER SACRE

Per os:obésité,pertes vaginales,hémoptysie

Emplâtre d’écorce :fracture

ATASI/LINUM USITATISSINUM/LIN

Pu:grains en cataplasmes pour goitre(avec d’autres ingrédients)

Pu:huile de graine

M:laxatif,parasites intestinaux,migraines,maladies urinaires

BADARI/ZIZIPHUS JUJUBA/JUJUBIER

Pu:Fruits

M:obésité,pertes vaginales,troubles des rêgles,hémoptysies

CAKHAMARDA/CASSIA TORA/CASSE FETIDE

PU:Graines pour parasites intestinaux

CANDANA/SANTALUM ALBUM/SANTAL

Toxicité

Pu:pate de bois pour brûlures

Pu:  Ecorce, pour Onguent pour Plaies

M:Pate de bois en pilules donnée pour Obésité,troubles urétrhaux,hépatite,affections cutanées,dysenterie,consolidations de fractures

M: Solution huileuse pour blessures des tissus testiculaires.

DADIMA/PUNICA GRANATUM/GRENADIER

Pu:fruit

M:Cordial,Rafraichissant,apéritif

DANTASATHA/CITRUS LIMONUM/CITRONNIER

Pu:fruit

M:Cordial,apéritif,cité comme partipant à la formation du sang et bile

DRAKSA/VITIS VINIFERA/VIGNE

pu:fruit

m:cordial,rafrachissant,apéritif,laxatif,troubles urologiques,asthme,éclaircit la voix,hémoptysie,fébrifuge

DHUTTURA/DATURA STRAMONIUM/DATURA

Toxique,cité en onguent pour sinusites

pu:Fruit,est cité de manière systèmatique,le Datura  toxique étant interdit à la vente.

M: Ces indications demeurent définitivement du champ historique:cordial,rafraichissant,apéritif,troubles urinaires,laxatif,éclaircit la voix,asthme,fébrifuge,hémoptysie

susruta

ELA/ELLATARIA CARDAMONIUM/PETITE CARDAMONE

Pu:décoction

M:indigestion,coliques,colites,gastrite

En solution huileuse pour la cicatrisation des plaies

ERANDA/RICINUS COMMUNIS/RICIN

.Etait proposé pour les troubles respiratoires et tumeur interne ,feuilles en bandage pour ulcères mais TOXIQUE

GODHUMA/TRITICUM VULGARE/BLE

Poudre  comme purifiant,en catapasme pour activer sécrétions et éliminations suppuratives.

Régime:Doux,tonique,laxatif,rajeunissant,consolidation de fractures

GRNJA/ALLIUM SATIVA/AIL

Indigestions,coliques,diarrhée,anorexie

HAPUSA/JUNIPERUS COMMUNIS/GENEVRIER

Feuilles mélangés avec d’aures plantes pour traiter les paralysies(non spécifiées)

IKSU/SACCHARUM OFFICINARUM/SUCRE DE CANNE

Pu:jus avec du lait

M:hémoptysie,troubles urinaires,diurétique

Régime:tonique et accroit la spermatogénèse

Une variété est citée sous le nom de SITA/Canne à Sucre de variété blanche

Les fleurs dans le petit lait Ghrta est donné pour accélérer la guérison des blessures

JAMBIVA/CITRUS MEDICA/CITRONNIER

Pu:fruits

M:digestif,anti-toxique,toux,colique,constipation,nausées,asthme

JIRAKA/CUMINUM CYNIMUM/CUMIN

Pu:graines

M:Indigestions,coliques,diarrhées

KADALI/MUSA SAPIENTUM/BANANE

Préparation d’alcalis pour cautérisation

Pu:fruit

M:Anti-toxique,astringent,maladies féminines.en Chine le jus de racine a été donné dans l’encéphalite de Von Economo

KARAVI/NIGELLA SATIVA/NIGELLE

Stimulant de l’appétit et aromatique

KARKARU/CUCUMIS MELO/MELON

pu:fruit vert

M:diurétique,stomachique,laxatif

Huile de graines:accroit sécrétions urinaires et fécales

KHADIVA/ACACIA CATECHU/ACACIA A CACHOU

per os:Pour Obésité,hépatite,perte uréthrales

En pâte,avec d’autres composants et urine de vache pour la toux

Cité pour prolonger la vie et affections chroniques suppuratives

KRAMUKA/ARECA CATECHU/AREQUIER

Per os:obésité,perte uréthrales,hépatite,maldies cutanées,constipation

KSIRAPALANDU/ALLIUM CEPA/OIGNON

Macéré:accroit sécrétion de l’organisme et métabolisme,accroit l’intelligence

KUMUDA/NYMPHEA ALBA/NENUPHAR

Per os:empoisonnement,maladies cardiaques,syncopes

pu:fleurs:

M:Régime ,anti-toxique

KUSTUMBRU/CORIANDRUM SATIVUM/CORIANDRE

Pu :graines grillées

m:nausées,perte d’appétit,sensation de brûlure cutanée,dit “pertubation des humeurs”

susruta

LAVANGA/EUGENIA CARYOPHYLLA/GIROFLE

Pu:fleurs séchées

M:Probléme respiratoire et pathologies buccales

MAHAUSADHA/ZINGIBER OFFICINALIS/GINGEMBRE

pu:fruits secs

m:aphrodisaique,apéritif,stimule la spermatogénèse

MARICA/PIPER NIGRUM/POIVRE

pu:fruit grillé

m:Indigestion,colique,diarrhée,maladies cutanées,urétrhite,obésité,tumeurs abdominales

Pâte:saignements après amygdalectomies

MULAKA/RAPHANUS SATIVUS/RADIS NOIR

Fruit en pate pour macération des abcès

Graines grillées:parasites intestinaux( en onguent)

per os:améliore la vision,antitoxique

NAVIKELA/COCOS NUCIFERA/COCOTIER

pu:pulpe et lait de coco

m:tonique,laxatif,diurétique,protecteur gastrique

PALANKYA/SPINACCA OLEARACIA/EPINARD

Cuit à l’étouffée.Diurétique,laxatif,anti-toxique,syndrôme de manque alcoolique

PIPPALI/PIPER LONGUM/POIVRE LONG

per os:indigestion,colique,diarrhée,affections cutanées,uréthrites,obésité,aphrodisiaque,tonique,fébrifuge,tumeurs abdominales

pu:décoction de fruit  comme émétique

pu:poudre pour saignement anormal après accouchement

pu:pate fraiche avec bile de vache et gomme laque pour leucodermie

RASONA/ALLIUM SATIVUM/AIL

pu:tuber grillé

m:laxatif,tonique,apéritif,stimulant sexuel,eclraicit la voix,stimule la réflexion,améliore le teint,consolide les fractures,fébrifuge,antalgique,anti-tussif,asthme,affections cardiaques et hémorroïdaires.

 

LE RIZ EST DECLINE EN DEUX TYPES:

SALDHANYA/ORYZA SATIVA/RIZ de type SALI

Les grains pulvérisés en emplâtre pour les brûlures

Bouilli dans du lait de chèvre ou petit lait:prophylaxie oculaire

SASTIKA/ORYZA SATIVA/RIZ murissant en 6 Jours

Utilisé dans les diarrhées chroniques

TILA/SESAMUM INDICUM/SESAME

En onguent:pour brûlures caustiques et cicatrisations des plaies chirurgicales

En huile:maturation des abcédations

TGAKSIRI/BAMBOU,Portion appelée MANE

pu:pate faite avec le grhta(tonique général et rajeunissement) pour les brûlures sévères

Per os:accoit la sécrétion lactée et séminale,spermatogénèse

VACA/ACORUS CALAMUS/ACORE ODORANT

Pu:poudre sèche pour les cautérisations,détersion des plaies et leur stérilisation

Per os:indigestion,colique,diarrgée,pertes vaginales,et troubles de rêgles,il est dit maladies féminines(non spécifié)

Racine :émétique

Jus mélagé avec du lait:régime pour longévité et stimulant intellectuel

Pu,cuit avec le petit lait ,donné de façon variable pour asthme,epilepsie,maladie mentale ou cardiaques,règles abondantes,impotence,toux.

YASTIMADHU/GLYCYRRHIZZA GLABRA/REGLISSE

pu:en pâte avec le petit lait contre les brûlures caustiques ou ulcères,voire favoriser la cicatrisation

pu per os:agit sur la lactation,dysenterie,tonique

Bouilli avec le petit lait:prophylactie oculaire

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CONCLUSIONS PARTIELLES

Dans l’introduction,il a été précisé d’un choix sélectif concernant les plantes nombreuses citée dans le Susruta,il ne s’agit pas d’un mode puisque l’Etat Indien recence les pratiques traditionnelles et la concordance des résultats thérapeutiques permettant leur accès au plus grand nombre.il faut rappeler les éditions du “Concil of Scientific and Industrial Research and Indian Concil of Medical Research”qui dès 1996 a remis à jour les plantes vendues et utilisées en médecine ayurvédique.il faut en citer quelques unes:

AMRAGANDHI HARIDRA/Amraharidra/Curcuma Amada

utilisée dans les affections cutanées et en particulier de type eczemateuse

BAAL MOOL/Vatyaaalika/Sida cordifolia

Utilisée dans les coliques,cystites

DAARUHARIDRA/Daarvi/Berberis Asiatica

utilisée dans hépatite,hemrroïdes,désordres urinaires,et maladies cutanées

NIMBA TVAK/Azadirachta Indica/le fameux Neem dispensaire du village

Connu pour sa prévention dans le paludisme antilarvaire,fébrifuge,faiblesse post-infectieuse,leucorrhées,maladies cutanées,bactéricides,immunostimulante

TVAK/Daarassita/Cinnamomum Zeylanicum

Utilisée dans:Asthme,catharre,trouble gastrique ou cardiaques,désordres sexuels et troubles mentaux

 

Ces quelques produits  sont répertoriés en botanique dans le Formulaire de Drogues Ayurvediques(1987) et utilisées par des médecins officiellement et enseignées aux étudiants de “Dravyaguna Vignana”.Source Dr.Y.K.SARIN du laboratoire de Recherche de Jammu.Publiée  à DEHLI en 1996 par the Concil of Scientific and  Industrial .Research,juste retour de l’enseignement antique du SUSRUTA SHAMITA et CARAKA SHAMITA.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alice et Lewis Caroll,Procedure Hallucinatoire ou un AIWS

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Alice au Pays des Merveilles,de Lewis Caroll(1832-1892)de vrai nom Charles Lutiwige Dogson.

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Alice a eu un énorme succès dès sa parution(1862),et naturellement le texte de type hallucinatoire comme certaines bandes dessinées actuelles ou copie-conformes de films dits pour enfants,fait partie intégrante de notre imaginaire actuel,imaginaire décrypté par Artaud ou Lacan,mêlant inconscient(l’inconscient n’est que langage),surréalisme.Mais peux-t-on effacer l’imaginaire d’un enfant et  le traduire ou réduire simplement  comme l’expression d’une pathologie AIWS,Alice In Wonderland Syndrôme,ou assimiler l’oeuvre poétique de Caroll Lewis à une partie hallucinée de fumette?C’est extrêmement simpliste et réducteur.

Pourtant on peut pas nier l’imaginaire d’un enfant,Alice à 10 ans”Par bonheur,la petite bouteille magique avait accompli son effet,Alice cessa de grandir” et “Maintenant Pat,dis-moi,qu’est-ce qu’il ya dans la fenètre,regarde!”Pour sûr,vot’Honneur,c’est un bras-“Il prononçait “brraa,”Un bras,espèce d’oie!A-ton jamais vu un bras de cette taille?Il remplit toute la fenètre”(traduction de André Bay)

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Lewis Caroll est un esthète pour l’époque,pasteur anglican,logicien;mathématicien,poète et photographe pour la gentry jusqu’en 1880.Bien que dillétante ;on le dit même paresseux,son oeuvre est considérable.Seul reproche ,il était amoureux ou attiré par des jeunes filles de 7 à 8 ans,filles des ses amis proches.On lui a reproché et accusé de pédophilie ce que les enquêtes et nombreuses bibliographies n’ont jamais révellés et accusations réfutées.

Si on se réfère à Lacan(04/07/1965) ou Artaud(1976),on se retrouve dans un concept d’un inconscient parlé,de lapsus,de successions de contreprétries sans valeur ,semble-t-il associative.D’ailleurs ,Alice agée de 10 ans,le dit bien(traduction de André Bay):”par bonheur pour Alice,la petie bouteille magique avait accompli son effet,Alice cessa de grandir” ,concept que l’on retrouve dans Peter Pan,de l’enfant qui ne veut pas grandir.Pour ces auteurs, nous sommes face à une symbolique,d’un texte sans intringue,ne faisant appel à aucune résonnance de signification approfondie.On parle même d’une oeuvre,d’un lieu élu oû il faut démontrer la sublimation de cette oeuvre.Chantefables-29 [800x600]

Mais en fin de compte peut-ton tenir compte d’une simple vision psychanalytique , reprise  par Deleuze d’Alice aux Pays des Merveilles”?La suite de Lewis Caroll de 1872 “A travers le miroir”, permet de jeter un trouble,et de modifier et prolonger le débat,traduisant ,bizarreries, affabulations ou une farce oû se bousculent les mots et leurs significations.Ce que les traductions rendent difficiles à exprimer.D’après Parisot qui évoque des mots-valises ou pour Artaud anti-grammatical.

*”Il était revereneure,les slictueux toves

*Sur l’allouide gyraient et vriblaient

*Tout flivoveux vaggarent les borogoves

*les vergons fourgus bourniflaient”

Une des Traductions  de JABBER WOCKY:

“*Twas brilling and Stlithy toves

*Did gyre and gimble in the wabe

*All mimsy were the borogovs

*And the mome raths out grave”

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Le statut d’Alice a changé,de pion elle est devenue Reine,mais elle joue avec le non-sens,un monde inversé,pour courir vite,il faut faire du sur place.Ce changement est radical et compliqué par un pseudo- jargonnisme ,un langage construit que  le rêve peut exprimer,le mythe du sur place est connu,est une réminiscence de difficultées journalières avérées,l’impossibilité d’agir,comme des poursuites sans issues,ou une libération en volant sans fin au-dessus des nuages et de la terre.

Il s’est donc passé quelque chose,et si la pathologie AIWS de Lewis Caroll était une réalité  ou une véritable fiction ou l’expression d’un simple migraineux qui pour son oeuvre faisait appel à des drogues hallucinatoires comme  certains le supposent?

 

L’AIWS:ALICE IN THE WONDERLAND SYNDROME
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Le patient voit apparaitre des objets ou certaines parties du corps plus petites ou plus grandes,plus proches ou plus distantes.Durant l’enfance,ces symptômes se manifestent à l’approche du sommeil . A l’age adulte,ces signes peuvent être précédés de migraines,crises d’éplepsie,témoins de tumeurs cérébrales ou la conséquence de prises de psychotropes.Il n’est décrit que des migraines chez Lewis Caroll et les apparitions d’objets bizarres ne sont pas notés.

Le traitement classique de l’AIWS est:Calmants ou Antidéprésseurs, ou Béta-blocant ou Inhibiteur calcique.

1)Crises d’EPILEPSIE

Les enquètes n’ont pas révélées chez Lewis Caroll de crise d’épilepsies,mais on peut toujours supposer librement qu’une crise temporale peut passer inaperçue.

2)PRISE d’HALLUCINATOIRE TYPE LSD

La découverte du LSD n’est pas contemporaine de Lewis Caroll.Il sera testé en Europe au 20 ème siècle,étude princeps de Rouhier(1926).

L’utilisation des champignons hallucinogènes de type muscarinique a été même évoquée,sur la base ancestrale de l’ usage ordalique de type shamanique de champignon,au demeurant dangereux,bien évoqué par Henri Michaux(Misérable Miracle) solution tout à fait irrecevable.

3)CAROLL LEWIS était surtout MIGRAINEUX

migraine

Deux drogues  antalgiques étaient disponibles à cette époque :LAUDANUM ET HASCHICH

*a)HASCHISCH

-Son usage  par Lewis Caroll semble acquis,suivant les préceptes de “la scientifique moelle “de Moreau de Tours,rejoignant ,de Quincey , Beaudelaire(conférences de Bruxelles) et bien d’autres.

*b)OPIUM (Laudanum)

-Caroll Lewis fait chorus alors Coleridge (celui-çi écrit Kaba Khan manifestement sous l’effet de l’opium).Mais le laudanum peut-il induire une création de type hallucinatoire?

Ainsl,il est légitime,de conclure que Lewis Caroll,migraineux ,se traitait par un de ces deux produits

et de déterminer si les effets de ces produits pouvaitent induire une littérature de type hallucinatoire

dont Alice aux Pays des Merveilles?Ou si tout simplement , traitait-il une migraine et que son génie lui permettait d’écrire sans drogue hallucinatoire,le génie de création ne changeant pas de nature même sous l’effet de drogue( “L’Imaginaire des Drogues de Milner).S’il est légitime de prévoir des dérives psychiatriques avec le cannabis,elle ne change rien au génie  de Caroll Lewis .S’il faut être plus clair,selon Bessis,l’intuition créatrice mathématique , c’est comme une transe .En se référant à Milner(2000)qui considère que les drogues n’ajoutent rien au génie créateur) et à l’article  sur David Bessis,poète,écrivain et mathématicien,on est surpris par les émotions et la griserie de la découverte teintée d’un haut degré d’incommunicabilité.Bessis dit”A l’inverse,soudain,comprendre procure le même plaisir que lorsqu’on prend conscience qu’on parle  librement dans une langue étrangère:être à l’aise dans un monde qui était à l’instant d’avant inacessible est extraordinaire” et il dit rejoignant Caroll Lewis” Les nombres ne m’ont jamais attiré alors que les formes et structures me plaisent beaucoup “et dans le quotidien”entre autre,dans ma manière de regarder la nature,j’ai une empathie très forte pour les formes.Quand je me promène sur une plage,je comprends très bien les lignes des crêtes des dunes,ou les végétaux dans une forêt” c’est plutôt une faculté de changer mon angle de vue”

Interview par Anne Diatkine:David BESSIS;”Fors intérieurs;rendez-vous avec des mathématiciens;Ed.Leo Sheer.Libération du 21-22 /01/2012

Le Laudanum.

Préparation faite par Sydenham dès 1660

Caroll Lewis rejoint donc ,par les témoignages,avec l’usage du laudanum, Dickens ou Poe,mais son caractère sédatif et de dépendance ,engage l’utilisateur à récidiver,souvent récidive liée à l’alcoolisme comme le fit Beaudelaire.Il entraine une euphorie à court terme et est antalgique.Psychologiquement;bien qu’utilisable à l’époque pour la migraine,on peut considérer que l’usage du Laudanum n’intervient en rien dans le processus hallucinatoire et la création littéraire.

alice

Le Cannabis

Il atteint les fonctions cognitives,peut agir sur les lobes frontaux,donc action sur les fonctions de  projections, d’ anticipations,mise en mémoire et rappel,pensées,raisonnement,coordination motrice et musculaire.La dépendance est psychologique .Le Cannabis peut provoquer un syndrôme dit amotival qui a été décrit par le Pr Delay.

Surtout le THC du Cannabis peut entrainer confusions,absences,délires,hallucinations,agitations ou hypotonie.Enfin de compte,seul le cannabis utilisé comme antimigraineux pourrait en partie expliquer certains passages s’apparentant hors temps ou border-line.

Comment peut-on  expliquer la devinette du chapelier de Lewis Caroll:”C’est qu’un bureau et un corbeau peuvent produire quelques notes,bien que très quelconques,et que jamais leur derrière n’est devant”.Et Alice dit à la Chenille(qui retire le calumet de sa bouche) et demanda d’une voix languissante et ensommeillée”Qui êtes-Vous?”Je..je ne sais pas trop madame….””Je ne peux pas m’expliquer moi-même,voyez-vous dit Alice,parce que je  ne suis pas moi-même”.Donc un certain état d’incertitude,manque de projection personnelle ou état confusionnel ,de type amotival syndrôme ( effet du cannabis )ou tout simplement  une incommunicabilité,ce que Lacan traduirait par inconscient non exprimé.

migraine

Conclusions

Enfin de compte Caroll Lewis n’est pas un AIWS,mais un migraineux usager de Cannabis,dont il ne doit rien à son génie créateur.L’usage occasionnel du Laudanum peut expliquer ses troubles de l’élocution et la dégradation tardive de son état sur le plan pulmonaire.

Mais Caroll Lewis et Alice s’adresse à des enfants  qui,dans l’herbe,un jour d’été,  rêvent et voient passer ce lapin blanc qui regarde sa montre et s’écrie”Je vais être en retard”.Sa littérature demeure un morceau d’anthologie et nous aimons à nous rassurer que malgré ses faiblesses,Caroll Lewis demeure un créateur,un dadaïste avant l’heure qui fait parler

son inconscient et nous le communique.

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Mise au point en mai 2014

Olvier Sacks  dans Odeur du SI Bemol”L’univers des Hallucination”Seuil Fev 2014,décrit chez Lewis Caroll des phénomènes de migraines classiques avec hallucinations visuelles et un chercheur Caro.W.Lipman suggérent des expériences migraineuses qui pourraient lui avoir inspiré les étranges illusions dimensionnelles et formelles.Siri Hutstvedt décrit des syndrômes ascendants.Il n’est pas sûr que Lewis Caroll ne  se soit pas livré à des expériences hallucinatoires induites par le cannabis et morphine,comme se fut la mode aux USA en Californie entre 1960 et 1970.Ce qui est certain c’est que ces perceptions sont souvent éronnées ,non conformes à la la réalité,sons amplifiés ou déformés,formes souvent géométriques,projection du corps grand ou petit ou avec membre atrophié ou gigantesque,des suites de mots,langue étrangère et phrases sans suite logique peuvent apparaitrent,des musiciens entendent des partitions intranscriptibles voire des portées musicales élaborées mais indescriptibles,voire des chefs d’orchestres qui durant la direction d’un orchestre perçoivent des hallucinations musicales sans rapport avec la partition suivie.Il apparait que les phénomènes de stress intense ,privations de d’émotions sensorielles,phénomènes d’action monotone (conducteur ou pilote) ou expérience solitaire diificile dans des conditions extrêmes,navigation,traversée  de grand espace mer,glace,désert font apparaitre des hallucinations visuelles.

Il apparait dans tous les cas un problème à résoudre:les mots prononcés ou entendus par Alice s’apparente à un jargonisme indescriptible dont l’élément dominant est son caractère hallucinatoire.il n’est pas sûr que ces bizzareries littéraires purement hallucinatoires,soient  des “mots-valise ” ou “anti-grammatical”  telles que l’on decrit  Artaud,Deleuze,Parisot.Affaire donc à reprendre en terme neurologique.